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Appels à communications

La Féminisation du Football : enjeux politiques, sociologiques et culturels

1er juin 2020

Dans le cadre d’un colloque international qui se tiendra les 9 et 10 octobre 2020 à l’Université Libre de Bruxelles (Cevipol), un appel à communication est lancé sur le thème : « La Féminisation du Football : enjeux politiques, sociologiques et culturels ».

Date limite de soumission des propositions : 1er juin 2020

Thématique
L’année 2019 apparait comme un moment important pour le développement du football féminin. Eu égard à sa médiatisation et à l’engouement qu’elle a suscité, la tenue en France de la Coupe du Monde 2019 a placé le football féminin au cœur de l’actualité, offrant à ses participantes une tribune d’expression inédite. À l’image de Megan Rapinoe, vice-capitaine des États-Unis lors de la remise de son prix FIFA de meilleure joueuse du Monde 2019, cette année s’est également caractérisée par une certaine politisation des athlètes, soulevant des enjeux liés à la féminisation du football dépassant le seul contexte sportif historiquement dominé par les hommes, le football et sa féminisation progressive offre de nombreuses pistes de recherche dans l’approche des rapports de genre. Si l’analyse du football comme révélateur de la construction des genres (Bromberger 2010) et « fief de la virilité » (Elias et Dunning, 1986) a déjà fait l’objet de nombreux travaux, les dynamiques de sa remise en question restent cependant encore peu explorées par la littérature. Pourtant, le regard porté sur la conquête par les femmes de pratiques physiques dites « de tradition masculine » (Héas et al 2004) ouvre la recherche à de nouvelles perspectives dans l’analyse des dynamiques de contestation sociales et politiques liées au genre.
C’est aux enjeux politiques, sociaux et identitaires d’une telle conquête que la journée d’étude organisée par l’axe sport et politique du Cevipol sera consacrée. Dépassant le constat faisant du football une arène dominée par les hommes, les échanges chercheront à déterminer dans quelle mesure une telle arène peut aussi constituer le théâtre de nouvelles luttes pour l’égalité. Portant son regard autant au niveau de la pratique sportive que du supportérisme, cette journée placera donc les enjeux de la féminisation du football au cœur de sa réflexion, selon une perspective interdisciplinaire.
Plus précisément, deux axes de réflexion seront privilégiés :
- Le football, un espace d’exclusion à conquérir ?
Ce premier axe de réflexion s’intéresse aux victoires et échecs de la conquête du football par les femmes. Quelles sont les barrières culturelles, politiques et sociales faisant du football un espace d’exclusion des femmes, et comment parviennent-elles à les surmonter ? Selon quelles dynamiques s’est historiquement développé le football féminin face à ces contraintes ?
- Le football, nouvel outil de lutte féministe ?
Ce deuxième axe de réflexion envisage la féminisation du football non plus comme fin, mais comme moyen d’expression et de contestation. Le football féminin peut-il constituer une tribune permettant de faire entendre certaines revendications ? Dans quelle mesure le football féminin favorise la politisation de ses pratiquantes ? Le football féminin peut-il être perçu comme un espace d’empowerment des femmes ? Quelles inégalités de genre sont reproduites dans la sphère du football, et quelles initiatives sont mises en place pour les contester ? Le football peut-il constituer un outil de lutte féministe et si oui, quelles en seraient alors les limites ?

Modalités de soumission des candidatures
Les propositions sont attendues jusqu’au 1 juin 2020. La proposition comprendra le titre de la présentation, un résumé de 1 500 signes [espaces compris) et seront envoyées par mail à Jean-Michel De Waele et Xavier Bernoud.
Les langues de travail seront le français et l’anglais.
Une publication est envisagée à l’issue du colloque.

Appels à communications

Invisibilités et incertitudes en sciences de la population

1er juin 2020

Dans le cadre de la Chaire Quetelet 2020 qui se tiendra à Louvain du 2 au 4 décembre, un appel à communications est lancé sur le thème : « Invisibilités et incertitudes en sciences de la population ».

