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Recherches familiales, « Unions-désunions »

15 mai 2017

La revue Recherches familiales lance un appel à contributions sur le thème « Unions-désunions ».

Date limite de proposition : 15 mai 2017

Thématique

Le thème « Unions-Désunions », même restreint au champ de la famille et de la parenté, est vaste et a été largement abordé par les sciences sociales et historiques, par les sciences juridiques, par l’économie ou la philosophie. Cet appel ne vise pas à reproduire ce qui a été fait, ni même à l’actualiser. Il cherche d’abord à le compléter, à combler certaines lacunes et – peut-être surtout – à reformuler au regard des données nouvelles, des questions récemment débattues dans l’espace public ou les décisions des institutions sociales et les enjeux contemporains que recèlent les manières de procéder aux unions et désunions.

Certes la socio-anthropologie de la famille a bien établi que, dans nos sociétés, l’axe de structuration sociale était moins l’alliance des personnes que la filiation qu’elles allaient, éventuellement, créer ; faut-il pour autant renvoyer les unions qui s’établissent encore – quelles que soient les formes d’alliance qu’elles peuvent prendre – uniquement du côté de la sphère d’autonomie de l’individu, de ses desiderata, des affects et de ce qui serait leur attribut majeur : leur inconstance ? N’y a-t-il pas toujours dans les unions qui se pratiquent, de facto ou de jure, quelques enjeux de structuration sociale qui persistent ? A minima, l’économie des sentiments, si on doit la prendre à la lettre, que l’observation porte sur la formation de l’union ou sur la pratique de la vie de couple, admet bien quelques effets d’ordre domestique – au sens de la domus notamment – qu’il conviendrait sûrement d’analyser plus en profondeur.

Les effets de l’union, selon le statut qu’elle revêt, peuvent également être plus collectifs, que l’on considère l’ensemble d’une communauté ou l’ensemble d’une collectivité : dans certains pays, le statut de la filiation de l’enfant dépend du statut de l’union des parents (ex : enfant « légitime » issu d’une union « légitime ») ; ou alors, les dispositifs de politiques sociales et fiscales prennent en compte le statut de l’union (par exemple en France, le quotient conjugal), y compris lorsqu’elle est rompue (par exemple, en France, la pension de réversion ou la prestation compensatoire).

Plus largement, l’autonomie affective des individus (la liberté de s’unir comme de se désunir) n’entraîne-t-elle pas des effets macrosociaux, en termes de politique publique par exemple, notamment en direction des enfants ? Ainsi, dans les pays d’Amérique latine et particulièrement dans la Caraïbe, les chercheurs en sciences sociales et les responsables politiques s’interrogent sur les « modèles » de relations familiales et parentales transmis quand la pratique des unions séquentielles devient la règle, s’accompagnant d’une succession de situations de monoparentalité et de recompositions de ménages. Là où les pouvoirs publics avaient mis en place un pouvoir protectionnel fort, comme à Cuba, s’observe une sorte de transfert vers la collectivité de la prise en charge et de l’éducation de l’enfant. Mais là où ce n’est pas le cas, quels sont les effets sociaux que l’on peut observer en cas de désunion : prise en charge par les parents désunis ? par des tiers, y compris familiaux ? par une communauté proche ou par la collectivité ?

Modalités de soumission

Article : 40 000 signes, notes de bas de page et espaces compris. L’article doit être accompagné d’un résumé de 700 à 900 caractères, espaces compris.

Références : Ne pas utiliser le système américain (nom de l’auteur(e) et page entre parenthèses), mais le système « français » de référence intégrale en note de bas de page. Pour ce référencement, voir les articles de la revue déjà publiés sur le site ou ici.

Envoyez votre article (fichier en format Word ou Rtf) par courrier électronique à l’adresse suivante. Date limite d’envoi : 15 mai 2017.

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