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Appels à contributions

La pandémie du Covid-19 au centre des désastres du quotidien : des femmes de la Méditerranée à la mer d’Arabie s’expriment

31 mai 2020

Pour un ouvrage collectif sous la direction de Atieh Asgharzadeh et Carol Mann, un appel à contributions est lancé sur le thème « La pandémie du Covid-19 au centre des désastres du quotidien : des femmes de la Méditerranée à la mer d’Arabie s’expriment ».

Date limite de soumission des propositions : 31 mai 2020

Thématique
La pandémie de Covid-19 fait trembler le monde entier depuis février 2020. Chaque jour, nous sommes bombardés de chiffres qui ne cessent de se démultiplier — les morts, les infectés, les rescapés. Un vocabulaire très particulier se généralise : d’un côté de la planète à l’autre, tout n’est que « quarantaine », « distance de sécurité », « crise sanitaire », « virus », « guerre », « ennemi invisible ». Pourtant, le sentiment d’urgence des médias en ligne contraste avec le ralentissement de la vie quotidienne, de l’économie mondiale, la planète vit en réalité dans un temps suspendu. Ce temps est-il suspendu de la même façon pour les femmes qui doivent gérer ces consignes avec d’autres urgences, dont la misère, la guerre, la répression politique, la violence au quotidien à l’est de la Méditerranée ? Partout, les frontières se verrouillent, les services médicaux et sociaux sont dépassés et bien des populations plongent dans la pauvreté, parfois extrême.
Qu’en est-il pour les réfugiées qui vivent dans la rue, comme au Liban, les populations réduites au chômage comme en Inde ?. Si l’Occident avec ses structures supposément sophistiquées et exemplaires est en voie d’effondrement, qu’imaginer dans des pays moins bien nantis ? Quelle est la place de la catastrophe dans le quotidien des femmes en Syrie et en Irak ? Comment se soumettre aux injonctions religieuses qui dominent bien des populations à l’Est de la Méditerranée et édictent des solutions fondées strictement sur la foi et non sur la science, comme au Pakistan ou en Iran ? Les femmes sont-elles en mesure d’ignorer ces diktats ? Qu’en disent-elles ?
D’est en ouest le degré de souffrance tant matérielle qu’affective varie et c’est ici que la dimension de genre revêt toute sa signification d’une culture à l’autre.
Cette publication a pour objectif d’évaluer les conséquences de la pandémie dans leur contexte social et politique sur les femmes, de mieux comprendre la nature et la portée des mesures prises par différents pays, surtout autoritaires, et surtout d’accueillir le récit de vie de celles qui vivent dans tous ces pays.
La problématique porte sur la question de rapport entre les genres durant cette pandémie, sur les modes de gestion de crise des femmes de tout âge, ici la maladie et le confinement à travers le vécu personnel, l’engagement dans l’écriture, l’art et les recherches sociologiques. Les comportements et réactions sont ici envisagés sur le plan de l’affectif et des émotions, sur le plan symbolique et dans les différents contextes socio-politiques et aussi de culture.
Un autre but important de cette publication est de saisir l’urgence de la pandémie vécue en direct et les analyses spontanées qui en sont faites. Après tout, les évaluations postérieures seront pléthore une fois que l’angoisse du présent se sera évanouie, c’est l’instantané qu’il nous faut saisir, à la façon d’un Instagram ou Snap-Chat.
Nous vivons un moment exceptionnel : et c’est bien la perspective féminine dans ces pays le plus souvent ignorés par la presse occidentale qui nous intéressent.
En bref, ce seront des textes personnels avec une dimension sociologique, anthropologique. Des extraits de journaux personnels seront les bienvenus.
Nous faisons appel aux jeunes chercheuses (doctorantes comprises) qui habitent les pays à l’est de la Méditerranée jusqu’à la mer d’Arabie (ce qui comprend également l’Afghanistan).

Voici quelques thèmes possibles (liste non-exhaustive)
- confinement à l’intérieur, guerre à l’extérieur
- vivre l’enfermement avec un partenaire difficile
- violence contre les femmes et les enfants
- les angoisses de la solitude au féminin
- craindre pour ses proches
- les plus grands manques
- une adolescence enfermée- les plaisirs inavoués du confinement
- pratique religieuse et confinement
- maintenir le contact avec le monde extérieur
- pratiquer la ville en dépit des restrictions
- naviguer l’espace virtuel
- réinvestir l’espace privé
- quand l’espace privé ne l’est plus
- un espace à soi
- cuisine de confinement
- l’amour confiné
- quand le confinement tourne à l’enfermement
- le regard sur l’Occident en crise.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’une page (250 mots max, en format Word) avec un bref CV (mettre votre nom dans l’intitulé de votre mail) sont à envoyer avant le 31 mai à Atieh Asgharzadeh et Carol Mann, en français de préférence, en anglais ou en farsi/dari.
Vous serez informés dans la semaine sur l’acceptation de votre texte après évaluation, au mois de juin. Les textes devront faire entre 1 500 et 2 000 mots maximum, notes en pied de page, format Word, Times New Roman, interligne simple.

Remise des textes : 28 juillet.
Parution : rentrée 2020
L’intégralité des textes sera publié en langues originales en ligne sur un site dédié. L’ouvrage sera publié en français chez un éditeur parisien qui sera précisé prochainement et paraîtra à la rentrée 2020

Appels à contributions

Le temps des médias, « Masculinités médiatiques »

31 mai 2020

Pour son prochain numéro à paraître en avril 2021, la revue Le temps des médias lance un appel à contributions sur la thématique : « Masculinités médiatiques ».

Date limite de soumission : 31 mai 2020

Thématique
Ce dossier se propose d’explorer l’ambivalence des médias dans la construction des masculinités. Au-delà d’un certain universalisme affiché dans la production d’informations, il s’agira de voir comment le discours médiatique contribue tout à la fois à l’enracinement des modèles de genre (prescriptions, mises en scène d’un idéal masculin) mais aussi à l’émergence de propositions alternatives (refus du virilisme, réflexion sur la supposée « crise » des masculinités). Nous nous pencherons également sur la réception de ces différents discours.
Ces questions seront abordées à partir des trois axes de réflexion suivants :
- Axe 1. Modèles et contre-modèles masculin. Les conditions médiatiques de construction d’une masculinité hégémonique.
Ce premier axe porte sur la fabrique médiatique des « modèles » du masculin. Les médias contribuent à la production de modèles genrés au sein de la société et s’imposent comme des vecteurs importants de la diffusion de ces modèles, qu’il s’agisse des médias généralistes, de la fiction, de la publicité (Goffman, 1977 ; Soulages, 2016) ou encore de la pornographie (Kimmel, 1991). Les discours médiatiques portent sur tous les domaines de la vie publique et de la vie privée, de la politique au travail en passant par le sport, la consommation, la sexualité. On pourra par exemple évoquer les renouvellements de la figure du père que les médias mettent désormais en scène dans des registres variés : père “au foyer”, couple homoparental, père “dépassé” (…).
- Axe 2. Natures et « crises de la masculinité » dans les médias
Dans ce second axe, nous nous pencherons sur les modes d’expression, dans l’espace médiatique, de ce qui est perçu comme une “masculinité en crise” (Dupuis-Déri, 2008), ainsi qu’aux réactions engendrées par la crainte du déclin. Depuis plusieurs siècles, on voit ainsi croître un discours catastrophiste dénonçant la remise en cause de la virilité, qui serait liée à la place croissante prise par les femmes dans les sociétés. Les sujets d’inquiétude sont variés : la crainte que les femmes s’approprient les « signes » du genre quand la mode évolue (fin XVIe siècle), la critique de celles qui voudraient écrire et créer (Planté, 2015), puis de celles qui occupent de nouvelles places dans le travail (Scott, 1990), enfin les préoccupations liées aux effets de la contraception sur l’émancipation des femmes (Pavard, 2012). Ces différents « moments » ont contribué à développer un discours de la « crise de la masculinité » dont on identifie les récurrences et lieux communs (Molinier, 2004), en particulier la mise en accusation des femmes.
- Axe 3. Des hommes comme nous, des hommes comme eux. Masculinités hybrides et alternatives dans les médias.
Ce troisième axe a pour but, dans une perspective intersectionnelle, d’interroger les remises en cause et contestations de la masculinité hégémonique “blanche”, cis- et hétérosexuelle à travers les médias. Après avoir longtemps été des moyens de stigmatisation – on peut penser aux campagnes de presse contre les « parias » de la masculinité : juifs, gitans, homosexuels (Mosse, 1997) – les médias deviennent un moyen d’expression pour les mouvements réclamant une reconnaissance de leur altérité. Plus récemment, les sociologues américains T. Bridges et C. J. Pascoe proposent de penser non pas la fin des types du système de masculinités dessiné par Connell, mais plutôt leur hybridation, en particulier dans l’espace public. Ainsi, l’une des caractéristiques du “male alpha” consisterait dans sa capacité à s’approprier certains types d’attributs propres aux masculinités marginales et subordonnées, mais aussi à la féminité, comme l’attention à l’apparence physique, visible par exemple par le biais du développement de publicités relatives au soin du corps à destination d’un public masculin (Bridges, Pascoe, 2014).

Modalités de soumission des propositions
Les propositions (titre, mots-clés, résumé en 3 000 signes maximum, affiliation) sont à adresser par mail aux quatre coordinateur.e.s du numéro avant le 31 mai 2020 : Annabelle Allouch-Baker, Arnaud Baubérot, Pierre-Emmanuel Guigo et Caroline Muller.
Elles seront ensuite évaluées en double-aveugle par le comité de rédaction de la revue ainsi que par des experts extérieurs.
Elles devront respecter les normes de publication de la revue.

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Appels à contributions

Cahiers du Genre, « Les violences obstétricales »

31 mai 2020

Pour un numéro spécial à paraître en 2021, les Cahiers du Genre lance un appel à contributions sur le thème : « Les violences obstétricales ».

