Association internationale des sociologues de langues française Association internationale des sociologues de langues française

Jeudi 23 mars 2017, 01h14

Source : http://www.aislf.org/spip.php?article3287

Habitats précaires permanents : l’autre versant du chômage et du sous-emploi 31 mars 2017

Dans le cadre d’un ouvrage collectif, un appel à contributions est lancé sur le thème « Habitats précaires permanents : l’autre versant du chômage et du sous-emploi ».

Date limite de proposition a été prolongée : 31 mars 2017

Thématique

Le phénomène de bidonville touche ou a touché presque tous les continents. En Asie, plus précisément en Inde, il est connu sous le vocable de Kutchas. En Amérique du sud, il est connu particulièrement au Brésil sous le vocable de favelas. Le mot serait né au Maroc plus exactement à Casablanca sur le continent africain dans les années 1920. Sur le continent européen, l’apparition des habitats précaires a touché la France dans les années soixante. Il avait touché les populations de travailleurs immigrés venant d’Afrique avec le triptyque immigration, travail et habitat. Le thème des habitats précaires peut être abordé sous divers angles. Il a souvent été traité du point de vue de l’aménagement du territoire et de l’occupation illégale de l’espace. C’est d’ailleurs ce qui justifie la diversité de la littérature sur la thématique. Dans l’actualité internationale, on a entendu, au cours des vingt dernières années, parler des bidonvilles de Calais au nord de la France. Cependant, le démantèlement de ces habitations précaires de Calais remet le mot au centre de l’actualité internationale et nationale en France, toujours en relation de l’immigration. Dans ce contexte, on parle moins de chômage et de sous-emploi, car ces populations migrantes, en majorité des réfugiés de guerre, sont en transit pour l’Angleterre. Ce qui fait que le sujet est moins abordé sous l’angle de sous emploi et du chômage. Cela reste dans la lignée des anciennes analyses focalisées sur les mouvements des populations alors que les Etats et les institutions internationales se focalisent uniquement sur le manque des services de base (assainissement, eau potable, électricité) dans ces espaces.

Globalement, en ce qui concerne les experts (sociologues, géographes, urbanistes, journalistes etc.…) leurs analyses des habitats précaires se font sous l’angle des migrations (exode rural). Mais, après les travaux de ces experts, d’autres chercheurs spécialistes en politiques de l’aménagement du territoire vont s’appesantir sur comment faire disparaitre les bidonvilles.

L’objectif de ce livre n’est pas de circonscrire la thématique sur un continent ou un seul territoire. Il n’est pas non plus de la limiter à une seule discipline des sciences sociales, mais d’ouvrir des perspectives en termes d’analyses originales voire expérimentales, qui iraient au-delà des considérations communes, notamment en interrogeant ce phénomène avec un regard critique. Certes, les chercheurs pourraient avoir ce regard spatio-temporel sur la situation. Mais, on doit avoir en toile de fond, les conditions de vie des individus qui vivent dans ces bidonvilles en ayant un regard pointu sur leurs occupations ou leurs activités génératrices de revenus, (leur travail), leurs qualifications, leur employabilité, le chômage et le sous emploi. Ces éléments pourraient être abordés en lien avec des conséquences possibles pour l’individu et la société accueillante mais aussi d’origine pour ce qui est des populations migrantes.

Nous savons presque tous les définitions génériques du chômage et du sous emploi dans le contexte actuel de la mondialisation. Mais est-ce que ces définitions peuvent être appliquées dans les contextes des bidonvilles ou doivent-elles être revisitées ? Le chômeur dans le bidonville a-t-il les mêmes statuts que le chômeur dans la société globale ? Peut-on assimiler ce statut à celui de la personne sous-employée qui vit dans un habitat précaire ? Les chômeurs et les personnes sous-employées qui vivent dans un bidonville, jouissent-ils des mêmes statuts ? L’ossature de ce livre sera intimement liée à ces questionnements ou plus précisément aux réponses à apporter à ces interrogations.

Modalités de soumission

Prière de faire parvenir un résumé de 3000 signes (ou 500 mots) à l’adresse suivante ou celle-ci ou celle-ci.

Les propositions devront être remises avant le 31 mars 2017.

Télécharger l’appel complet.