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La rubrique « Vient de paraître » annonce la publication de livres récents, dont les auteur·e·s sont membres de l'AISLF. À compter du 1er septembre 2018, cette rubrique est réservée aux adhérent·e·s à jour de cotisation (décision de Bureau de l'AISLF, novembre 2016).
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Vient de paraître

L’imaginaire de la politisation antiraciste

Louisa Baralonga

Louisa Baralonga, L’imaginaire de la politisation antiraciste, L’Harmattan, Paris, 2 juillet 2019.

Comment comprendre l’engagement antiraciste envers des individus assimilés à des descendants d’esclaves et de colonisés en France ? L’auteur offre une analyse sociologique et psychosociale d’un investissement dans une association parisienne créée sous l’ère Sarkozy. Par une lecture historique des imaginaires et la mobilisation de données sociobiographiques, l’auteure va saisir les liens entre la colonisation et les constructions représentatives racistes.
Ainsi sont offerts aux spécialistes de la formation et de l’encadrement des adultes de précieux outils afin de comprendre le sentiment d’identification à des groupes constitués sur un sentiment de domination ethno-sociale.

Louisa Baralonga est membre de l’AISLF

Vient de paraître

La créativité culinaire

Frédéric Zancanaro

Frédéric Zancanaro, La créativité culinaire, Presses Universitaires François Rabelais, Tours, 27 juin 2019.

Dès la seconde moitié du XVIIe siècle, le degré d’excellence atteint tant au niveau esthétique que technique par la cuisine savante permet de faire passer la cuisine du rang d’activité domestique et artisanale au rang de pratique professionnelle artistique. Comment se construisent des œuvres dans l’art culinaire contemporain français ? À travers l’analyse des menus figurant dans les cartes des restaurants tri-étoilés au guide Michelin et des entretiens biographiques, cet ouvrage montre que le processus de production des œuvres culinaires varie en fonction de la socialisation professionnelle, de l’histoire de vie, et des interactions nouées avec le monde de l’art culinaire dans une arène gastronomique.
De Paul Bocuse à Alain Passard en passant par Anne-Sophie Pic et Michel Bras, comment le parcours de chaque chef a influencé leur créativité ? Et comment se définit la signature esthétique de chacun ?
En explorant les grandes tendances de la cuisine française depuis 40 ans, ce livre offre une immersion dans ce qui fait l’essence même de la gastronomie française et contribue à définir ce qu’on pourrait appeler « espace social gastronomique ».

Frédéric Zancanaro est membre de l’AISLF

Vient de paraître

Penser le gouvernement des ressources naturelles

Didier Busca, Nathalie Lewis

Didier Busca, Nathalie Lewis, Penser le gouvernement des ressources naturelles, Presses de l’Université Laval, Avril 2019, Laval

À partir de contributions d’horizons disciplinaires variés, cet ouvrage a pour objectif d’éclairer la variété des modes de gouvernement de la nature et les dilemmes de la gestion et de la protection de ses ressources, en France et au Québec. Examinant à la fois l’économie comme impératif du développement territorial, la fabrique sociale des problèmes et des risques environnementaux et sanitaires, la dialectique entre participation et négociations dans l’action environnementale et les inégalités et sentiments de justice qu’elle suscite, les auteurs proposent de penser le gouvernement des ressources naturelles et ses voies de transition. Même s’il ne s’agit pas d’un manuel des « bonnes pratiques » en matière de protection de la nature, cet ouvrage fera réfléchir un large public de chercheurs, d’étudiants, de professionnels et de citoyens aux exigences sociales de protection de la nature et de ses ressources.

Didier Busca et Nathalie Lewis sont membres de l’AISLF

Vient de paraître

Protéger l’enfant. Mise en perspective d’une reconfiguration du statut de l’enfance

Céline Jung

Céline Jung, Protéger l’enfant. Mise en perspective d’une reconfiguration du statut de l’enfance, Champs social éditions, 2019, Nîme

L’intervention publique dans l’intimité de la famille caractérise les relations de l’État et de la famille dans l’époque moderne, dont le propre est le dédoublement des espaces privé et public articulés autour de l’enfant dès lors que celui-ci est retiré de l’espace commun.
Mais elle est souvent analysée du point de vue des rapports de force entre les acteurs plutôt que du point de vue de ce qui les réunit. En partant des relations contractuelles entre parents et services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), ce travail analyse l’évolution des rapports familles-institutions au prisme du statut de l’enfance et de son évolution au cours du temps. Une étude socio-historique sur la base de dossiers de protection administrative de l’ASE depuis les années 1960 doublée, pour la période contemporaine, d’entretiens avec des parents, permet de retracer les évolutions d’un travail négocié avec la famille. La recherche fait apparaître que l’enfant prend de plus en plus une place d’acteur dans sa propre protection selon son évolution en âge et en discernement, évolution qui pourrait bien comporter un revers rendant l’enfant acteur du danger qu’il encourt au même titre que de la protection à laquelle il a droit. Nous montrons ici que si l’enfance moderne s’est construite sur l’idée d’un temps et d’un espace spécifiques consacrés à une éducation à l’écart des adultes, loin d’être unifiée, l’enfance contemporaine se voit accéder à un statut inédit qui questionne autant l’éducation familiale qu’institutionnelle. De nouveaux modes de socialisation se font jour dans un renouveau du mélange des âges sans qu’il soit sûr que l’expérience concrète et la spécificité de l’enfant y soient réellement prises en compte. L’articulation des sphères publique et privée se recompose autour de l’enfant : dans le face-à-face des parents et des institutions, la société civile pourrait prendre une place de tiers renforcée.