Date limite de soumission des propositions : 31 mai 2020

Thématique
L’objectif de ce numéro spécial des Cahiers du genre est de réunir des travaux en sciences humaines et sociales et dans une perspective internationale, de façon à documenter et analyser ces violences, en espérant ainsi motiver davantage de recherches sur ce sujet.
Trois principaux axes d’analyse sont proposés pour rendre compte des enjeux épistémologiques et des controverses que les violences obstétricales soulèvent en France et dans d’autres pays.
- L’émergence d’un sujet dans l’espace public et politique
Cet axe cherche à analyser la genèse de ce concept dans l’espace public et politique et à interroger le contexte de son émergence : qui s’est emparé du sujet ? Pourquoi ? Comment ?
- Les violences obstétricales, des violences de genre ?
Ce deuxième axe souhaite interroger le concept même de « violences obstétricales » (Castrillo 2016) et notamment la pertinence de la dimension structurelle des rapports de genre pour analyser ces violences (Sadler et al. 2016).
- Dé‐techniciser l’accouchement : émancipation ou essentialisation ?

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’articles doivent être envoyées sous forme de résumés (une page maximum) pour le 31 mai par mail à Clémence Schantz et Virginie Rozee.

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Appels à contributions

Management international, « Les espaces de coworking, une forme nouvelle d’entrepreneuriat collectif ou socialisé ? »

1er juin 2020

La revue Management international lance un appel à contribution sur le thème : « Les espaces de coworking, une forme nouvelle d’entrepreneuriat collectif ou socialisé ? ».

Date limite de proposition : 1er juin 2020

Thématique
L’objectif de ce numéro thématique est de réunir des articles permettant d’enrichir notre compréhension de l’entrepreneuriat, du type de projets et du travail au sein des espaces de coworking. Nous acceptons tous types d’approches théoriques et études de cas. Les études reflétant la diversité du phénomène et des comparaisons internationales sont particulièrement recherchées. Nous proposons quelques thématiques qui pourraient être abordées :
- Analyse d’espaces de coworking, dans différentes régions et/ou pays, pour mettre en évidence la complexité du processus de développement de projets ou d’entrepreneuriat collectif-socialisé et comparer les situations selon les pays et/ou régions du monde,
- Modalités de gouvernance et de management des espaces de coworking : espaces avec des stratégies bottom-up ou top-down, plus ou moins de participation active des coworkers, quelles conséquences ?
- Innovation, entrepreneuriat collectif-socialisé, développement collectif de projets et propriété intellectuelle,
- Profils, trajectoires professionnelles et motivations des porteurs de projets des espaces de coworking (coworkers mais aussi fondateurs qui sont parfois des entrepreneurs en série),
-  Formes d’apprentissage collectif, relations de coopération et d’entraide au sein des espaces de coworking,
-  Enjeux géographiques (localisation des activités, mobilités des individus) du développement de projets et de l’entrepreneuriat collectif au sein des espaces de coworking,
-  Le numérique comme facteur de soutien à cette forme d’entrepreneuriat collectif ou de projets collectifs,
-  L’espace de coworking comme soutien d’accompagnement pour entreprendre de nouvelles initiatives.

Modalités de soumission
Les propositions doivent être envoyées pour le 1er juin 2020 aux trois coéditeurs par courriel : Diane-Gabrielle Tremblay, Anne-Laure Lenadant et Arnaud Scaillerez.
Elles doivent respecter la politique rédactionnelle de la revue Management International.

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Appels à contributions

Espaces et Sociétés, « Démobiliser les classes populaires »

1er juin 2020

Pour son prochain numéro coordonné par Virginie Baby-Collin, Anne Clerval et Julien Talpin, la revue Espaces et Sociétés lance un appel à contributions sur le thème : « Démobiliser les classes populaires ».

Date limite de soumission des propositions : 1er juin 2020

Thématique
Dans un contexte où les classes populaires sont souvent présentées comme « apathiques », « dépolitisées » ou « aliénées », nous proposons de nous intéresser aux contraintes – symboliques, sociales et spatiales – auxquelles elles se heurtent et qui peuvent expliquer l’invisibilité ou la rareté de leurs mobilisations. Par mobilisations populaires, nous entendons des mobilisations collectives issues des classes populaires (Siblot et al., 2015), donc portées par des « groupes qui se définissent par la conjonction d’une position sociale dominée et de formes de séparation culturelle » (Schwartz, 2011) et qui s’ancrent dans différents contextes géographiques dans le monde.

Dans ce numéro, nous souhaitons analyser la dimension spatiale des obstacles et des stratégies visant à empêcher la mobilisation des classes populaires, que ce soit avant ou après que celle-ci prenne forme. La notion de démobilisation permet d’interroger de concert les pratiques qui contraignent ou empêchent l’émergence de l’action collective et les formes symboliques et matérielles visant à entraver et réprimer les mobilisations (Talpin, 2016). On peut penser par exemple, d’un côté, aux stratégies de stigmatisation ou de délégitimation (Mohammed, 2018), aux pratiques paternalistes, clientélistes ou de cooptation (Auyero, 2005 ; Mattina, 2016) ou, de l’autre, aux modes de répression, directs ou indirects, policiers ou judiciaires (Codaccioni, 2019).

Ce numéro entend ainsi poursuivre les réflexions sur les rapports sociaux spatialisés (Sauvadet, Bacqué, 2011) ou la dimension spatiale des rapports sociaux (Veschambre, Ripoll, 2005 ; Backouche et al., 2011) et, plus précisément, la dimension spatiale des mobilisations collectives (Ripoll, 2008 ; Hhmed, 2009 ; Combe, Garibay, Goirand, 2015). Il s’agit de questionner la dimension spatiale des stratégies et des modes de démobilisation dans différents contextes socio-spatiaux, différents régimes politiques locaux ou nationaux, et concernant des segments variés des classes populaires, en termes d’âge, de genre, d’origine, de nationalité, ou de position par rapport à l’emploi. Les acteurs de la démobilisation sont eux-mêmes divers : en position dominante par rapport aux classes populaires, ils peuvent être publics ou privés et agir à différentes échelles.

Les articles pourront porter sur tout type de contexte local et national ou de régime politique, selon des approches méthodologiques variées. Les démarches comparatives visant à mettre en regard des formes de démobilisation contrastées sont encouragées. Les autrices et auteurs sont invités à explorer un ou plusieurs des axes qui suivent.
- Les usages stratégiques de l’espace dans les processus de démobilisation. Les travaux sur les mouvements sociaux ont souligné à quel point l’espace pouvait constituer une ressource pour les mobilisations. L’envers de ce processus mérite également d’être envisagé : comment le maintien de l’ordre est-il pensé dans l’espace, en laissant faire ou à l’inverse en empêchant les collectifs de se rassembler ? Alors que l’accès à des espaces propres constitue un élément décisif dans les dynamiques collectives, quelles sont les stratégies mises en œuvre pour les contrôler ? Dans quelle mesure les politiques de rénovation urbaine et de « mixité sociale », ou les actions de « pacification » et de sécurisation de quartiers informels, sont-elles aussi utilisées comme des moyens de démobilisation par la dispersion de classes populaires perçues comme des classes dangereuses (Kipfer, 2015) ?
- La dimension spatiale de la démobilisation. Si l’espace peut constituer une arme de démobilisation, on s’intéressera également aux formes que prend la démobilisation dans l’espace, même quand ce dernier n’est pas utilisé délibérément pour démobiliser. En quoi l’espace peut-il devenir un enjeu, même pour des luttes qui ne concernent pas directement un enjeu spatial, comme dans les mobilisations contre une fermeture d’usine ou contre les violences policières ?
- Les échelles de la démobilisation. Comment l’échelle de la mobilisation façonne-t-elle les formes de répression en retour ? Les mouvements nationaux sont-ils traités différemment des mobilisations locales ? À l’inverse, du côté des acteurs de la démobilisation, peut-on repérer des variations, dans les modes de démobilisation, entre les actions des collectivités locales et celles des États centraux ? Entre « maisons mères », filiales locales et entreprises délocalisées ? Les éventuelles contradictions et divisions entre les politiques démobilisatrices d’acteurs situés à différentes échelles influencent-elles en retour le devenir des mobilisations ?
- La variabilité des pratiques de démobilisation selon les contextes socio-spatiaux. Tous les espaces et acteurs sont-ils logés à la même enseigne en termes de démobilisation ? Dans quelle mesure les caractéristiques des différents espaces (plus ou moins grande densité, composition sociale de la population, modes de circulation entre territoires, etc.), qu’il s’agisse de quartiers de grands ensembles, de bidonvilles, de centres anciens ou d’espaces ruraux, influencent-elles les stratégies pour étouffer les contestations (en empêchant ou contraignant les circulations, les rassemblements, en suscitant des divisions, etc.) ? Peut-on repérer un traitement différencié des populations racisé·es de la part des pouvoirs publics comme privés ? Comment l’histoire sociale, urbaine ou politique influence-t-elle ces stratégies de gouvernement et comment explique-t-elle des différences au niveau national ou infranational ? On interrogera également les effets de l’objet des mobilisations sur les réponses qui sont apportées. Les mouvements focalisés sur des enjeux spatiaux – le droit à la ville, la rénovation urbaine, le logement ou l’urbanisme – sont-ils traités différemment d’autres types de mobilisations ?
- Réagir à la démobilisation. Bien qu’il ne s’agisse pas de l’objet central de ce dossier, celui-ci sera également sensible aux conséquences de la démobilisation sur les acteurs mobilisés. Comment y répondent-ils ? En modifiant leurs répertoires d’action ? En se déplaçant dans l’espace ? En se ressourçant dans l’espace privé ou domestique face aux violences vécues dans l’espace public ? Les approches fines décrivant de façon longitudinale l’évolution des trajectoires dans le temps et dans l’espace sont encouragées.

Modalités de soumission des propositions
Les articles attendus seront compris entre 35 000 et 42 000 signes (espaces compris) en incluant notes, références bibliographiques et annexes, mais hors résumés (français, anglais, espagnol).
Les consignes aux auteurs et autrices sont disponibles ici.
Les propositions sont à envoyer avant le 1er juin 2020 par email à : Virginie Baby-Collin, Anne Clerval et Julien Talpin. Une réponse aux auteur·es sera donnée le 15 juillet 2020.

