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Appels à contributions

Temporalités, « Durée de l’activité et fragmentations du travail »

15 septembre 2019

La revue Temporalités lance un nouvel appel à contribution d’articles pour son numéro qui paraitra à l’automne 2020 et dont le thème sera « Durée de l’activité et fragmentations du travail ».

Date limite de soumission : 15 septembre 2019

Ce dossier vise à explorer les conséquences, du point de vue des temps et des rythmes du travail, de la réticularisation des systèmes productifs à une échelle pouvant être mondiale et du fractionnement corollaire des carrières professionnelles des travailleurs. Ces deux phénomènes, bien repérés dans la littérature sociologique, favorisent la multiplication des discontinuités qui affectent les espaces de travail ou les vies de travailleurs. Comment, dans ce contexte, la continuité des activités de travail – indispensable à la production – peut-elle être assurée ? C’est la question à laquelle ce dossier souhaiterait inviter les chercheur-e-s. Plusieurs thématiques gagneront à être plus spécifiquement explorées :

  • Continuité du travail et discontinuité des espaces
  • Transformation de la nature du temps de travail
  • Allongement et hétérogénéité des temps de production

Modalités de soumission
Les auteurs devront envoyer leur proposition d’article aux coordinatrices du numéro, à savoir à Sylvie Célérier et Sylvie Monchatre, avec copie au secrétariat de rédaction de la revue.

Cette proposition, composée d’un titre et d’un résumé d’une page en français ou en anglais du projet d’article de 5 000 signes maximum, ainsi que du nom, des coordonnées et de l’affiliation institutionnelle de l’auteur, est attendue pour le 15 septembre 2019.

Appel complet à consulter en ligne

Appels à contributions

LA PEAULOGIE, « (Peau)lluant. Les toxiques à notre contact ».

30 septembre 2019

La revue LA PEAULOGIE lance un nouvel appel à contribution d’articles pour son numéro qui paraitra à l’automne 2019 et dont le thème sera « (Peau)lluant. Les toxiques à notre contact ».

Date limite de soumission : 30 septembre 2019

Thématique

La présence de polluants, visibles ou non, aujourd’hui est devenue une question cruciale en termes de santé publique, et plus largement, de « catastrophes écologiques » (Denhez, 2005). Chaque semaine, la médiatisation d’un scandale de ce type éclabousse tel ou tel pays. L’année 2018 est d’ores-et-déjà marquée par les scandales de la chlordécone aux Antilles, des fongicides SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) et notamment de la boscaline, etc. Ils se retrouvent dans l’eau, l’air, les aliments et bien d’autres produits auxquels les êtres humains sont confrontés chaque jour (Testud, 2012 ; Marano, Barouki, Zmirou, 2015). Les produits pharmaceutiques, cosmétiques ou para cosmétiques ne sont pas en reste.
Même si au cours des cinq dernières années, les retraits du marché en la matière pour cause de toxicité ne touchent qu’un nombre limité de produits (quelques dizaines) et majoritairement des produits éclaircissants contenant des corticoïdes ou de l’hydroquinone, bien d’autres nuisances sont sous-tendues par leur emploi dont nombreuses substances allergisantes (comme la Méthylisothiazolinone), voire cancérigènes comme certaines nitrosamines, psoralène (Autier 1997, Cesarini 2008)… Les techniques et les ingrédients qu’elles nécessitent ou les composés qu’elles induisent impliquent un regard attentif sur la sécurité de tels usages soit une cosmétovigilance sérieuse. Celle-ci devant s’exercer de la cosmétologie traditionnelle aux cosmétotextiles en passant par l’onglerie, les bars à sourire, le tatouage/détatouage, le maquillage permanent, le piercing, les cabines de bronzage UVA et B…
L’expression « composants indésirables » est révélatrice de l’ampleur même des craintes, qui vont bien au-delà des toxiques répertoriés comme tels. En ce sens, les polluants constituent des acteurs incontournables du monde contemporain. Qu’en est-il lorsque nous scrutons spécifiquement la peau et le système pileux, humain ou non ? Faut‑il craindre le pire ou maitriser des problèmes posés comme le soulignent deux éminentes spécialistes

Modalités de soumission

Les propositions de contributions ne doivent pas dépasser 60 000 signes et soumises uniquement en ligne via le formulaire, avant le 30 septembre 2019

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Appels à contributions

Réseaux, « Activités et pratiques médiatiques au prisme de l’ethnoracialisation. »

1er octobre 2019

La revue Réseaux lance un appel à intentions de contribution pour un numéro thématique « Activités et pratiques médiatiques au prisme de l’ethnoracialisation », coordonné par Franck Rebillard.