Date limite de soumission des propositions : 1er juin 2020

Thématique
Alors que la disponibilité des informations sur les individus n’a jamais été aussi abondante, au travers notamment des bases de données administratives (registres, recensements, enquêtes) ou privées (traces des individus sur internet ou sur les réseaux téléphoniques), de nombreuses populations échappent partiellement, parfois complètement aux observations et mesures, que ce soit volontairement ou non. Il convient de distinguer l’invisibilité qui concerne des catégories de personnes et/ou d’événements qui ne sont pas ou plus mesurés de la même manière, de la carence ou de l’absence de données concernant des populations et des faits marginaux, numériquement peu nombreux et difficiles à recenser quantitativement. Ces différentes situations conduisent de facto à l’invisibilité ou à l’incertitude statistique !

La Chaire Quetelet 2020 propose de s’interroger sur ces populations invisibles et l’incertitude des événements, sur les carences des outils d’observation, sur la manière de les appréhender statistiquement, sur les déterminants et les effets du processus d’invisibilisation statistique. Il s’agira finalement de mettre en évidence les insuffisances de la statistique courante face aux évolutions de la société.

Les communications pourront :
- Avoir une portée conceptuelle et/ou méthodologique
- Porter sur des populations spécifiques
- Aborder des phénomènes spécifiques
- Examiner les enjeux éthiques et politiques de l’invisibilisation et de la volonté de rendre visible.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions doivent être déposées en ligne avant le 1er juin 2020.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de la conférence.

Appels à communications

Les indicateurs de qualité de l’accompagnement de l’enfant en protection de l’enfance

15 juin 2020

Dans le cadre d’un colloque qui aura lieu à Tanger (Maroc) les 2 et 3 novembre 2020, un appel à communications est lancé sur le thème : « Les indicateurs de qualité de l’accompagnement de l’enfant en protection de l’enfance ».

Date limite de soumission des propositions : 15 juin 2020

Thématique
L’objectif de ce colloque est de déterminer des indicateurs de la qualité de l’accompagnement dans le cadre de la protection de l’enfance (entendue comme la protection de l’enfant vivant ou ayant vécu un danger identifié), que ce soit, selon les contextes nationaux, en prévention, en milieu ouvert, en placement, y compris en placement chez un proche, en kafala ou en adoption. Certains de ces indicateurs concerneront aussi des personnes du milieu familial ou des proches qui prennent soin de l’enfant, quel que soit le statut.
L’unité d’observation analysée par l’indicateur est un individu, plus exactement un enfant en besoin de protection, ou éventuellement un groupe d’individus, quand il s’agit par exemple d’indicateurs de collaboration dans l’élaboration de services ou d’évaluation. Les mineurs concernés sont ceux qui sont accompagnés par un dispositif de protection de l’enfance, comprenant les actions de prévention : mineurs victimes de maltraitances (violence sexuelle, violence physique, violence psychiques, négligence, exposition aux violences conjugales), mineurs auteurs mais aussi considérés comme victimes, mineurs abandonnés temporairement ou définitivement, mineurs ne bénéficiant pas des droits fondamentaux, mineurs « protégés » devenant adultes et « autonomes », notamment lors des premières années de la majorité...
Dans une approche écosystémique qui considère l’ensemble des facteurs de contexte de vie de l’enfant, la mesure ou l’indication de la qualité de l’accompagnement porte sur tous les aspects qui contribuent au développement de l’enfant et au respect de ses droits et de sa dignité : santé, éducation et formation scolaire, habitat, habillement et loisir, mais aussi respect des droits et accès aux droits, respect de la dignité, connaissance de son histoire et accès à son dossier, citoyenneté et participation à la mise en œuvre du dispositif de protection, participation à la vie de la cité, care, éducation morale, qualité de l’accompagnement, sécurité y compris au sein d’un établissement, maintien et développement des relations avec famille et proches...
Quel que soit le « terrain » de recherche, au Maroc ou dans d’autres pays, les travaux de recherche devront donc tout d’abord décrire précisément le terrain d’observation (territoire et type de structure ou d’établissement), les références théoriques (développement de l’enfants, droits fondamentaux, besoins essentiels...) et les objectifs visés ; puis présenter les indicateurs constitués, en analysant en quoi ils répondent aux caractères ci-dessus énoncés (compréhensible, connu, fiable, commun, partagé, inscrit dans la durée, expérimenté, consolidé) et en présenter les limites.

