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Appels à contributions

Cahiers de Recherche Sociologique , « Pour une sociologie matérialiste de la Race et du Sexe. »

18 novembre 2019

La revue Cahiers de Recherche Sociologique lance un nouvel appel à contribution d’articles pour son numéro qui paraitra à l’automne 2020 et dont le thème sera « Pour une sociologie matérialiste de la Race et du Sexe ».

Date limite de soumission : 18 novembre 2019

Thématique
Ce projet de numéro intervient plus de 40 ans après la parution de L’idéologie raciste (1972), alors que les racismes ne s’épuisent pas et que la mise en concurrence des luttes (de classe, de sexe et de race) (Benveniste, Falquet et Quiminal, 2017) a notamment pour effet de réactiver les postulats de « hiérarchie non prouvée », soit le paradigme de la lutte principale avec ses ennemis secondaires. C’est néanmoins dans ce contexte, et dans un élan critique notamment féministe sur la question de la race et du rapport colonial, que l’on semble redécouvrir Guillaumin aujourd’hui et son travail pionnier sur le racisme. Si ce dernier a incontestablement nourri sa réflexion sur le sexisme, il est lui-même ancré dans les rapports de sexe (Juteau, 1995).
Des dynamiques sont aujourd’hui au cœur des débats internes aux études féministes, antiracistes et décoloniales.
Ce sont précisément ces débats que nous proposons de pousser et d’examiner dans le cadre de ce numéro, dans l’optique de faire valoir l’actualité des contributions de Colette Guillaumin, tout en assumant le caractère partiel, partial et toujours inachevé des savoirs (Juteau 1981).

Les contributions sollicitées pourraient notamment se retrouver dans l’un des trois axes qui suivent :

  1. Un premier axe consiste à faire retour sur la démarche de Colette Guillaumin en mettant à profit l’une ou plusieurs des considérations suivantes : le contexte politique auquel il faut la rapporter ; les points d’appuis théoriques et méthodes de travail dont procèdent ses analyses, en particulier discursives ; les implications épistémologiques de son matérialisme ; sa manière de mettre en rapport les dimensions idéelles et matérielles des rapports de pouvoir et ce qui la distingue ou la rapproche d’autres « matérialismes féministes » aujourd’hui défendus.
  2. Un deuxième axe concerne les débats épistémologiques qui sous-tendent les différentes conceptualisations constructivistes du sexe et de la race aujourd’hui, leurs distances ou leurs proximités vis-à-vis de l’héritage marxien.
  3. Le dernier axe concerne les relations qu’entretiennent les rapports de pouvoir (de distance, de similitudes ou de parenté structurale, de différence de traitement, d’irréductibilité, de contradiction potentielle, de co-construction ou de lien organique).

Modalités de soumission
Les propositions devront comporter un titre, un résumé d’environ 5000 signes, les informations sur le ou les auteurs : nom, affiliation institutionnelle, fonction, adresse professionnelle, numéro de téléphone et courriel. Les propositions devront être adressées au plus tard le 18 novembre 2019 à Elsa Galerand

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Appels à contributions

La Peaulogie, « Tatouage éthique et inclusif : la peau comme marqueuse politique »

30 novembre 2019

Pour le numéro quatre de la revue LA PEAULOGIE, l’équipe éditoriale lance un appel à contribution sur le thème « Tatouage éthique et inclusif : la peau comme marqueuse politique », dossier thématique du numéro sous la direction de Claire Lahuerta.