Appels à contributions

f., “frontières”

1er juin 2020

Dans le cadre du numéro de lancement de sa revue f., le collectif frontières* lance un appel à contributions sur le thème “frontières”.

Date limite de soumission des propositions : 1er juin 2020

Thématique
frontières* est un projet éditorial porté par des étudiants et jeunes diplômés d’écoles d’architecture et de design. Il se définit comme une force de travail créative indépendante pour l’édition autour de l’architecture.
Le collectif rassemblé derrière ce projet défend l’imaginaire de la frontière comme un terrain d’exploration au confluent des champs de la création. Territoire du flou, elle peut être un espace d’échanges, de rencontres, de conflits mais reste toujours dynamique et vivante.

Ayant pour objectif la mise en contact d’étudiants de différentes disciplines (dites artistiques ou non), frontières* veut élargir le brassage des cultures et favoriser les échanges inter-spécialités.

Dans un premier temps, cela se traduira par l’édition d’un magazine, f., qui sera publié fin 2020. Publication recueillant des travaux transdisciplinaires centrés autour d’un mot unique, cette revue ne s’appréhende pas de façon linéaire. Plus qu’un magazine à lire, elle se veut atlas d’un pan d’imaginaire lié au mot qui lui sert de thème. Pour sa rédaction seront mobilisés les membres du collectif que nous incarnons, mais aussi des contributeurs extérieurs qui viendront enrichir de leur point de vue notre production. Ces contributions peuvent être textuelles mais pas que : nous sommes intéressés par tout ce qui transposable sur le média papier que constituera la revue une fois achevée (photo, peinture, partition de musique... la liste ne demande qu’à s’allonger).

Le numéro 00 se déploie autour du thème ‘‘frontières’’, éponyme du projet éditorial.
À une heure où la notion de frontière est plus que jamais au cœur de l’actualité, nous tentons d’explorer ce mot dans l’entièreté de sa sémantique, son rapport à l’architecture et au territoire, son importance dans les sociétés actuelles, les problématiques qu’il implique, les possibilités qu’il nous ouvre.
Il est dans ce mot ô combien symbolique des sens pluriels. Pour nous il fait écho à la séparation concrète, théâtre d’interfaces territoriales, tant qu’à la limite abstraite entre Moi et l’Autre, entre ma praxis et les autres disciplines...

Modalité de soumission des propositions
Les intéressé.e.s peuvent envoyer un portrait en moins de 500 caractères, une note d’intention du même format concernant leur vision de la frontière et, sur un format A5, une expression libre traduisant leur sensibilité (texte, poème, création personnelle, image ou production abstraite...). Le tout est à envoyer en format PDF à cette adresse suivante. Nous encourageons l’envoi de travaux personnels qui nous permettraient de mieux comprendre votre démarche ou vos affinités.

Ceci ne constituera pas une contribution à proprement parler, puisque le collectif contactera par la suite celles et ceux ayant répondu à son appel pour une participation active à la création d’une partie du contenu de la revue f. Sa publication est prévue pour la fin de l’année 2020.

Appels à contributions

Communication, « YouTube : entre formation, information et désinformation »

8 juin 2020

Pour son 38e numéro à paraître à l’automne 2021 et coordonné par Philippe Viallon, Elizabeth Gardère et Cécile Dolbeau-Bandin, la revue Communication lance un appel à contribution sur la thématique : « YouTube : entre formation, information et désinformation ».

Date limite de proposition : 8 juin 2020

Thématique
L’intérêt d’étudier YouTube est que l’émission d’informations outrepasse tous les groupes sociaux : de la multinationale qui véhicule son image de marque et son placement de produits, voire pour faire sa promotion commerciale, en passant par le YouTubeur (terme générique) ou aussi vidéaste qui grâce à la plateforme, acquière une notoriété relative, certaine, mais éphémère permettant de propager des fake news ou infox pour déstabiliser le camp adverse ou d’agir sur l’opinion publique.

Un tel outil au service des médias ne peut que produire des usages qui nécessitent des recherches, des études quantitatives et qualitatives, analyse de discours. On voit l’intérêt de lier les deux concepts d’information et de communication d’un point de vue épistémologique. La question de recherche de ce numéro sera articulée autour de cette masse d’informations polymorphes apportée par YouTube.

Ce numéro s’articule autour de trois approches :
- 1) Analyse de la plateforme : son histoire, sa technique, son économie, sa gestion pratique, ses acteurs, les aspects juridiques qu’elle soulève, sa place dans l’environnement Google, son articulation avec l’ensemble des médias sociaux, les questions qu’elle pose au système éducatif, sa psychologie (Covington, Adams, Sargin, 2016), son bilan CO2.
- 2) Études des différents utilisateurs et la relation entre médiation et usages (Jeanneret, 2009). D’une part, ce sont les émetteurs dont la variété va d’individus isolés qui ont une pratique de loisir à des structures professionnelles aux moyens conséquents et des enjeux forts (Bento da Silva, 2019) ; d’autre part, les usagers sont tout aussi différents et ont des pratiques qui ont été encore peu étudiées. Les deux approches sont réunies dans une perspective de culture participative (Burgess et Green, 2013), qui associe création et répétition (les mêmes) (Shifman, 2012).
- 3) Étude de cas, notamment à l’international : ils apporteront des éclairages sur le rôle de la plateforme quant aux élections, l’enseignement (éducation aux médias et au numérique), au traitement des sujets d’actualité : environnement, inclusion, violences, genre.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’article doivent compter entre 1 200 à 1 500 mots (bibliographie non comprise). Elles présenteront le titre, la problématique, la méthodologie, incluant la base empirique utilisée, et les principaux résultats.
La proposition doit être anonyme. L’auteur indiquera ses nom, institution d’appartenance et coordonnées directement dans le courriel.
Merci d’envoyer vos propositions par courrier électronique aux trois coordinateurs : Philippe Viallon, Elizabeth Gardère et Cécile Dolbeau-Bandin, avant le 8 juin 2020.

La réception de chaque proposition donnera lieu à un accusé de réception par courriel, le 29 juin 2020.

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Appels à contributions

Terrain, « Technocratie »

15 juin 2020

Dans le cadre de la publication d’un numéro spécial, la revue Terrain lance un appel à contributions sur le thème : « Technocratie ».

Date limite de soumission des propositions : 15 juin 2020

Thématique
Dans les dernières décennies, la recherche et l’éducation n’ont pas été les seuls domaines à subir des expérimentations « technocratiques » visant à les réformer, à mieux les organiser et en mesurer les flux d’activité. Ces domaines sont néanmoins de bons exemples où l’expérimentation a été vive, moins pour le meilleur que pour le pire si l’on en croit la plupart des enseignants et chercheurs qui se plaignent régulièrement de la technocratisation de leur activités. Encore assimilée aux yeux du public (à tort ?) à une zone de « libre créativité », orientée vers la connaissance, plus ou moins préservée des lois et exigences du marché, le champ de la connaissance est aujourd’hui prisonnier des indicateurs, soumis à des évaluations parfois paradoxales, envahi par les formulaires à remplir, aussi sexy et compliqués à déchiffrer par les chercheurs que des modes d’emploi de machines à laver. Chaque projet de recherche, aussi court soit-il, génère par ailleurs une incroyable bureaucratie, unanimement condamnée comme délétère pour la créativité.

À partir d’un certain nombre de documents bruts bien choisis, il s’agit de donner à sentir la technocratisation des champs d’activité, de pointer les absurdités de systèmes qui prennent les données qu’ils collectent pour la réalité et de subvertir ces documents de l’intérieur. Certains documents parlent d’eux-mêmes, d’autres mériteraient d’être un peu transformés ou carrément subvertis pour en saisir la nature ou les implications. Mais il est aisé de faire sentir les attendus de l’utopie technocratique, de pointer la contradiction entre les effets recherchés (rationalité, efficacité, etc.) et ceux, contre-intuitifs et inattendus, qu’il nous est donné de vivre au quotidien entre chaos, loufoquerie, incompréhension et désordre.
On peut même aller plus loin si l’on considère que notre seule arme ou que le seul mode d’action possible qui nous reste tient de la magie voire du vaudou. Si la technocratie est un art qui se caractérise par une étonnante production d’un vocabulaire, de documents, de grilles, de listes parfois absurdes, souvent surréalistes dont on pourrait compiler les plus beaux ou les plus paradoxaux, la froideur des documents technocratiques est telle qu’elle constitue un défi pour l’art et l’imagination. Ne pourrions-nous pas ici, en réaction, inventer nos propres modes de conjuration ? Appliquer sur ces documents des formules, des solutions chimiques, des artifices graphiques, porteurs d’une forme d’efficacité magique inédite, seule capable de contrecarrer les « formulaires » de la technocratie ?

L’opération est ludique certes, mais sérieuse. Il nous saut croire dans cette magie désespérée ou dans ce que cette action peut faire apparaître de la technocratie que des articles analytiques ne pourraient pas faire. Nous proposons pour cela de faire un ou deux ateliers de black magic appliquée à la littérature technocratique. Il s’agit d’identifier d’abord des matériaux bruts à subvertir. Documents, prises de notes, comptes rendus de réunions, formulaires, etc. Il s’agira ensuite dans ces ateliers de les retravailler ou remonter selon l’envie, d’expérimenter des modes de collage, de subversion, de détournement ou d’inventer ses propres procédures magiques sur des documents que l’on aura choisi pour leur pertinence. Passer son RIBAC dans un bain d’acide, compiler les refus de projets ERC ou ANR, en retourner les formules toute faites, illustrer les ravages de l’impact factor, etc., toutes les idées sont a priori les bienvenues. Les possibilités d’articles-action subversifs ne manquent pas à condition que le matériau brut choisi parle au maximum de lui-même et illustre un aspect de la machine bureaucratique non représentable autrement. Ces documents retravaillés graphiquement (ou en collaboration avec des graphistes) seront œuvre d’argument et pourront être accompagnés d’une présentation courte.
Ils pourront concerner le monde de la recherche (par exemple compilation de lettres de refus d’ANR/ERC, des justificatifs de mission, de graphiques de facteur d’impact...) mais toute idée de documents issus d’autres milieux professionnels sera prise en considération. D’autres documents d’autres époques (médiévale, antique, etc.) ainsi que d’autres regards, décalés, sur les bureaucraties d’ici et d’ailleurs (Chine, Inde, Aztèque, Maya, etc.) seront aussi les bienvenus. De même tout document illustrant des expérimentations technocratiques sur des domaines insolites (la bureaucratie du Jugement dernier, la paperasse administrative d’un éleveur de poulets, etc.). Nous acceptons a priori tous les formats d’écriture, même les plus expérimentaux, à condition qu’ils restent amarrés à un matériau ou un document brut.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions de contribution, sous la forme d’un document brut accompagnées d’un argumentaire court, devront être envoyées avant le 15 juin 2020 à la rédaction de Terrain, par mail.
Les propositions sélectionnées seront ensuite travaillées lors d’un atelier de montage/collage, en collaboration avec des graphistes.