Modalités de soumission des propositions
Tout·e chercheur·e intéressé·e à la problématique de l’enfance en danger et de la protection de l’enfance peut proposer une communication. Cette proposition doit inclure auteur·e(s) (discipline, statut, institution), titre, résumé (en 2500 signes, espaces compris) exposant problématique, méthode, références théoriques, bibliographie et est à envoyer à cette adresse avant le 15 juin 2020.
Une réponse sera apportée avant le 10 septembre 2020.

Voir l’appel complet en français, en anglais et en arabe.

Appels à communications

« Enfance + culture = socialisation. La socialisation culturelle des enfants : dispositions, catégorisations, reconfigurations »

28 juin 2020

Dans le cadre d’un colloque qui aura lieu au Centre Georges Pompidou du 9 au 11 décembre 2020, organisé par le Département des études, de la prospective et des statistiques (Ministère de la culture), l’équipe CIRCEFT-ESCOL (Université Paris 8) et le Centre Georges Pompidou, un appel à communication est lancé sur le thème : « Enfance + culture = socialisation. La socialisation culturelle des enfants : dispositions, catégorisations, reconfigurations ».

Date limite de soumission des propositions : 28 juin 2020

Thématique
Ce colloque entend être un lieu de discussion et de mise en perspective de travaux récents portant sur la socialisation culturelle des enfants. L’enfance est entendue ici au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant comme la période de la vie allant de 0 à 18 ans. Les perspectives transdisciplinaires et/ou comparatives sont les bienvenues, de même que les diverses approches des sciences humaines et sociales que celles-ci soient instantanée, longitudinale ou rétrospective. La socialisation est considérée ici au sens large et renvoie aussi bien aux actions conscientes visant à familiariser à des pratiques, à faire acquérir des habitudes, des goûts ou des connaissances en matière culturelle, qu’à des processus d’imprégnation et d’appropriation plus diffus, ou bien encore à l’action des enfants eux-mêmes dans ces processus.

Cette question de la socialisation culturelle sera déclinée selon 4 entrées principales :
- 1. L’âge comme construction et opérateur social
- 2. Reconfiguration des socialisations culturelles
- 3. Dispositions socio-cognitives et émotionnelles sollicitées par les objets culturels matériels et immatériels des enfants
- 4. La socialisation culturelle dans le cadre des mutations politiques et économiques du monde de la culture.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions de communication seront déposées via le module dédié en ligne, avant le 28 juin 2020.
Les propositions peuvent être en français ou en anglais. Elles seront examinées par le comité scientifique en double aveugle et devront répondre aux normes suivantes :
- Titre de la communication proposée
- Résumé de la proposition, de 2 000 signes (espaces compris), qui mentionnera la problématique, les données sur lesquelles se fonde l’analyse, les approches méthodologiques et disciplinaires mobilisées et les principaux résultats.
- Une bibliographie de 5 références au maximum, à entrer dans la rubrique « Commentaire » de l’outil de soumission.
- Mots-clés (5 maximum)
- Nom, prénom du ou des auteur·es
- Institution(s) de rattachement
- Adresse(s) de messagerie

Voir l’appel en ligne.

Appels à communications

Violence, identité et construction de la Nation

30 juin 2020

Dans le cadre d’un colloque international organisé à l’Université de Lubumbashi du 28 au 31 octobre 2020, un appel à communication est lancé sur le thème :
« Violence, identité et construction de la Nation ».