Date limite de soumission : 30 novembre 2019

Thématique
La peau est la part visible de l’être humain. Son interface avec le monde extérieur, l’objet du premier regard, du jugement, de la contemplation. Au-delà, la peau - prolongement palpable et sensible de l’individu - devient un objet cultuel, politique, religieux, social.
A travers la thématique de ce second numéro, « Les peaux : entre trophées et reliques », nous souhaitons attirer l’attention sur ces divers sens donnés à la peau (humaine, mais pas exclusivement), à ses « traductions » en terme ethnologique. Comment ses transformations, ses présentations, ses dissimulations revêtent un sens et une volonté qui dépassent la volonté individuelle, et peuvent s’étendre à un groupe tout entier (stigmatisation, adoration, hiérarchie, etc.). On s’intéressera notamment aux reliques corporelles (du latin reliquiae, « restes »), à la peau-relique, aux cheveux. Soit, à la perpétuation de la mémoire et du message de l’individu à travers la peau (qu’elle soit marquée ou pas). Quelle est la variété de ces dermato-reliques à travers le monde ? Cheveux de telle sainte, peau de Marie-Madeleine touchée par le Christ dans un reliquaire de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume (le « Noli me tingere » de la Pâques), scalp nord-américain, poils humains incorporés dans une poupée vaudou (ouanga) haïtienne, téguments de Saint-Louis bouillis à Tunis en 1270 et révérés comme reliques insignes, et même l’ensemble du volume cadavérique préservé grâce aux techniques de la taxidermie ou d’embaumement pour ce qui est du corps des nantis (rois, reines, aristocrates, grands ecclésiastiques… dirigeants communistes !), etc. Dans certaines aires culturelles, un jour au moins est consacré à ces saintes reliques (le dimanche d’après la Toussaint par exemple dans les sociétés sous influence catholique), mais qu’en est-il des rituels entourant d’autres fragments - superficiels - du corps sanctifié ? Les reliques, qu’elles concernent directement la peau et ses phanères, sont considérées comme porteuses de vertus, de pouvoirs. Ce qui redouble leur importance sociale au fil des générations, leur place dans les rituels. Quel est ce sens donné à cette interface homme/société, homme/divinité, homme/éternité ?
Nous souhaitons croiser les approches dans une perspective interdisciplinaire (sciences fondamentales et humaines) : anthropologie, médecine (dermatologie surtout, mais pas exclusivement), ethnologie, archéologie, histoire, théologie, etc. Avec ces visions multiples, ce numéro spécial vise à comprendre pourquoi la peau n’est pas un organe comme les autres, et peut-être même l’organe le plus social qui soit...

Modalités de soumission
Soumission avant le 30 novembre 2019 uniquement en ligne via le formulaire

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tic&société, « Logique algorithmique et reproduction sociétale : les médiations sociales saisies par les algorithmes »

30 novembre 2019

La revue tic&société lance un appel à contribution pour un futur numéro sur le thème « Logique algorithmique et reproduction sociétale : les médiations sociales saisies par les algorithmes ».

Date limite de soumission : 30 novembre 2019

Thématique
Dans la foulée des travaux critiques sur le Big Data, l’économie des traces et la gouvernementalité algorithmique, ce numéro thématique de tic&société portera sur l’analyse du phénomène des données massives sous l’angle d’un dispositif algorithmique de cueillette et d’accumulation des données qui permet leur traitement par des mécanismes d’intelligence artificielle tels que l’apprentissage-machine, l’apprentissage-profond, le data-mining, etc. Plus spécifiquement, ce numéro entend interroger les conséquences de ces dispositifs d’automatisation de la production, de la circulation et de la consommation des données sur les modalités de reproduction sociétale.

Ce numéro de tic&société entend donc poursuivre cette réflexion globale portant sur le rôle des nouvelles logiques algorithmiques dans l’analyse des transformations des diverses médiations qui participent à la reproduction des sociétés. Cette réflexion peut être abordée à partir des cinq principales dimensions suivantes :

  1. Épistémologique
  2. Juridico-politique
  3. Médiatique
  4. Économique
  5. Culturel-symbolique

Modalités de soumission
Les propositions d’articles doivent être envoyées à l’attention d’André Mondoux , de Marc Ménard et de Maxime Ouellet avant le 30 novembre 2019.

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Réseaux, « Les mondes de production du jeu vidéo : logiques amateures, artisanales et industrielles »

1er décembre 2019

La revue Réseaux lance un appel à contribution pour un numéro thématique prévu pour fin 2020, « Les mondes de production du jeu vidéo : logiques amateures, artisanales et industrielles », coordonné par Hovig Ter Minassian et Vinciane Zabban.