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Appels à contributions

Émulations, revue de sciences sociales, « Paniques morales »

15 juin 2020

Pour son 39e numéro, à paraître en octobre 2021 sous la direction de Céline Mavrot, Cédric Passard et Grégoire Lits, la revue Émulations, revue de sciences sociales lance un appel à contributions sur le thème : « Paniques morales ».

Date limite de soumission des propositions : 15 juin 2020

Thématique
L’expression de « paniques morale » est aujourd’hui largement banalisée non seulement dans l’espace des sciences sociales et humaines, mais aussi et peut-être encore davantage dans l’espace médiatique, ce qui ne manque pas d’ironie pour une notion mettant originellement l’accent sur les effets d’emballement voire de distorsion des faits induits par les médias. C’est depuis la parution de l’ouvrage de Stanley Cohen FolkDevils and Moral Panic : The Creation of the Mods and Rockers en 1972 que le concept de « panique morale » a connu une longue carrière dans le champ académique, même si Cohen n’est pas lui-même l’inventeur de la formule. Il y montrait dans une perspective interactionniste comment des bagarres entre jeunes dans une petite station balnéaire anglaise en 1964 avaient été largement amplifiées par la presse et avaient finalement conduit à un renforcement du contrôle social. De fait, selon Cohen, la panique est moins liée aux bagarres en tant que telles qu’à la manière dont sont perçus ces jeunes éloignés des normes et des valeurs des générations plus âgées. Ces jeunes Mods et Rockers apparaissent comme immoraux, ce qui les érige en figures repoussoirs voire en boucs-émissaires (folk devils). C’est en ce sens que la panique prend une dimension axiologique. À partir de là, Cohen proposait un modèle séquentiel d’analyse de la panique morale, largement repris et discuté depuis lors.
Dans ce contexte, ce numéro propose d’interroger l’intérêt et les limites du concept sous l’angle (1) de son historicité et de sa valeur heuristique, (2) des occurrences et de la dynamique interne des paniques morales, ainsi que (3) de leurs effets. Une des composantes frappantes des phénomènes de panique morale a été identifiée dans la force de leur récurrence, des mouvements très similaires pouvant régulièrement voir le jour sur certaines thématiques données, telle que la délinquance juvénile. L’amnésie générale qui frappe la société à cet égard commande d’aborder les paniques morales sous l’angle historique (Mucchielli, 2008). Les analyses en termes de paniques morales ont pour intérêt de mettre en évidence les différentes moralités (institutionnelles, professionnelles, religieuses ou de sens commun) en compétition autour du cadrage d’un phénomène social et les luttes de pouvoir qui en découlent (Massé, 2016), permettant de sociologiser les dynamiques de la construction discursive dans l’espace public. Enfin, la question des paniques morales soulève également celles des « croisades morales ». Ces dernières ont ceci de particulier que contrairement à d’autres types de mobilisations sociales, elles « ne visent pas seulement à la défense des valeurs éthiques ou normes de comportement qui les caractérisent socialement ou culturellement, mais aussi, et surtout, à imposer celles-ci à l’ensemble de la population » (Mathieu, 2005 : 6). Au vu de cette prétention à l’universalité, la question de l’efficacité sociale des croisades (ou des paniques) morales et de leurs effets se pose avec une acuité particulière.

Ce numéro se propose d’explorer l’actualité théorique de la notion de panique morale, près de cinquante ans après son apparition. Il entend dégager des pistes de recherche novatrices et des prolongements possibles en lien avec des problématiques de recherche contemporaines, au-delà des figures classiques des études sur les paniques morales. On se demandera si la diversité des cas d’étude rangés sous la catégorie de panique morale permet d’identifier des modèles communs d’analyse ou si elle ne révèle finalement que le succès d’un « concept-mou ». La notion de panique morale peut-elle nous permettre d’ouvrir la « boîte noire de la réception des discours alarmistes » (Chaumont, 2012b) et de mieux saisir leurs conséquences ? Au-delà des études de cas sur lesquelles elles pourraient s’appuyer, les contributions proposant un apport aux débats théoriques en cours sur les paniques morales seront particulièrement prises en considération. Des analyses sur les thématiques susceptibles d’être l’objet de paniques morales portant sur toute période historique et toute aire géographique sont les bienvenues. À titre indicatif, les contributions pourront s’inscrire dans l’un des trois axes suivants.

- 1. Retour historique, critique et théorique sur le concept de panique morale
- 2. Objets et dynamiques des paniques morales
- 3. Effets et usages des paniques morales

Les contributions articulant différents aspects de ces trois axes sont également les bienvenues.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’articles, d’un maximum de 1000 mots peuvent être envoyées jusqu’au 15 juin 2020 à Céline Mavrot, Cédric Passard et Grégoire Lits.

Les auteur·e·s sont prié·e·s d’indiquer un titre, 5 mots-clés ainsi qu’une courte notice biographique indiquant leur discipline et leur rattachement institutionnel. Merci d’indiquer la mention « AAC Paniques morales » dans le titre de l’e-mail lors de l’envoi de la proposition.
Les consignes rédactionnelles de la revue Émulations sont téléchargeable à cette adresse.
Émulations est une revue de sciences sociales qui publie et édite quatre numéros thématiques par an, publiés en version papier par les Presses universitaires de Louvain (Belgique) et mis en ligne en libre accès sur son site internet.

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Appels à contributions

Interventions Économiques-Papers in Political Economy, « COVID 19 et travail-emploi »

15 juin 2020

Pour un numéro à paraître en mai 2021 et coordonné par Marco Alberio (Professeur, UQAR) et Diane-Gabrielle Tremblay (Professeure, Université Téluq), la revue Interventions Économiques-Papers in Political Economy, lance un appel à contributions sur le thème : « COVID 19 et travail-emploi ».

Date limite de proposition : 15 juin 2020

Thématique
La pandémie de COVID 19 met en évidence les incongruités et problèmes associés à la mondialisation et au modèle de développement comme il a été jusqu’à maintenant pensé et mis en place. Cet évènement agit comme révélateur et accélérateur de tendances présentes. En raison de sa force de frappe et de son impact global (nonobstant les différences nationales et territoriales), cette crise met en évidence les transformations au sein des principales sphères (État, marché, famille/communauté) et à l’intersection de celles-ci.

Elle influe sur les chaînes de production, dont elle met en évidence les fragilités et les ruptures. Certaines pénuries de matériel amènent divers pays à réfléchir sur leur place dans les chaînes de production et surtout leur incapacité à produire nombre de produits essentiels.

Cet appel à articles vise à produire un numéro que pourrait rassembler des réflexions d’ordre théorique, ainsi que des contributions mettant à profit des recherches que plusieurs chercheurs au Canada et ailleurs sont à réaliser sur les effets de la pandémie actuelle de la COVID 19 et sur la manière dont elle pourrait contribuer au changement en matière d’emploi et transformer les expériences du travail et son exercice dans divers milieux. Une attention sera portée aux pratiques des organisations et institutions, ainsi qu’aux expériences et au vécu des travailleurs. Nous invitons les auteurs à soumettre des articles portant entre autres sur les thèmes suivants :
- la transformation des chaînes de valeur et leur incidence sur divers pays, et modalités d’emploi et de travail
- la réalité contrastée révélée dans divers pays, qu’il s’agisse de pays européens, de la Chine ou encore de la Corée du Sud, par exemple ;
- les transformations en termes de délocalisation, et possibles relocalisations de certaines activités suite à la pandémie ;
- l’évolution des conditions de travail dans divers secteurs, incluant les travailleurs vulnérables et à faible revenu ;
- la progression du télétravail et du travail à distance (micro-tâches) dans le contexte de l’évolution technologique et de la pandémie comme accélératrice de ces tendances ;
- les mesures adoptées par les organisations, les employeurs et les employés pour maintenir les services ou la production (entre autres en ce qui concerne les pratiques de télétravail et d’autres) ;
- durée du travail, emploi, chômage, chômage partiel …analyse des mesures gouvernementales et de leur impact sur le marché du travail, les salaires ou autres ;
- les actions collectives et les reconfigurations des positions syndicales, etc.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’article (1 page) sont à envoyer pour le 15 juin par mail à Diane-Gabrielle Tremblay et Marco Alberio.
Pour les consignes de mise en forme et d’édition de votre article, consulter le site.

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Appels à contributions

Enfances, Familles, Générations, « Droits et devoirs procréatifs : des normes aux pratiques »

15 juin 2020

Dans le cadre d’un numéro thématique dirigé par Irène-Lucile Hertzog et Marie Mathieu, la revue Enfances, Familles, Générations lance un appel à contributions sur le thème : « Droits et devoirs procréatifs : des normes aux pratiques ».