Date limite de soumission des propositions : 30 juin 2020

Thématique
Les récits des récents conflits traumatiques au Congo illustrent le titre emblématique de Conrad « Heart of Darkness », c’est-à-dire « le Cœur des ténèbres », mettant en évidence la violence et les viols intensifs commis à la fois par des hommes et des femmes, qui touchent non seulement les adultes mais aussi les enfants (voire des bébés de trois mois) et les personnes âgées (même de plus de quatre-vingts ans). Le viol a été utilisé comme une arme de guerre non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan mental à telle enseigne que des mères ont été forcées d’avoir des rapports sexuels avec leurs propres fils et des pères avec leurs propres filles. Ces transgressions et ces humiliations ont violemment souillé et détruit le tissu social, économique et culturel de l’Est du Congo, mais elles ont également marqué la nation entière.
Par ailleurs, le Congo (RD) n’est pas le seul pays à souffrir des problèmes de violence, de viol, ou d’identité et de nationalité. La Sierra Leone, l’Angola, le Soudan, le Rwanda, le Kosovo, pour ne citer que ceux-là, ont dû faire face à des problèmes similaires. Ces pays ont été marqués par la violence sur les plans physique, mental et économique.
Quelle est la nature de cette violence et pourquoi la République démocratique du Congo est- elle considérée comme le site de la violence par excellence, la capitale du viol ? Pourquoi les Congolais perpétuent-ils la violence ? Comment explique-t-on la mutilation des corps dans le Sud-Est du pays ? Comment explique-t-on l’enlèvement et le viol des enfants et le cercle vicieux des viols de femmes ? S’agit-il du prolongement des pratiques de l’armée coloniale ou des conséquences psychotiques des années de déshumanisation et de violence ? Bref, comment s’explique cette « héroïsation de la violence criminelle et sa mise en spectacle » (M. Marzano) ?
De plus, comment une Nation s’identifie-t-elle lorsqu’elle est perçue comme étant « la capitale du viol » ? Comment peut-on se représenter l’homme congolais lorsqu’il est assimilé au viol de femmes ? Comment comprendre le viol et la violence quand on sait que l’opinion générale condamne le viol des femmes par des hommes et non celui des hommes par des femmes ? Comment, dans une telle situation, reconstruire le soi et rétablir la fierté et la personnalité d’antan ? Comment reconstruire l’identité nationale et refonder la Nation ? Comment une Nation procède-t-elle pour se reconstruire sur base du défi ?
L’objectif de ce colloque international multidisciplinaire invite les chercheurs à se pencher, selon leur discipline (littérature, histoire, médecine, philosophie, théologie, sociologie, anthropologie, psychanalyse, droit, etc.), sur la notion, la nature et les causes de cette violence, sur ses relations avec l’identité et la construction (refondation) de la Nation, sur ses sources sociales, culturelles, historiques ou économiques, sur l’origine de son utilisation comme pouvoir politique et arme de guerre, sur la façon et les stratégies de reconstruire l’identité nationale et ainsi parvenir à refonder la Nation dans le contexte africain et, en particulier, congolais.

Modalités de soumission des communications
Les propositions de communication en anglais ou en arançais, issues d’une variété de disciplines académiques et d’activistes des Droits de l’Homme, et d’une longueur de 300 mots - excluant le nom de l’auteur, l’institution d’attache, l’adresse email et le numéro de téléphone - devraient être soumises au plus tard le 30 juin 2020 à cette adresse email. Les confirmations d’acceptation seront émises avant le 30 juillet 2020. Les communications sur la violence et d’autres aspects relatifs à la violence sont aussi les bienvenues. Ces échéances et les dates du colloque sont susceptibles d’être modifiées compte tenu de l’évolution de la lutte contre le coronavirus.

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Appels à communications

Transition écologique et quartiers populaires. Construire la gouvernance alimentaire territoriale locale : sols, mobilisations populaires et expérimentations

7 juillet 2020

Dans le cadre de deux journées d’étude qui se tiendront à Roubaix les 15 et 16 octobre 2020, un appel à communication est lancé sur le thème : « Transition écologique et quartiers populaires. Construire la gouvernance alimentaire territoriale locale : sols, mobilisations populaires et expérimentations ».