Date limite de soumission : 1er octobre 2019

Thématique
Processus social et historiquement construit (Safi, 2013), l’ethnoracialisation peut être définie comme l’assignation d’individus ou de populations à des origines essentialisées, que celles-ci relèvent de supposés phénotypes communs ou traditions partagées. Si ce processus d’altérisation est aujourd’hui de plus en plus reconnu comme pesant sur la socialisation au long cours et les pratiques du quotidien, l’attention qui lui est portée reste modeste au regard des études plaçant au centre la classe sociale, l’âge, ou le genre (Fassin et Fassin, 2006). Il est néanmoins l’objet de recherches plus nombreuses ces dernières années en France, au point de pouvoir constituer un sous-champ des sciences sociales, notamment si on intègre à son périmètre des travaux sur les discriminations ou les migrations ne se revendiquant pas toujours explicitement d’une approche en termes d’ethnoracialisation (Bouzelmat, 2019).
Revue de sciences sociales, Réseaux propose de combler en partie ce manque en consacrant un dossier aux activités et pratiques médiatiques envisagées sous le prisme de l’ethnoracialisation. Sans se couper d’un nécessaire lien à l’analyse des représentations médiatiques, elle visera néanmoins prioritairement à rassembler des articles, notamment en sociologie, sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, histoire, pouvant correspondre aux directions de recherche suivantes (liste non exhaustive) :

  • Travail journalistique : carrières et assignations de certains journalistes, en raison de leurs origines supposées, à la couverture de certains sujets ; poids des agences de presse occidentales comme sources de représentations ethnoracialisantes ; pression des dirigeants d’entreprises de médias à se conformer aux impératifs para-publics de diversité ;
  • Publics de l’information : lectures différenciées de l’information liées à une socialisation ethnoracialisée ; stratégies des régies publicitaires en direction du ‘commerce ethnique’ et définition des lignes éditoriales ; composante ethnoracialisante de l’enfermement algorithmique dans l’accès à l’information en ligne ;
  • Questions épistémologiques : l’ethnoracialisation comme variable ou paradigme pour l’étude des médias ; enjeux du recours aux ‘statistiques ethniques’ dans les enquêtes sociologiques sur les médias ;

Modalités de soumission
Les propositions d’articles de 2-3 pages présentant le terrain étudié devront être adressées à Aurélie BUR, d’ici le 1er octobre 2019 et seront soumises aux procédures d’évaluation habituelles (en double aveugle).

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Gérontologie et société, « Non-vieillesses »

21 octobre 2019

La revue Gérontologie et société lance un nouvel appel à contribution d’articles pour son numéro qui paraitra à l’automne 2020 et dont le thème sera « Non-vieillesses ».

Date limite de soumission : 21 octobre 2019

Thématique
Que se passe-t-il lorsque la vieillesse « n’existe » pas ?
À contre-pied des questionnements traditionnellement posés aux catégorisations de l’âge et de la vieillesse, ce numéro entend interroger les espaces sociaux, les contextes, les conditions de possibilité et les effets de leur non-catégorisation.
Qu’advient-il des personnes âgées au sein d’espaces sociaux dans lesquels la vieillesse n’est pas reconnue en tant que telle ; lorsqu’elle est ignorée ou refusée ? Existe-t-il ou a-t-il existé des espaces dans lesquels l’âge (dans ses dimensions chronologique, biologique, psychologique) et/ou ses effets seraient niés, non reconnus, contournés ? Des environnements, professionnels, médicaux, qui ne soient pas explicitement dédiés à prendre en charge des patients âgés, ou des résidences qui ne seraient pas spécifiques aux personnes âgées : quelles en sont ou en ont alors été les conséquences ?
Les expériences de non ségrégation par l’âge, et les propositions attendues peuvent s’inscrire dans les trois axes suivants :