Date limite de soumission des propositions : 15 juin 2020

Thématique
L’objectif de ce dossier est de questionner les normes contemporaines du travail procréatif dans les différentes sociétés à partir de l’analyse des pratiques actuelles des différent·e·s actrice/eur·s impliqué·e·s dans ce travail - et donc dans la (non)production de nouveaux êtres humains –, dans son accompagnement et sa supervision au sein des familles. Il s’agira de mettre en lumière, dans des pays des Suds et des Nords, les injonctions légales et sociales encadrant les différentes activités relativement à la procréation, de donner à voir comment les lois et les règles sociales évoluent, la façon dont elles se renforcent ou se contredisent dans des contextes sociohistoriques donnés, tout comme les formes de résistance développées face à ces normes par les personnes impliquées dans les différentes tâches dissimulées derrière la notion de maternité (et plus largement celle de parentalité) ou par celles investies dans son suivi.

À travers ce dossier, nous souhaitons en somme actualiser l’analyse des normes procréatives pour éclairer les continuités entre différents contextes et groupes sociaux, mais aussi révéler par contraste leur singularité. Ces dernières pourront être appréhendées selon trois axes :
- 1. Les lois du travail procréatif
- 2. Face aux règles : de l’adhésion aux résistances (extra) ordinaires
- 3. Se mobiliser pour faire changer le droit.

Modalités de soumission des propositions
Les textes originaux sollicités pour le présent numéro doivent favoriser une réflexion du triptyque normes légales encadrant le travail procréatif, injonctions sociales en la matière et pratiques des acteur/trice·s, et ce dans des contextes sociaux pluriels.
Les propositions (résumés) doivent être soumises sur le site de la revue pour le 15 juin 2020. Veuillez sélectionner le titre du numéro thématique dans le formulaire de soumission. La proposition doit comprendre un titre provisoire, un résumé (1 500 à 2 000 caractères, espaces compris) et les coordonnées de tous les auteur.e.s.
Les auteur.e.s des propositions retenues devront remettre leur manuscrit au plus tard le 23 novembre 2020. Les manuscrits sont acceptés ou refusés sur la recommandation de la direction de la revue et des responsables du numéro après avoir été évalués à l’aveugle par deux ou trois lecteurs externes.

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Appels à contributions

Gérontologie et société, « Ageing in place/Vieillir chez soi : Apport des expériences étrangères et des comparaisons internationales »

1er juillet 2020

La revue Gérontologie et société lance un nouvel appel à contribution d’articles pour le numéro 165 qui paraitra juin 2021 et dont le thème sera « Ageing in place/Vieillir chez soi : Apport des expériences étrangères et des comparaisons internationales ».

Date limite de soumission : 1er juillet 2020

Thématique
Parmi les multiples questions et défis liés à la longévité accrue et aux générations nombreuses arrivant au grand âge celle des lieux de vie est centrale. Les questions peuvent se poser en termes d’adaptation du logement aux altérations de la santé, de la mobilité, de l’autonomie de la personne âgée. Elles peuvent se poser en termes d’accessibilité du logement et de son environnement pour la personne elle-même, ses proches et l’ensemble des aidants professionnels. Enfin la question du coût du logement est latente : le logement deviendra-t-il trop grand donc trop difficile d’entretien et coûteux ?

Trois thèmes, déclinés en une série de questions, sont proposés pour structurer ce numéro :
- Thème 1. Regard international sur les choix de logement
Il s’agit ici de traiter des « living arrangements » englobant le choix du logement lui-même, de sa localisation, et en particulier la distance aux proches. Les déménagements, libres ou contraints, expriment des choix de logement, que ce soit en matière de taille, confort ou statut d’occupation... Comment observer et mesurer la fréquence des déménagements, leurs motivations, le ressenti des mobiles ?
Cette partie s’intéresse aux expériences nationales, européennes et internationales en matière de nouveaux choix de modes de logement au grand âge.
- Thème 2. La fourniture des soins au grand âge : importance des contextes locaux et différences culturelles
Les rapports complexes entre les choix de logements au grand âge, leur coût, l’organisation et les modalités des remboursements des soins, les prestations sociales et les configurations familiales méritent d’être documentés. Toutes les initiatives étrangères d’offre de services qui favorisent le ageing in place présentent un intérêt.
Les soins de santé et les aides à la vie au grand âge peuvent être plus ou moins accessibles, inclusifs, et effectifs. Des expérimentations sont en cours aussi bien en France qu’à l’étranger, et partager leur bilan critique est d’un grand intérêt.
- Thème 3. Le financement du « vieillir chez soi » : modèles et retour d’expériences internationales
La question du financement du vieillir chez soi et de la viabilité économique des nouveaux modèles de domiciles adaptés, se pose au niveau macro-économique, et localement au niveau des logements existants et des quartiers, souvent inadéquats. Là aussi des articles originaux et retours d’expériences étrangères sur le partage de logement, les partenariats public/privé, l’habitat social ou participatif pour personnes âgées sont attendus. D’une façon générale, les travaux en confrontation avec l’étranger seront privilégiés.

Modalités de soumission
Les propositions d’article complet, en français ou en anglais (40 000 signes, espaces compris) accompagnées d’un titre et d’un résumé (250 mots maximum) sont attendues pour le 1er juillet 2020. Elles doivent se conformer aux consignes aux auteur de la revue et être envoyées à cette adresse.

Les soumissions d’articles doivent impérativement s’inscrire dans l’une des trois rubriques de la revue et mentionner ce choix en première page.
Pour plus d’informations sur les rubriques, le processus éditorial et les grilles d’évaluation, merci de se référer au site de la revue.

Télécharger l’appel complet en français ou en anglais.

Appels à contributions

Réseaux, « Télévision : état des lieux »

1er septembre 2020

Pour un numéro thématique coordonné par Dominique Pasquier et Franck Rebillard, la revue Réseaux lance un appel à contributions sur le thème : « Télévision : état des lieux ».

Date limite de soumission des propositions : 1er septembre 2020

Thématique
L’allocution du Président de la République du 13 avril 2020 a rassemblé plus de 36 millions de téléspectateurs, toutes chaînes confondues. Il s’agit d’un nouveau record absolu d’audience, selon Médiamétrie, opérateur historique dont les mesures portent depuis ce début d’année sur les téléviseurs, mais aussi sur les ordinateurs, smartphones et tablettes. Cet évènement, certes conjoncturel et lié à la période si particulière du « confinement », nous rappelle néanmoins ce phénomène social majeur : le visionnage de programmes diffusés par des chaînes de télévision reste la pratique culturelle la plus importante en France. Sa consommation s’est lentement érodée au cours de la dernière décennie, mais sans connaître d’effondrement, au regard de ce que le développement vertigineux d’internet avait pu laisser supposer.
La pratique télévisuelle, on le sait, a toujours été marquée par d’importantes variations selon les âges et les milieux sociaux. Ce dossier de la revue Réseaux voudrait rendre compte tout à la fois de ces permanences et de ces changements.
Tout en étant conscient du brouillage des frontières qu’a entraîné le développement du numérique, le dossier se veut résolument centré sur la télévision en tant que média audiovisuel fondé sur des grilles de programme. L’analyse de ses mutations avec internet pourra naturellement être envisagée, mais des recherches portant exclusivement sur l’univers de la vidéo en ligne, pour légitimes qu’elles soient, ne seront pas prioritaires dans le cadre de ce dossier. Ainsi, à titre d’exemple, une analyse de la carrière d’un vidéaste amateur sur internet ou le déploiement à l’international du streaming rencontrera moins les aspirations du dossier que l’analyse de live tweets ou de sites de spectateurs autour d’un programme. De façon plus fondamentale, ce sont avant tout des propositions relatives aux chaînes de télévision, à leurs programmes, et aux pratiques les entourant, qui sont attendues.
Le dossier est ouvert à des travaux portant sur toutes les dimensions concernant la production et la programmation, les contenus, la consommation et la réception : ces travaux peuvent porter sur la période actuelle comme sur des périodes antérieures, s’intéresser aux dimensions économiques, sociales ou narratives.
Les propositions doivent être fondées sur un recueil de données empiriques. Elles peuvent être de nature très différente, quantitatives comme qualitatives, relever d’enquêtes de terrain, d’analyses de corpus ou de programmes, mais elles sont indispensables.
Toutes les disciplines des sciences humaines ou sociales sont dans le périmètre du dossier.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’article d’une à deux pages précisant les questions de recherche, le corpus étudié et la ou les méthodes utilisées sont à envoyer avant le 1er septembre 2020 par email à Aurélie Bur.

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Appels à contributions

Communication, « Écrire la recherche autrement : regards réflexifs et pratiques contrastées »

14 septembre 2020

Pour un numéro thématique coordonné par Karelle Arsenault, Karine Bellerive et Louis-Claude Paquin, la revue Communication lance un appel à contributions sur le thème : « Écrire la recherche autrement : regards réflexifs et pratiques contrastées ».