Date limite de soumission des propositions : 7 juillet 2020

Thématique
La transition est devenue une orientation centrale des politiques publiques, notamment en matière d’environnement (en particulier sous le volet énergétique et alimentaire) et de développement des territoires locaux. Plusieurs acceptions de la transition sont possibles (Grandjean, Le Teno, Boulanger, 2015, pp. 1006-1015). Mais comment transitionner ? Une importante littérature scientifique est consacrée aux conditions de transformation socio-techniques des espaces urbains. Elles travaillent à la promotion des éco-quartiers ou aux innovations techniques favorables à la transformation des pratiques sociales (habitat, mobilité, énergie, alimentation, etc.), sur les dispositifs institutionnels qui organisent et encadrent ces transformations (Charlot-Valdieu, Outrequin, 2014 ; Zélem, Beslay, 2015) ou sur les dimensions participatives (Mermet, 2015). Il convient cependant de prendre la mesure de ces discours performatifs (Villalba, Lejeune, 2015 ; Boissonade, 2015).
Les journées d’études ont vocation à interroger les conditions d’une démocratisation de ces expérimentations, afin de participer au renforcement du pouvoir d’agir des fractions les plus précarisées de la population et concourir ainsi à la constitution d’une transition écologique populaire. Elles seront l’occasion de croiser les réflexions disciplinaires, notamment en sciences du vivant (écologie des sols, évaluation de la productivité agricole urbaine...) et des sciences humaines et sociales (dimensions de gouvernance alimentaire, inclusions des populations locales, etc.).
Trois axes structureront ces journées :
- Le premier interroge les conditions de résilience des sols, afin de permettre l’émergence et la constitution de projets territoriaux (réhabilitation de friche, fermes urbaines...). L’enjeu alimentaire suppose de revenir au sol, afin d’évaluer sa capacité à accueillir et structurer un projet d’approvisionnement urbain.
- Le deuxième questionne les conditions de production d’une gouvernance alimentaire territoriale locale, en insistant sur la constitution de dispositifs ouverts et inclusifs, permettant une confrontation des acteurs sociaux, politiques et de recherche. Les questionnements pourront ainsi présenter des résultats de sciences participatives.
- Enfin, le troisième axe sonde les conditions d’élaboration de dispositifs participatifs inclusifs, permettant une rencontre entre mobilisations populaires et incorporation des enjeux écologiques.

Modalités de soumission des propositions
Nous invitons des propositions issues des sciences humaines et sociales (sociologie, science politique, géographie, études urbaines, etc.) et des sciences de la géo-ingénierie, proposant une réflexion reposant sur un matériau empirique ou théorique original. Merci de justifier l’axe privilégié. Les travaux de doctorant.es seront particulièrement étudiés.
Les propositions de communication, de 5.000 signes maximum, préciseront l’axe dans lequel elles s’inscrivent. Elles devront être envoyées avant le 7 juillet 2020 par mail à Bruno Villalba (pour demandes complémentaires aussi).

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Appels à communications

Former contre les inégalités

31 juillet 2020

Dans le cadre d’un colloque qui se tiendra à la Haute école pédagogique Vaud, à Lausanne du 8 au 10 septembre 2021, un appel à communications est lancé sur le thème : « Former contre les inégalités ».

Date limite de soumission des propositions : 31 juillet 2020

Thématique
Dépasser le constat, voire la déploration, des inégalités pour mettre en lumière les pratiques enseignantes susceptibles de les réduire (Chesnais, 2014b ; Rochex & Crinon, 2011) : telle est la tâche à laquelle ce colloque souhaite se consacrer. Son ambition est de tenir une ligne de crête : identifier les leviers d’action propres à contrer les inégalités, engager la réflexion sur la formation des professionnel×le×s et leur sensibilisation à ces questions, tout en prenant en compte les contextes et les dispositifs dans lesquels s’inscrivent les pratiques enseignantes, tant dans les contraintes qu’ils imposent que dans les marges de manœuvre qu’ils autorisent.

Le colloque s’inscrit dans la réflexion initiée par les travaux, encore rares, qui interrogent l’articulation entre formation des enseignant×e×s et inégalités scolaires (Mamede & Netter, 2018). Il invite à investiguer plusieurs dimensions, complémentaires. Que sait-on aujourd’hui des pratiques qui réduisent les inégalités ? Ces pratiques sont-elles transposables d’un contexte à un autre ? Comment former les futur×e×s professionnel×le×s, que ce soit dans le domaine de l’enseignement ou dans d’autres secteurs, à la question des inégalités sociales ? Quel regard peut-on poser sur les dispositifs mis en place pour réduire les inégalités scolaires ? Comment se proposent-ils de réduire concrètement les inégalités scolaires ? Le peuvent-ils ?

