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Les frontières du « privé »

10 février 2017

Dans le cadre d’un colloque qui se tiendra les 22 et 23 juin 2017 à Poitiers (France), un appel à communications est lancé sur le thème Les frontières du « privé ».

Date limite de proposition a été prolongée au : 10 février 2017

Thématique

Les usages sociaux de la notion de « privé » sont multiples et les diverses acceptions du terme en font une catégorie qui circule facilement d’un univers de discours à l’autre. Celles et ceux qui ont à produire des connaissances sur le monde social y recourent d’autant plus facilement. De fait, sa compréhension ne présente a priori aucune difficulté. Cependant, bien que la notion semble utilisée par le plus grand nombre, l’explicitation de ses usages ne va pas de soi. Loin de renvoyer à une définition clairement édictée, le « privé » peut être employé, compris ou interprété de différentes manières en fonction des contextes et des lieux dans lesquels il est mobilisé, mais aussi selon les individus qui s’en saisissent pour le revendiquer. C’est donc pour tenter de déconstruire cette notion travaillée par de multiples usages que
nous proposons à travers l’organisation de ce colloque une réflexion collective et articulée autour des différents usages du « privé » dans les sciences sociales.

Questionner « les frontières du privé » invite dans un premier temps à tenter de saisir, de manière non exhaustive, différentes acceptions que peut recouvrir cette notion. Loin d’être figée, elle réfère à autant de définitions dans le langage courant que d’usages disciplinaires variés. Le « privé », comme catégorie indigène, peut renvoyer à l’intime, au secret voire à l’indicible ; il se situerait quelque part à l’envers du « public », de ses espaces, de ses agents et de ses activités. Mais si on l’oppose aux services « publics », le « privé » s’analyse alors dans le vocable de l’économie de marché et du libéralisme ; dont les partenariats public-privé, par exemple, montrent la maigre délimitation voire même l’hybridation. Il renvoie encore aux débats ayant trait au contrôle des « données personnelles » – informatiques, médicales, professionnelles, etc. – et à leur marchandisation, qu’elle soit orchestrée par des administrations publiques ou des organismes à dominante privée. Dans un tout autre domaine, le droit positif français se structure autour de l’opposition droit public/droit privé. En opposant ainsi institutions publiques et personnes privées, la question du « privé », au regard du droit, fait référence à la « vie privée » des particuliers. Dans ce cadre, l’usage de la notion de « privé » est à considérer comme relevant de la sphère de l’intime, du personnel (mariage, divorce, contrat, adoption, etc.). Élevée au rang de « liberté individuelle », sa transgression tombe ainsi sous le joug des institutions judiciaires. À partir d’un point de vue sociologique, nous appréhenderons par conséquent le « privé » à travers ses multiples usages, pour comprendre la façon dont la catégorie est susceptible d’ordonner la réalité au sein de multiples espaces sociaux.

Partant de ces analyses, et en regard de nos travaux de recherche respectifs qui, de près ou de loin, se retrouvent confrontés aux enjeux de la différentiation entre espace public et espace privé, nous avons souhaité établir trois axes de réflexion. Les contributions s’inscriront dans l’un des trois axes construits pour structurer la réflexion :

  • Axe A : le « privé » comme catégorie socio-historique, politique et juridique en construction
  • Axe B : le « privé » comme enjeu dans les rapports entre les individus et les institutions ;
  • Axe C : le « privé » comme question méthodologique, venant travailler les pratiques de recherche.

Modalités de soumission

Format des propositions de communications : en .doc ou .odt
Langue : français

  • Auteur(s)
  • Statut(s)
  • Discipline(s)
  • Établissement(s) et laboratoire(s) de rattachement
  • Adresse(s) électronique(s)
  • Numéro de téléphone
  • Titre de la communication
  • Proposition d’axe de rattachement
  • Mots clés : maximum 5
  • Résumé entre 4000 et 6000 signes espaces compris, bibliographie non comprise. Il
  • précisera : le cadre théorique ; le problème traité ; la méthodologie et le matériau sur
  • lesquels s’appuie la communication ; les analyses développées.
  • Bibliographie

Envoyer les propositions de communication (ou demande de renseignements) à l’adresse suivante pour le 10 février 2017.

Télécharger l’appel complet.