Date limite de proposition des contributions : 14 septembre 2020

Thématique
L’objectif de ce numéro thématique consiste à donner un aperçu des recherches francophones en communication dont l’écriture, la méthode ou le questionnement central se revendiquent de pratiques qui n’ont pas forcément de nom, sinon celui des écritures « créatives » ou « performatives », mais qui remettent en question ou s’attèlent à déconstruire les distinctions entre les différentes formes d’écriture instituées (scientifique, littéraire, créative).
Ce numéro thématique souhaite explorer les possibilités de réfléchir aux normes d’écriture afin de montrer comment les études en communication peuvent s’approprier des pratiques généralement cantonnées aux études littéraires ainsi qu’aux disciplines artistiques et, de fait, revendiquer une posture plus créative en recherche. L’appel se veut ouvert à des travaux empiriques autant qu’à des réflexions théoriques et propose, en ce sens, deux axes pour guider les autrices et auteurs : celles d’ordres épistémologique, théorique, éthique et politique, et celles d’ordre empirique et méthodologique.
- 1) Réflexions d’ordres épistémologique, théorique, éthique, politique
Le premier axe, d’inspiration foucaldienne (Foucault, 1976), renvoie aux questionnements et aux intentions qui sous-tendent l’adoption de pratiques d’écriture transgressives ou subversives par rapport aux contraintes normatives de l’écriture scientifique en communication. L’idée consiste notamment à montrer comment ces pratiques constituent des formes de résistance épistémologique face à l’héritage positiviste qui teinte toujours la recherche en sciences humaines et sociales : comment elles s’inscrivent dans les rapports de pouvoir qui modulent la production de connaissances ; comment elles ébranlent les « régimes de vérité » qui ont cours dans le monde social et, plus spécifiquement, dans le milieu de la recherche scientifique ; comment elles négocient les impératifs de rigueur scientifique. Les autrices et auteurs sont entre autres invités à témoigner des tensions et des dilemmes qui les marquent sur le plan éthique, tant en ce qui concerne l’élaboration que la diffusion et la circulation du savoir, de même qu’à explorer les enjeux (de genre, de classes, institutionnels, disciplinaires, économiques, politiques, etc.) auxquels ils sont confrontées. La question de la responsabilité de la chercheuse ou du chercheur et celle de l’inclusion de personnes et de groupes (Alcoff, 1991-1992) dans les processus de recherche pourront, par exemple, être abordées. En bref, il s’agira de réfléchir aux savoirs « autres » que les pratiques d’écriture transgressives ou subversives par rapport aux contraintes normatives de l’écriture scientifique en communication permettent de produire, aux « devenirs » (Deleuze, 1997) qu’elles génèrent. La place est libre (ou faite) pour accueillir les regards réflexifs et les récits d’engagements.
- 2) Réflexions d’ordres empirique et méthodologique
Si l’écriture sert en effet à communiquer la recherche, elle se veut aussi potentiellement déterminante de ce qui surviendra lorsque son geste est posé consciemment et lorsque la personne qui écrit sait qu’elle fait par-là bien plus que simplement aligner des mots. Dans ce contexte, le second axe de ce numéro thématique souhaite mettre de l’avant les recherches et les réflexions d’ordre méthodologique en communication où l’écriture est mobilisée comme outil de création et de transformation, comme lieu d’émergence des idées. Colyar écrivait ainsi : « because writing is generative » ; « because writing is a reflection of the rhetorical self » ; « because writing is sense making » ; « because writing is methodology » (2009 : 425, 429, 431, 432). Les articles soumis pourront par exemple présenter des résultats de recherche où l’écriture a été mobilisée pour produire des « données », où elle a structuré la méthode d’enquête ou d’analyse, où elle a servi d’outil de recherche. Ils pourront également examiner l’écriture en elle-même ou proposer des formes variées de texte de recherche, « non conventionnelles » : des récits autobiographiques, personnels, à la première personne, des récits coconstruits, polyvocaux, des récits de pratique, performatifs, des écrits de fiction, etc. Il s’agira ici d’observer ce qu’apporte la représentation performative lorsqu’elle s’oppose à la monstration ; de s’interroger sur ce que dit l’écriture, sur ce qu’elle fait ou peut faire, autrement dit sur ce qui advient lorsque les normes de la scientificité sont déconstruites ou remises en question par l’écriture ; de voir si le flou est forcément mauvais, si la subjectivité doit nécessairement s’effacer. La porte des expérimentations créatives est ici grande ouverte.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’article doivent compter entre 1 200 à 1 500 mots (bibliographie non comprise). Elles présenteront le titre, la problématique, la méthodologie, incluant la base empirique utilisée, et les principaux résultats.
La proposition doit être anonyme. L’auteur indiquera ses nom, institution d’appartenance et coordonnées directement dans le courriel.
Merci d’envoyer vos propositions avant le 14 septembre 2020 par courrier électronique aux trois coordinateurs : Karelle Arsenault, Karine Bellerive et Louis-Claude Paquin.
La réception de chaque proposition donnera lieu à un accusé de réception par courriel.

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Appels à contributions

Revue française des affaires sociales, « Le handicap, une caractéristique parmi d’autres. Une approche croisée du handicap au cours de la vie »

21 septembre 2020

Pour un numéro de janvier-mars 2021, la Revue française des affaires sociales lance un appel à contributions pluridisciplinaire sur le thème : « Le handicap, une caractéristique parmi d’autres. Une approche croisée du handicap au cours de la vie ».

Date limite de soumission des propositions : 21 septembre 2020

Thématique

La Revue Française des Affaires Sociales souhaite dans ce dossier donner à voir la richesse d’une perspective croisée dans le champ du handicap en mobilisant des approches tant qualitatives que quantitatives ou mixtes pour étudier, aux différents âges de la vie, la dimension dynamique des
vécus et la participation sociale. Discuter, dans une perspective critique, de l’intérêt épistémologique des approches croisées dans le champ du handicap viendra également enrichir le débat et contribuera à une meilleure compréhension des enjeux entourant la connaissance du handicap.

Trois angles peuvent être particulièrement envisagés pour explorer la complexité des parcours de vie :
- l’analyse croisée des caractéristiques (handicap et une ou d’autres dimensions) et leurs conséquences sur les individus ;
- la manière dont ces caractéristiques font l’objet d’un traitement social pouvant entraîner un processus de stigmatisation (Goffman, 1963) susceptible de générer assignations et dominations sociales ;
- les ressources que les personnes en situation de handicap peuvent mobiliser ou créer et la manière dont cela peut générer de l’empowerment.

Cet appel à contribution s’adresse aux chercheur·es en anthropologie, démographie, économie, philosophie, psychologie, sciences de l’éducation, sciences de l’information et de la communication, science politique et sociologie.

Modalités de soumission des propositions
Les auteur·es souhaitant proposer à la revue un article sur cette question devront l’adresser accompagné d’un résumé et d’une présentation de l’auteur (cf. les « conseils aux auteurs » de la RFAS en ligne) à cette adresse avant le 21 septembre 2020.

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Nouvelles questions féministes, « Invisibles ou trop visibles vieilles »

30 septembre 2020

Pour un numéro coordonné par Farinaz Fassa, Vanina Mozziconacci, Clothilde Palazzo-Crettol, Marion Repetti, la revue Nouvelles questions féministes lance un appel à contributions sur le thème « Invisibles ou trop visibles vieilles ».

Date limite de soumission des propositions : 30 septembre 2020

Thématique
La situation de pandémie du Covid-19 constitue un moment de cristallisation des catégories et révèle les regards qui se portent sur la vieillesse. Présenté·e·s comme les sujets à protéger à tout prix, les vieilles et les vieux sont aussi rappelé·e·s à leurs devoirs, leur sauvegarde physique justifiant qu’elles et ils quittent l’espace social. Ainsi, même si la lutte contre l’épidémie met les sujets âgé∙e∙s en lumière, les discours sociaux leur prêtent des caractéristiques uniformes. Ils insistent sur leurs faiblesses face à la maladie mais reflètent également l’ampleur de ce qu’elles et ils mettent à disposition du bien commun par leurs engagements bénévoles - reconnaissance qui se limite néanmoins la plupart du temps à la garde des petits-enfants. Ce moment historique nous paraît particulièrement propice pour revenir sur les deux figures d’altérité proposées par Beauvoir dans La vieillesse. Elle écrit que, tout comme les femmes, les « vieillards » sont exclus de l’« universel ». En dépassant la seule analogie entre ces deux figures d’altérité et en cherchant à les penser ensemble, nous proposons une autre interrogation : les vieillardes sont-elles des femmes comme les autres ?

Plusieurs axes sont envisagés :
- Vieillesses et imbrication des rapports de domination
Nombre d’études soulignent que la division sexuelle et racisée du travail se perpétue dans la vieillesse. Une grande précarité, conséquence des inégalités héritées de l’organisation patriarcale du travail, configure particulièrement le vieillissement au féminin. Le travail gratuit qu’elles ont effectué toute leur vie le reste, contribuant ainsi à la vigueur du mode de production domestique et à sa non-reconnaissance. La reproduction de ce système d’exploitation des femmes dans la vieillesse touche les femmes de toutes les classes d’âge, comme le montre la crise du Covid 19.
- Territoires du genre, vécus matériels et corporels
Le genre assigne une corporéité différenciée à chacun·e. Différentes formes de domination, telles que l’âgisme, sont opérantes dans la vie quotidienne des femmes âgées, construisant par-là de nouvelles oppressions et notamment une forme d’invisibilité.
- Vieilles comme sujets du féminisme
Déterminer la place du sujet vieillissant dans les théorisations féministes nous semble important. Il s’agit ici d’analyser la figure de la « vieille » ou de la « vieillarde » telle qu’elle est mobilisée dans des textes qui visent à définir et à lutter contre l’injustice faite aux femmes en tant que femmes. Nous faisons l’hypothèse que cette figure est ambiguë, oscillant entre deux modèles opposés.

Dans une approche croisée et critique, ce numéro se veut international et pluridisciplinaire. Il cherche à récolter des contributions sociologiques, philosophiques, psychologiques, économiques, de politiques sociales portant sur l’articulation des différents rapports sociaux et qui questionnent les manières dont se vivent les dimensions d’égalité et de liberté dans les situations particulières décrites plus haut. Les propositions peuvent être d’ordre théorique ou reposer sur des enquêtes empiriques.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’articles de deux pages maximum sont attendues pour le 30 septembre 2020 en format Word, envoyées par courriel à Clothilde Palazzo-Crettol et Farinaz Fassa.
La 1re version des articles retenus devra être soumise à la rédaction de NQF d’ici le 15 avril 2021, dans un format conforme aux consignes aux auteur·e·s consultables sur le site de Nouvelles Questions Féministes. Le numéro sortira en 2022.

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Appels à contributions

Gérontologie et société, « Jeanne Calment et les super-centenaires »

2 octobre 2020

Pour son numéro 166, Volume 43, à paraître en octobre 2021 et coordonné par Jean-Marie Robine (Inserm & EPHE), la revue Gérontologie et société lance un appel à contributions sur le thème « Jeanne Calment et les super-centenaires ».

Date limite de soumission : 2 octobre 2020

Thématique
Le numéro 151, volume 38 de Gérontologie et société, intitulé « Longévité et immortalité : en-quêtes de sciences, en-quêtes de sens » publié en 2016, proposait un regard à la fois démographique, éthique et sociologique en interrogeant le « sens d’une vie plus longue » et en analysant la notion d’immortalité (avec de profonds questionnements sur les fondements du courant prolongéviste/transhumaniste).