Date limite de soumission : 1er décembre 2019

Thématique
La production de jeu vidéo est désormais considérée comme partie prenante des industries culturelles et créatives. Elle a souvent été décrite comme un modèle précurseur pour d’autres secteurs de productions médiatiques et culturelles, en raison de son ancrage numérique « natif » . Pourtant, les enquêtes tendent à montrer d’une part que le statut d’oeuvre culturelle des jeux vidéo reste discuté et que leur production oscille entre hobbyisme, artisanat et industrie. D’autre part, le secteur a connu d’importantes évolutions au cours des dix dernières années, un tournant qui n’est pas sans rappeler le « digital turn » expérimenté par exemple plus en amont par l’industrie musicale.
Les évolutions socioéconomiques et techniques du secteur, avec l’expérimentation de nouveaux modèles économiques, mais aussi le développement et la diffusion d’outils de production comme de management standardisés , de savoir-faire au sein de réseaux de pratiques professionnelles et amateurs, soutiennent à la fois l’arrivée de nouveaux types de producteurs et la productivité croissante d’une scène de création dite « indépendante ». Cette diversification est enfin largement alimentée par les nombreuses formations aux métiers de game design qui se sont développées depuis le milieu des années 2000. Il fait suite au constat d’une difficulté à circonscrire le secteur et de la fragilité des données disponibles qui reposent sur les définitions a priori de son périmètre, le limitant bien souvent à un secteur de production « coeur » du jeu vidéo, composé d’un nombre modeste d’entreprises bien identifiées et très présentes sur le marché international. Ce coeur est encastré dans un écosystème plus vaste et méconnu, qui nourrit très largement son dynamisme : distribution, formation, pratiques amateures et indépendantes, secteur du jeu sérieux et de la gamification, développement d’une économie du spectacle, etc. Le dossier appelle les chercheurs en sciences sociales à contribuer à la compréhension de ces dynamiques passées et actuelles, et des liens entretenus avec d’autres secteurs et mondes de production créatifs liés au numérique.

Modalités de soumission
Les intentions de contribution et les textes sont à adresser à Aurélie Bur

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Appels à contributions

Gérontologie et société, « La fin de la vie des personnes âgées »

9 décembre 2019

La revue Gérontologie et société lance un appel à contribution pour le numéro 164 sur le thème « La fin de la vie des personnes âgées ». Ce numéro, à paraître en mars 2021 est coordonné par Frédéric Balard, Pierre Moulin et Cherry Schrecker.

Date limite de soumission : 9 décembre 2019

Thématique
Les publications scientifiques et les débats éthiques, légaux et politiques relatifs à la fin de la vie sont aujourd’hui nombreux. L’objectif de cet appel à articles est de problématiser ce vaste sujet au sein du champ gérontologique. Ainsi, il s’agit tout à la fois d’interroger en quoi les questions relatives à la fin de la vie dans l’âge avancé soulèvent des enjeux spécifiques, mais aussi d’analyser en quoi les différentes lectures de la fin de la vie produisent des conceptions différenciées des « personnes âgées ».

Axe 1 - Fin de vie ou fin de la vie ?
Ce premier axe de l’appel à articles s’ouvre aux réflexions épistémologiques, éthiques, sociales, légales, épidémiologiques, médicales (gériatriques, oncologiques, etc.), médico-économiques, psychologiques, historiques et philosophiques relatives à la fin de la vie ainsi qu’à des articles venant interroger les pratiques cliniques quotidiennes, et notamment les procédures techniques et décisionnelles d’accompagnement de la fin de vie des personnes âgées.

Axe 2 - Accompagner et/ou hâter la mort des personnes âgées
Ce deuxième axe vise à recueillir, entre autres, des articles qui analysent les pratiques d’accompagnement vers la mort telles qu’elles sont mises en œuvre dans et hors du contexte français ainsi que des articles qui portent sur les suicides des personnes âgées dans toutes leurs déclinaisons.
Les articles qui interrogent les discours et comportements « morbides » et/ou des syndromes associés à la fin de vie seront également considérés.

Axe 3 - Bien finir sa vie, bien mourir
Ce troisième axe attend des contributions qui interrogeront le « mourir » des personnes âgées et ses normes dans ses déclinaisons sociales, légales, médicales, etc. Il cible également des articles portant sur les lieux du mourir des personnes âgées, les pratiques et procédures concrètes mises en œuvre pour encadrer la mort auprès des mourants, des défunts et de leurs survivants qu’il s’agisse de proches ou de professionnels.

Modalités de soumission
Les propositions d’articles, en français ou en anglais, de 40 000 signes maximum, sont attendues au plus tard le 9 décembre 2019.
Elles sont à envoyer à cette adresse.

Télécharger l’appel complet et la note aux auteurs


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