Les communications s’articuleront autour de trois axes :
- Axe 1 : État des lieux sur les pratiques d’enseignement qui réduisent les inégalités
- Axe 2 : Comment former les futur×e×s professionnel×le×s sur les inégalités sociales ? Didactique de l’enseignement supérieur
- Axe 3 : Quels dispositifs pour lutter contre les inégalités scolaires ?

Modalités de soumission des propositions et calendrier
Les propositions devront comporter obligatoirement une problématique (ne pas se contenter d’annoncer une description d’un dispositif, d’une pratique ou d’une méthode). Si la recherche proposée est empirique, le type de données devra être précisé. La longueur maximale est de 4 000 signes espaces et bibliographie (obligatoire) comprises.
Les propositions pourront être envoyées jusqu’au 31 juillet 2020 par email.

La réponse sera donnée au 30 novembre 2020. Le texte intégral de la communication (40 000 signes espaces et bibliographie comprises) devra être envoyé pour le 25 août 2021 à la même adresse. Il sera mis en ligne et à disposition des participants au colloque. Le colloque aura lieu du 8 au 10 septembre 2021 à la Haute École Pédagogique du Canton de Vaud située Avenue de Cour 33 à Lausanne (Suisse).

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Appels à communications

Le genre de la frontière

1er septembre 2020

Pour une journée d’étude, organisée par le programme GEMIFRO : Genre, Migrations Frontières, qui se tiendra les 26 et 27 novembre 2020 à Paris, un appel à communications est lancé sur le thème : « Le genre de la frontière ».

Date limite de soumission des propositions : 1er septembre 2020

Thématique
La frontière, en tant qu’objet d’étude, a fait émerger de nombreux travaux interdisciplinaires produisant de riches analyses des formes matérielles, sociales et discursives produites par le contrôle migratoire. Bien que la moitié des personnes qui les traversent soient des femmes, peu d’études ont intégré une perspective centrée sur les rapports sociaux de genre pour les analyser. Or, le genre est un outil d’analyse qui met en lumière différentes déclinaisons de la frontière au niveau social, culturel, économique, spatial, politique et juridique. Avec cette journée d’étude, nous portons notre attention aux ressorts genrés de la gouvernance des mobilités, sans pour autant exclure les autres rapports de domination qui lui sont consubstantiels.
Pour comprendre ce que le genre peut apporter à l’étude des frontières, ce séminaire propose de rassembler doctorants, jeunes chercheurs.ses et chercheurs.ses internationaux dont les travaux interrogent de manière intersectionnelle les rapports sociaux de domination. Nous cherchons à questionner les implications spécifiques des politiques migratoires sur l’expérience des personnes et des groupes sociaux de genre différents aux frontières externes et internes :
- Comment les rapports sociaux de sexe impactent les migrations ? En quoi les dynamiques de genre modifient-elles les manières de traverser la frontière d’un pays à un autre ? Quels rapports de domination genrés se tissent entre les différents acteurs qui interviennent aux frontières, qu’il s’agisse de dépositaires de l’autorité, de travailleurs sociaux, ou de passeurs ?
- Comment les politiques migratoires régissent, à travers les frontières, non seulement l’accès au territoire national, mais également aux droits ? En quoi ces logiques de contrôle sont-elles genrées ? Comment ces frontières genrées opèrent-elles pour déterminer l’inclusion ou l’exclusion de certaines populations ?