Ce futur numéro vise à faire le point des connaissances sur la longévité humaine, et à explorer de nouvelles voies, en suivant quatre questionnements :
- 1. Comment expliquer l’allongement de la durée de vie des adultes qui semble se mettre en place au cours du XXe siècle dans les sociétés humaines alors que la durée de vie semblait être une caractéristique immuable des différentes espèces, y compris de l’espèce humaine ? Quels arguments a-t-on pour penser que cette évolution va s’arrêter à court terme ou au contraire peut se poursuivre longtemps ?
- 2. Les débats sur les limites de la longévité humaine dans les grandes revues scientifiques internationales, comme Nature et Science, reposent largement sur l’observation de durées de vie extrêmes. Or on sait qu’il a existé dans le passé une tendance non négligeable à l’exagération des âges. Quelle signification était donnée à la longévité exceptionnelle de certains personnages, bibliques par exemple ? Comment valide-t-on aujourd’hui les âges des supercentenaires ? Comment peut-on être sûr que Jeanne Calment est bien morte à 122 ans ? Ce travail relève-t-il exclusivement des experts, ou les généalogistes amateurs par exemple ont un rôle ?
- 3. Que sait-on de l’état de santé des nouveaux survivants ? S’agit-il d’une survie artificielle comme le pensent certains, les nonagénaires et les centenaires étant des individus, confinés à domicile ou vivant en institution, surprotégés par leurs familles ou par la collectivité ? S’agit-il, au contraire, d’une amélioration de l’état de santé des populations qui aurait accompagnée l’augmentation de la longévité des adultes, les nonagénaires et les centenaires étant des individus en meilleure santé, ayant conservés plus longtemps leur capacité à faire face aux problèmes de santé et aux affections morbides conduisant à la mort ?
- 4. À cet égard, que sait-on aujourd’hui des écarts entre l’âge chronologique et l’âge biologique ? Que recouvre la notion d’âge biologique, comment celui-ci est-il évalué ? Les centenaires, les semi-super et les supercentenaires ont-ils un âge biologique approchant l’âge chronologique des nonagénaires ?

Les contributions portant sur l’un ou l’autre de ces questionnements sont les bienvenues. Sont concernées par cet appel aussi bien les disciplines des sciences humaines et sociales (anthropologie, démographie, économie, épidémiologie, ethnologie, histoire, philosophie, santé publique, sociologie) que les disciplines des sciences du vivant (biologie, écologie, psychiatrie, psychologie et autres sciences médicales). Les approches peuvent être aussi bien populationnelle qu’individuelle, historique et contemporaine que prospective.

Conditions de soumission des propositions
Les propositions d’article complet, en français ou en anglais (40 000 signes, espaces compris) accompagnées d’un titre et d’un résumé (250 mots maximum) sont attendues pour le 2 octobre 2020. Elles sont à envoyer par email à cette adresse et doivent être conformes aux consignes aux auteur de la revue.

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Appels à contributions

Nouvelles perspectives en sciences sociales, « Le travail incertain : les salariés en quête de sens et de reconnaissance »

15 octobre 2020

Pour un numéro thématique à paraître en mai 2021, la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales lance un appel à contributions sur le thème : « Le travail incertain : les salariés en quête de sens et de reconnaissance ».

Date limite de soumission des articles : 15 octobre 2020

Thématique
La division internationale du travail, a dessiné une nouvelle configuration des espaces productifs en y intégrant des contraintes allant de l’organisationnel à l’affectif. L’incertitude en serait alors la principale caractéristique : changement des modes gestionnaires, menace de fermeture d’usine liée à la délocalisation des entreprises, transformation des modes de gouvernance des entreprises, exigence de rentabilité de la part des actionnaires, etc.

En dépit de l’intérêt croissant, tant de la part des acteurs sociaux et des décideurs, que de la part des chercheurs, les interrogations demeurent nombreuses et diverses. Comment les salariés cheminent dans les incertitudes de reconnaissance qui affectent le monde du travail contemporain ? Quels impacts sur les employés et les syndicats ? Quelles sont les modalités de résistance sur les plans individuel et collectif ?
De quelles manières les salariés tentent d’obtenir la reconnaissance de leur engagement au travail ? Quel type de ressources mobilisent-ils, et comment ?
Quels sont les facteurs d’inégalité et de stratifications sociales qui transgressent les espaces productifs et différencient l’accès des salariés aux ressources de la reconnaissance sociale ? Comment ces facteurs varient selon les pays, le genre, les catégories professionnelles, etc. ?
Comment les politiques d’entreprises se positionnent par rapport à ces demandes de reconnaissance ?

Ces questions n’épuisent pas la complexité de la thématique proposée dans ce numéro. Le but étant d’introduire un nouveau regard sur la question de la reconnaissance au travail dans une perspective interdisciplinaire en multipliant l’analyse des points de vue des agents concernés, comme les employés, les syndicats, les managers ou l’État.
Le numéro sera l’occasion également de revisiter les concepts, les approches et les paradigmes à partir desquels se pose la question de la reconnaissance au travail, au Nord comme au Sud, en mettant l’accent sur les nouveaux espaces productifs qui portent, entretiennent et consolident la mondialisation.

Modalités de soumission des articles
Les auteur·es intéressé·es par cette problématique annonceront leur projet par email à Rachid Bagaoui et à Youssef Sadik en mettant en copie Denis Martouzet. Les articles seront expédiés aux mêmes adresses au plus tard au mois d’octobre 2020. Celles et ceux qui traverseront avec succès le processus d’évaluation par les pairs seront publié·es dans le volume 16, numéro 2, de la revue, en mai 2021.

Merci de vous référer au guide des auteurs en ligne. Nous acceptons les articles allant de 6 000 à 15 000 mots environ incluant bibliographie, résumé, annexes et notes de bas de page.

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Appels à contributions

La peaulogie, « Les peaux artificielles »

16 octobre 2020

Pour son sixième numéro, la revue La peaulogie lance un appel à contributions sur le thème : « Les peaux artificielles. La technologie aura-t-elle la peau de l’être humain ? ».

Date limite de soumission des propositions : 16 octobre 2020

Thématique
L’être humain moderne occidental semble capable de changer de peau au gré de ses fantaisies. Plus que jamais dans son histoire, les nouvelles technologies lui permettent de s’émanciper de sa fragilité naturelle et primordiale. Il va jusqu’à « faire peau neuve », en réinventant son enveloppe : peaux siliconées, fluorescentes, hybridées, transgéniques, recyclées, bioniques, transparentes… Nombre de fictions scientifiques sont devenues réalité et la science‑fiction elle‑même paraît surannée. Elles semblent loin, les années 1950 où l’on rêvait aux Martiens à la peau verte : ce qui intéresse davantage, c’est la possibilité qu’a l’humain de s’extra‑territorialiser lui‑même, de sortir de soi, de dépasser les limites de son apparence physique, de faire émerger une nouvelle corporéité fantasmée, voire de devenir un monstre ou un alien pour lui‑même.

Or, que se passe t‑il si l’enveloppe de vie naturelle est altérée, si la « cuirasse » (Reich, 1933) et le support de la subjectivité psychique (Anzieu, 1985) sont modifiés ? Les conséquences en seraient‑elles la perte des contours et la dissolution du moi dans le monde extérieur, voire la folie ? Aux « techno‑prophètes », fascinés par le post‑humain, s’oppose ce que Dominique Lecourt appelle un « bio‑catastrophisme », qui le rejette avec horreur (2003). En tout état de cause, l’homme ne cesse de vouloir se faire plastes et fictor de lui‑même.

Réelles ou virtuelles, ces peaux artificielles révèlent un désir profond de mue et de mutation. En passant de la culture tissulaire fabriquée ex vivo à la bio‑impression en 3D, de la technologie haptique aux épidermes électroniques pour prothèses et robots, des implants subdermiques in vivo aux rêves de peaux imputrescibles, la science et la biotechnologie questionnent plus que jamais les nouvelles lisières de notre corps. Mais si l’on transforme cette frontière corporelle — qui est aussi une frontière ontologique —, les contours de l’humanité vont‑ils se déplacer ? L’être humain de demain, doté d’une peau artificielle, deviendra‑t‑il un homo artificialis, un mutant techno‑organique ?

Un prochain numéro de La Peaulogie, se propose d’examiner non seulement les « peaux artificielles » et les « peaux artificialisées », mais aussi de déployer les interrogations éthiques et sociétales qu’elles soulèvent. Une large place sera laissée à l’imaginaire, en convoquant des analyses artistiques et cinématographiques. On se demandera enfin en quoi les découvertes scientifiques — et les nouvelles mythologies qu’elles engendrent — mettent à l’épreuve la notion de « nature humaine », telle qu’elle s’est historiquement et philosophiquement sédimentée.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions sont uniquement soumises en ligne.

La soumission n’a pas été publiée auparavant, ni été examinée par une autre revue (sinon, merci de nous faire part de cette information en commentaire).
Pour des raisons d’anonymat , les auteur·ices ne doivent pas indiquer leur nom et coordonnées dans le texte. Le fichier nommé de manière anonyme : lapeaulogie_2020-01-29_ici-le-titre-court (ex : lapeaulogie_aaaa-mm-jj_titre-titre ).

La présentation des articles est la suivante : titre, résumé en français, liste de mots-clés en français, corps de l’article, références. Le texte est en interlignage simple ; en arial de taille 10 ; utilise l’italique plutôt que de souligner (sauf avec les adresses URL) ; et toutes les illustrations, figures et tableaux sont placés dans le texte aux points appropriés, plutôt qu’à la fin. Le texte respecte les exigences stylistiques et bibliographiques décrites dans les lignes directrices de la revue, que l’on retrouve dans Conseils aux auteur·ices. Le fichier de soumission est au format Microsoft Word, suivant la feuille de style disponible en ligne.