  • Axe 1 - Penser l’absence de la catégorie « vieillesse » : apports épistémologiques et méthodologiques
    Cet axe entend recueillir des contributions visant, entre autres, à interroger la manière dont l’absence de la catégorie « vieillesse » pourrait constituer un apport novateur pour l’approche catégorielle. Il peut également s’agir de relire et de réinterroger des travaux antérieurs pour en proposer d’autres interprétations.
  • Axe 2 – Des temps, des lieux et des cultures sans vieillesse ?
    Cet axe doit en effet permettre d’interroger ce que produisent des temps et des lieux sans vieillesse, qu’ils relèvent d’une absence de catégorisation ou d’une volonté de non catégorisation.
  • Axe 3 - Vers des pratiques et des situations de « non vieillesse »
    Ce troisième axe invite à porter une focale sur les pratiques et les situations dans lesquelles la catégorie vieillesse pourrait être écartée (volontairement ou non) niée, ou négligée.
    Les débats, controverses, ainsi que des contributions visant à rendre compte d’expérimentations réalisées et/ou à venir sont les bienvenues.

Modalités de soumission
Les propositions d’articles (40 000 signes maximum) sont attendues au plus tard le 21 octobre 2019, Et sont à adresser à cnavgerontologieetsociete@cnav.fr.

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La Peaulogie, « Tatouage éthique et inclusif : la peau comme marqueuse politique »

30 novembre 2019

Pour le numéro quatre de la revue LA PEAULOGIE, l’équipe éditoriale lance un appel à contribution sur le thème « Tatouage éthique et inclusif : la peau comme marqueuse politique », dossier thématique du numéro sous la direction de Claire Lahuerta.

Date limite de soumission : 30 novembre 2019

Thématique
La peau est la part visible de l’être humain. Son interface avec le monde extérieur, l’objet du premier regard, du jugement, de la contemplation. Au-delà, la peau - prolongement palpable et sensible de l’individu - devient un objet cultuel, politique, religieux, social.
A travers la thématique de ce second numéro, « Les peaux : entre trophées et reliques », nous souhaitons attirer l’attention sur ces divers sens donnés à la peau (humaine, mais pas exclusivement), à ses « traductions » en terme ethnologique. Comment ses transformations, ses présentations, ses dissimulations revêtent un sens et une volonté qui dépassent la volonté individuelle, et peuvent s’étendre à un groupe tout entier (stigmatisation, adoration, hiérarchie, etc.). On s’intéressera notamment aux reliques corporelles (du latin reliquiae, « restes »), à la peau-relique, aux cheveux. Soit, à la perpétuation de la mémoire et du message de l’individu à travers la peau (qu’elle soit marquée ou pas). Quelle est la variété de ces dermato-reliques à travers le monde ? Cheveux de telle sainte, peau de Marie-Madeleine touchée par le Christ dans un reliquaire de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume (le « Noli me tingere » de la Pâques), scalp nord-américain, poils humains incorporés dans une poupée vaudou (ouanga) haïtienne, téguments de Saint-Louis bouillis à Tunis en 1270 et révérés comme reliques insignes, et même l’ensemble du volume cadavérique préservé grâce aux techniques de la taxidermie ou d’embaumement pour ce qui est du corps des nantis (rois, reines, aristocrates, grands ecclésiastiques… dirigeants communistes !), etc. Dans certaines aires culturelles, un jour au moins est consacré à ces saintes reliques (le dimanche d’après la Toussaint par exemple dans les sociétés sous influence catholique), mais qu’en est-il des rituels entourant d’autres fragments - superficiels - du corps sanctifié ? Les reliques, qu’elles concernent directement la peau et ses phanères, sont considérées comme porteuses de vertus, de pouvoirs. Ce qui redouble leur importance sociale au fil des générations, leur place dans les rituels. Quel est ce sens donné à cette interface homme/société, homme/divinité, homme/éternité ?
Nous souhaitons croiser les approches dans une perspective interdisciplinaire (sciences fondamentales et humaines) : anthropologie, médecine (dermatologie surtout, mais pas exclusivement), ethnologie, archéologie, histoire, théologie, etc. Avec ces visions multiples, ce numéro spécial vise à comprendre pourquoi la peau n’est pas un organe comme les autres, et peut-être même l’organe le plus social qui soit...

Modalités de soumission
Soumission avant le 30 novembre 2019 uniquement en ligne via le formulaire

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