Nous invitons des contributions qui mêlent empirie et théorie autour de ces thématiques, quelle que soit la discipline d’ancrage (anthropologie, sociologie, géographie, science politique, droit, histoire) et les approches interdisciplinaires sont les bienvenues. Nous souhaitons par ailleurs décentrer le regard et mettre en avant des cas d’études extra-européens, nous encourageons donc tout particulièrement les jeunes chercheurs.ses non-européens à soumettre des propositions. Les propositions de contributions peuvent aborder, notamment mais pas seulement, les thématiques suivantes :
· Le contrôle migratoire aux frontières depuis une perspective genrée
· Les formes genrées et racialisées de la violence aux frontières
· Les expériences des femmes migrantes et l’articulation structures de domination/ capacité d’agir aux frontières internes et externes
· Les formes de domination intersectionnelles aux frontières internes et externes
· Frontières et politiques de la sexualité
· Les régimes migratoires et d’asile au prisme du genre
· Les formes d’inclusion différentielle et les dynamiques sexuées des frontières internes
· Les questions méthodologiques et éthiques qui concernent la recherche auprès des personnes migrantes, et notamment des femmes et personnes LGBTQ.

Modalités de soumission des propositions
Pour soumettre une proposition de communication, veuillez envoyer le résumé de votre communication (500 mots) et une courte biographie (200 mots) avant le 1er septembre 2020 à Alice Latouche, Nina Sahraoui et Elsa Tyszler.

La participation des jeunes chercheur.se.s dont le résumé aura été retenu pourra être prise en charge. Pour cela veuillez indiquer votre demande de prise en charge à la suite de votre résumé et préciser si vous avez besoin d’une prise en charge partielle ou totale.

Appels à communications

Autodromes et circuits : infrastructures des mondes automobiles (XIXe-XXIe siècles)

30 octobre 2020

Dans le cadre d’un colloque qui se tiendra à l’Université de Bourgogne les 27 et 28 mai 2021, un appel à communications est lancé sur le thème : « Autodromes et circuits : infrastructures des mondes automobiles (XIXe-XXIe siècles) ».

Date limite de soumission des propositions : 30 octobre 2020

Thématique
Un circuit automobile est une installation sportive, permanente ou provisoire, en asphalte, en terre ou en glace, aménagée pour accueillir des compétitions automobiles de vitesse ou d’endurance. Apparu au tournant des XIXe et XXe siècles, ce type d’infrastructure s’est ensuite répandu en suscitant de nombreux débats. Les circuits quadrillent désormais le territoire, mais ils demeurent très mal connus, il est difficile de savoir combien il en existe et leur définition même demeure floue. Les quelques ouvrages qui leur sont dédiés – généralement rédigés par des passionnés de sports mécaniques – se limitent pour l’essentiel à des récits célébrant l’épopée automobile et sportive. Nous proposons à travers ce colloque d’explorer ces infrastructures matérielles au moyen des sciences sociales et de l’histoire. Il s’agit de penser leur généalogie, les dynamiques sociales, politiques et culturelles dont elles procèdent. En bref, à l’heure du changement climatique global et des crises énergétiques, l’objet de ce projet de recherche est d’éclairer la genèse de l’automobile et de son monde à partir de la matérialité des infrastructures qui ont rendu possible le déploiement des compétitions automobiles.

Modalités de soumission et calendrier
Les propositions de communication en français ou en anglais (court résumé de la proposition et un bref CV) sont à envoyer avant le 30 octobre 2020 par email à Benoit Caritey, Frnaçois Jarrige et Hervé Marchal.
Une réponse aux propositions de communications sera donnée en novembre-décembre 2020.

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Appels à communications

Des politiques sociales égalitaires ? Des principes à la réalité de l’exercice professionnel

31 octobre 2020

Pour la troisième édition du colloque international féministe « Genre et Travail social » qui se tiendra les 15 et 16 mars 2021 à Paris, un appel à communications est lancé sur le thème : « Des politiques sociales égalitaires ? Des principes à la réalité de l’exercice professionnel ».