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Appels à contributions

Espaces et sociétés, « Cohabiter dans la ville : troubles, résistances, coopérations »

1er novembre 2020

Pour un numéro coordonné par Florence Bouillon, Marine Maurin et Pascale Pichon, la revue Espaces et sociétés lance un appel à contributions sur le thème : « Cohabiter dans la ville : troubles, résistances, coopérations ».

Thématique
Ce dossier d’Espaces et sociétés invite à explorer des situations de cohabitation dans la ville, le plus souvent involontaires, entre citadins, quels que soient leur statut – propriétaires et locataires, résidents d’établissements de logement ou de foyers d’hébergement. Nous entendons la notion de cohabitation au sens propre comme « le fait d’habiter ensemble » et dans un sens extensif, comme une organisation sociale de la sphère privée et intime en des lieux et selon des contiguïtés extrêmement divers. Cette organisation peut être ou non choisie. Elle ne garantit pas toujours la continuité d’un entre-soi familier, ainsi que le suggèrent les notions de « chez soi » ou « chez nous » : elle est soumise à des contingences économiques, aux inégalités sociales et aux empêchements d’accéder à un logement en propre, en particulier dans les grandes métropoles. Nous considérons par conséquent les formes de l’altérité qui s’incarnent dans les figures du pauvre et de l’étranger, telles que Simmel (1908) nous invite à les penser, afin d’examiner le continuum des relations de cohabitation, qui vont de la coprésence entendue comme une « activité concertée » (Joseph, 1998), éphémère mais néanmoins renouvelée, aux rapports de voisinage, dans toutes leurs nuances et complexités.

Trois pistes problématiques pourront notamment être saisies dans les propositions de contribution, afin de rendre compte des degrés d’engagement des co-habitants, allant de la « ville familière » (Agier, 2015) aux formes de sociabilités et d’urbanité qui se déploient et s’inventent dans le côtoiement entre inconnus :
- Cohabiter au sein de l’espace domiciliaire, du « chez soi », « chez nous ». Comment s’inventent des formes de cohabitation entre non familiers, dans les espaces domiciliaires du squat, du centre d’hébergement, du foyer ? Selon quels principes, valeurs, ajustements ou aménagements des intimités ? Comment l’hébergement chez un tiers se traduit-il lors de l’accueil de l’étranger – immigrant ou sans-abri par exemple –, selon quelle hospitalité et dans quelle temporalité ?
- Cohabiter au sein d’un quartier, ou encore au sein d’un immeuble. Comment se déclinent les interactions entre habitants, voisins, passants, en vue de quel ordre et selon quelles normes de cohabitation ? Comment s’expriment et s’incarnent dans des relations ordinaires des rapports sociaux structurant l’urbanité quotidienne ? Au-delà des enjeux de représentation de l’altérité, de quelles manières et selon quelles initiatives se constitue un entourage ? Quels types « d’aller vers », de lutte, de résistance, de mobilisations individuelle et collective sont développés en communauté de voisinage ? En quoi les attachements passés ou récents sont-ils partie prenante du projet d’habiter ici ou ailleurs ?
- Cohabiter au sein des espaces publics. A l’heure où les dispositifs « anti-SDF » fleurissent dans les villes du monde entier, comment se négocient les coprésences itératives au sein d’un même espace, celui de la rue ou de la place par exemple ? Comment se manifestent des conflits d’occupation, et dans quelles circonstances observe-t-on a contrario des revendications collectives pour cohabiter ? Comment les lieux en sont-ils requalifiés ? Avec quelles instances et quels acteurs se définissent des stratégies d’occupation et de recours au droit ? Comment se négocient enfin les temps des cohabitations et selon quelles contraintes ou restrictions ?

Il est attendu des auteurs et autrices que les aspects touchant à la démarche et la posture de recherche, aux méthodes et outils mobilisés soient développés afin de rendre compte des caractéristiques de l’enquête et des terrains investigués. Démarche de type ethnographique, documentaire, statistique ou encore collaborative, toutes les approches de l’enquête en sciences sociales peuvent être mobilisées. Ces aspects méthodologiques pourront même constituer le cœur de la proposition. Comment observer, décrire, rapporter, investiguer cet objet difficilement préhensible que sont les cohabitations ? Par quelles méthodes et outils ? Comment rendre compte, et à qui ? Comment intégrer l’acte de réception à l’enquête ?

Modalités de soumission des articles
La revue ne demande pas de propositions d’articles, mais directement les articles complets. Les articles ne dépassent pas 42 000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes, mais hors résumés.
Les normes de présentation et les conseils aux auteurs sont disponibles sur le site de la revue.

Les articles seront envoyés avant le 1er novembre 2020 exclusivement en version électronique par courriel à Florence Bouillon, Marine Maurin et Pascale Pichon.

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Appels à contributions

Gérontologie et société, « Société inclusive : discours, pratiques et controverses »

14 décembre 2020

Pour son numéro 167 à paraître en mars 2022, la revue Gérontologie et société lance un appel à contributions sur le thème : « Société inclusive : discours, pratiques et controverses ».

Date limite de soumission des articles : 14 décembre 2020

Thématique
Le récent rapport de Dominique Libault sur le Grand âge annonce qu’« un nouveau regard sur le grand âge est indispensable : inclusion et autonomie doivent être les maîtres mots ».
Tant au niveau français qu’international, nombreux sont les débats politiques et publics sur une société capable d’intégrer, de prendre en compte, d’inclure, l’ensemble de ses membres et notamment les publics plus âgés.
Ce numéro entend questionner les discours, les pratiques et les méthodes qui modèlent la quête d’une « société inclusive » ou l’injonction à une « société (plus ?) inclusive » pour le champ gérontologique. Il sera structuré autour de plusieurs axes :
- Axe 1. Construction(s) et déconstruction(s)
Ce premier axe invite à questionner le concept même de société inclusive et ses multiples déclinaisons : société bienveillante, accueillante, solidaire, amie des aînés… Existe-t-il un socle commun qui se décline dans l’ensemble des définitions ? Quels sont les enjeux et les acteurs qui portent ces définitions ? Quelles sont les tensions entre les grandes dimensions qui structurent l’inclusion (participation, solidarité, citoyenneté, déstigmatisation, sensibilisation, intergénérationnel…) ? Quelles sont les normes et la dimension prescriptive induites par la façon d’envisager ou au contraire de laisser de côté certains aspects ? Peut-on mettre en évidence des formes de défiance ou de résistance à la promotion de cette démarche ?
- Axe 2 : Au cœur de la société inclusive, des enjeux de citoyenneté et de participation sociale
L’objectif de cet axe est d’explorer l’une des spécificités de cette « société inclusive » contemporaine, à savoir la manière dont elle favoriserait, dans le discours et/ou dans les pratiques, la prise en compte réelle de « la parole des vieux ». Comment s’organise cette mobilisation et cette participation des personnes âgées au sein de la cité, quelle que soit leur condition sociale ou de santé ? Comment s’organisent les logiques de « co-construction » ? Que ce soit à domicile ou en établissement, comment, au-delà de la simple consultation, favoriser « l’autodétermination » réelle des personnes ?
- Axe 3 : Société inclusive : des réalités plurielles
Le dernier axe propose de saisir et d’analyser les expériences et les initiatives mises en œuvre, à des échelles et dans des domaines d’application variés (habitat, transports et lieux de tourisme, environnement social et physique, lieux de travail, activités culturelles ou sportives ou lutte contre les stéréotypes discriminants…). Quelles leçons peut-on tirer des variations transnationales d’une même notion ou d’un même référentiel d’action publique ? Quels acteurs se saisissent et soutiennent ces pratiques sur un territoire donné ? Comment ces pratiques redéfinissent-elles les rapports entre acteurs, que ce soit les représentations de l’État, la société civile ou encore, les personnes parlant en leur nom propre ? Comment évalue-t-on des pratiques inclusives ? Existe-t-il un risque qu’au nom de l’inclusion du plus grand nombre, les besoins spécifiques de certaines populations minoritaires soient négligés ? Que des dispositifs visant l’inclusion des uns entraineraient l’exclusion d’autres ?

Modalités de soumission des articles
Les propositions d’articles complets (en français ou en anglais) de 40 000 signes maximum, sont attendues au plus tard le 14 décembre 2020.
Elles sont à envoyer par mail à cette adresse et devront respecter les consignes aux auteurs.

L’appel à articles et toutes les informations sur Gérontologie et société sont également disponibles sur le site de la revue.

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Appels à contributions

Simone de Beauvoir Studies, « Situer les masculinités »

1er mars 2021

Dans le cadre d’un numéro spécial avec pour rédacteurs invités Todd W. Reeser et Kaliane Ung, la revue Simone de Beauvoir Studies lance un appel à contributions sur le thème : « Situer les masculinités ».

Date limite de soumission des propositions : 1er mars 2021

Thématique
Nouvelle branche des études du genre, les Critical Studies on Men and Masculinities (CSMM) ou les études de la masculinité continuent d’être profondément nourries par la pensée féministe. Ce numéro spécial souhaite faire entrer le corpus et l’héritage de Beauvoir en conversation avec les études de la masculinité, en partant des axes de réflexion suivants :
- de quelle manière Beauvoir théorise-t-elle la masculinité des hommes ou des femmes ?
- Les hommes sont-ils « nés » hommes ou le deviennent-ils ?
- Qu’en est-il de la masculinité de Sartre ?
- Quelle est l’influence de Beauvoir sur les études de la masculinité ?
Nous accueillons également les travaux sur les études de la masculinité qui ne se penchent pas uniquement sur Beauvoir. Pour ce numéro spécial des Simone de Beauvoir Studies, à paraître en octobre 2021), nous acceptons des articles de 7000–8000 mots (en anglais ou en français) traitant de la question de la masculinité.

Modalités de soumission des articles
Les articles doivent être soumis à la revue sur la plateforme numérique en respectant les consignes aux auteur.trice.s. Tous les textes seront lus par des évaluateur.trice.s anonymes. Les articles non sélectionnés pour ce numéro pourront être considérés pour d’autres numéros à venir.

Plus d’informations sur la revue en ligne.


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