Date limite de soumission des propositions : 31 octobre 2020

Thématique
Des politiques sociales considérées par leurs promoteurs et promotrices comme susceptibles de contrecarrer les inégalités de genre ont été développées et expérimentées dans les dernières années en Europe, à l’instar des mesures de soutien pour les victimes de violences sexuelles et conjugales, du développement des structures d’accueil extrafamilial ou encore de la formation et de l’insertion en emploi des jeunes filles et des femmes chômeuses et migrantes, notamment. Pourtant, ces politiques, souvent très segmentées, continuent de se heurter à des traitements différenciés, voire discriminants, et ce dans les différents secteurs du travail social. Les précédentes éditions de Genre et Travail social l’ont d’ailleurs bien illustré. Plus largement, les inégalités structurelles en défaveur des femmes concernant les rémunérations et l’accès à l’emploi, mais aussi la prévalence des violences dont elles sont victimes ou leur assignation aux activités de care rendent complexe la mise en œuvre de politiques sociales visant l’égalité.
Pour cette troisième édition du Colloque international féministe Genre et Travail social, il apparaissait important d’aller au-delà de ces constats généraux en interrogeant les processus concrets qui, dans l’exercice professionnel du travail social, conduisent à des traitements différenciés (re)producteurs de discriminations de genre. Les contributions s’intéresseront aux formes de l’intervention sociale, elles pourront porter sur les aspects d’essentialisation inhérents à certains dispositifs des politiques sociales, sur les mécanismes quotidiens ou routiniers de reproduction de représentations genrées ou sur les discriminations induites par certaines pratiques dans le cadre de la mise en œuvre des politiques sociales. Les présentations pourront questionner diverses politiques sociales dans des contextes sociaux, historiques et géographiques eux-aussi divers.

Les communications s’inscriront dans un des deux axes :
- Le premier axe s’intéresse à la construction inachevée des politiques sociales qui, visant théoriquement l’égalité, portent parfois en elles des formes d’essentialisation ou de reproduction des inégalités entre les hommes et les femmes. En effet, l’égalité des droits est parfois affirmée en tant que principe dans les différentes politiques sociales, y compris la nécessité de corriger des inégalités, mais cela ne suffit pas toujours à éviter les discriminations.
- Le deuxième axe de ce colloque questionne la manière dont les professionnel·le·s du travail social mettent en œuvre les politiques sociales, et comment ce processus peut générer des inégalités ou se heurter aux organisations pensées sans les praticien·ne·s et les destinataires du travail social lui- même dans le cadre hiérarchique ou institutionnel considéré. Explorer l’activité ou l’exercice du travail social engage plusieurs pistes de recherche et d’expérimentation. On interrogera notamment l’interprétation des cadres réglementaires par les acteurs et actrices du travail social et le renforcement, par le travail social, des inégalités de genre, qui peuvent d’ailleurs se coupler à d’autres rapports de pouvoir (âge, classe, processus de racisation). En effet, rares sont les références pratiques de mise en œuvre de l’égalité. Chaque professionnel·le·est ainsi renvoyé·e à sa propre interprétation des principes.

La visée du colloque est d’offrir un espace de dialogue pour croiser les points de vue situés de chercheur·e·s, d’intervenant·e·s sociaux, de formatrices et formateurs du travail social. En effet, la thématique que nous proposons – l’approche intégrée du genre dans les politiques sociales à travers l’intervention en train de se faire – nécessite un décalage par rapport aux formes classiques des colloques scientifiques. À cet égard, nous encourageons la collaboration entre chercheur·e·s et travailleurs et travailleuses sociales pour la présentation d’analyses et d’expériences de terrain, en ouvrant à divers formats de communication (filmés, graphiques, etc.) des résultats de la recherche et de l’action ou encore de recherches-actions.
La constitution de binômes chercheur·e /praticien·ne est privilégiée, de même que la présentation à plusieurs voix d’expérimentations, de résultats de recherche empiriques et d’observations terrains. Le but visé est de faire dialoguer des actrices et acteurs de l’intervention et de l’action sociale et des chercheur·e·s et/ou formateur·e·s qui, malgré leurs différents positionnements, sont mutuellement concerné·e·s par la thématique proposée.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions de communication sont attendues pour le 31 octobre 2020, et comprendront :
- un résumé d’une page environ qui précise l’axe dans lequel la proposition s’inscrit
- une courte biographie des auteur.e.s.
Les propositions sont à envoyer par mail à cette adresse.
Les personnes retenues seront informées à la fin novembre 2020.

Voir l’appel complet.


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