Céline Jung est membre de l’AISLF

Vient de paraître

Figures du vieillir et formes de déprise

Stefano CAVALLI, Anastasia MEIDANI

Stefano Cavalli, Anastasia Meidani, Figures du vieillir et formes de déprise, éditions érès, 30 mai 2019, Toulouse.

Face à l’allongement de la longévité et à l’entrée massive ces prochaines années des baby-boomers dans le grand âge, il est important d’améliorer les savoirs sur les dynamiques de vieillissement. C’est l’ambition de cet ouvrage, porté par des travaux internationaux réunissant sociologues et professionnels de soins. Il développe et enrichit la réflexion autour des expériences du vieillir à partir du concept de déprise. La déprise désigne un travail d’aménagement du parcours de vie qui s’appuie sur une série de tentatives de substitution d’activités ou de relations. Elle suppose une tension entre le sentiment des limites, corporelles et cognitives, et la volonté d’assurer une continuité identitaire mais aussi un désir de s’assurer une présence différente au monde.

À contrecourant d’approches réductionnistes, âgistes et sexistes, qui ont construit une image négative du vieillissement, les auteurs, canadiens, français, allemands, suisses, rendent compte de ces « arts de faire » qui questionnent l’inscription des aînés dans le temps et l’espace, le rapport à soi et aux autres mais aussi les disparités sociales et genrées. Ce tour d’horizon montre bien la nécessité de considérer les spécificités socioculturelles et politiques dans l’analyse des différentes figures du vieillir.

Stefano Cavalli est membre de l’AISLF

Vient de paraître

Introduction à la sociologie urbaine 2nde édition

Jean-Marc Stébé, Hervé Marchal

Jean-Marc Stébé, Hervé Marchal, Introduction à la sociologie urbaine 2nde édition, Armand Colin, 15 mai 2019

La ville en tant qu’établissement humain s’est largement imposée dans nos manières de penser, de sentir, d’agir, de bouger, de communiquer, d’aimer, de consommer… Il n’est donc pas étonnant de voir les grands auteurs de la sociologie intégrer la ville dans leurs réflexions. Qu’il s’agisse de Karl Marx, Émile Durkheim ou encore Max Weber, tous ces pionniers de la sociologie ont vu dans la grande ville le lieu même de la modernité, et leurs travaux ont permis le développement de la sociologie urbaine.
Si dans cet ouvrage les grandes figures (Henri Lefebvre, Raymond Ledrut, Henri Raymond…) sont étudiées, cela ne veut pas dire pour autant que seuls les sociologues urbains sont mobilisés. Géographes, politistes, philosophes, architectes étayent ponctuellement le propos au point que les limites de la sociologie urbaine deviennent parfois si poreuses qu’il semble préférable de parler plus largement d’études urbaines (urban studies). Ce manuel entend déborder le champ de la sociologie urbaine en étudiant nombre de problématiques liées au monde urbain actuel (fragmentation territoriale, gouvernance, patrimonialisation, aménagement…).

Jean-Marc Stébé et Hervé Marchal sont membres de l’AISLF

Vient de paraître

La promotion de la santé au prisme du genre. Guide théorique et pratique

Jean-Yves Le Talec, Danièle Authier, Sylvie Tomolillo, Nathalie Bajos (Préface), Emma (ill)

Jean-Yves Le Talec, Danièle Authier, Sylvie Tomolillo, Nathalie Bajos (Préface), Emma (ill), La promotion de la santé au prisme du genre. Guide théorique et pratique, Presses de l’EHESP, avril 2019.

Le mouvement en faveur de la promotion de la santé s’est développé au moment où se concrétisait le concept de genre en sciences sociales. Ces deux grandes idées de la fin du XXe siècle sont nées des mobilisations collectives internationales des années 1960 contre la pauvreté et pour l’égalité. Malgré l’évidence de ce que l’on nomme aujourd’hui une « convergence des luttes », la santé et sa promotion n’ont pas fait du genre un thème majeur et le genre a peu investi le champ de la santé publique.

Ce guide théorique et pratique vient combler ce vide. Né d’une expérience de terrain en situation de formation, il montre que promotion de la santé et genre sont intrinsèquement liés sur le plan théorique, militant, et professionnel et souligne l’importance de la prise en compte du genre comme déterminant d’inégalités de santé.

L’objectif est double : sensibiliser les professionnel·le·s de santé du secteur public et associatif aux stéréotypes qu’ils peuvent véhiculer, avec des conséquences sur la prise en charge et la santé des usagers et mettre à disposition des professionnel·le·s un ensemble de recommandations.

✔ Cet ouvrage s’adresse aux professionnel·le·s du soin et de l’intervention sociale dans les champs de la santé, aux étudiant·e·s, enseignant·e·s et chercheur·e·s en sciences sociales, ainsi qu’aux associations en promotion de la santé, afin d’améliorer la formation et les pratiques professionnelles.

Couverture illustrée par Emma, ex-ingénieure informaticienne. Elle est aujourd’hui autrice et illustratrice.

Jean-Yves Le Talec est membre de l’AISLF

Vient de paraître

Banlieues, cités ghettos, bidonvilles, campements... Définitions, mythes et réalités

Hervé Marchal, Manuel Boucher (dir.)

Hervé Marchal, Manuel Boucher (dir.),Banlieues, cités ghettos, bidonvilles, campements... Définitions, mythes et réalités, L’Harmattan, 4 avril 2019

Dans un contexte d’accroissement mondial de fortes inégalités propice à la décomposition du lien social, cet ouvrage collectif décrit et analyse des territoires (cités d’habitat social, zones urbaines périphériques, ghettos, bidonvilles, campements…) où se donne le plus à voir, aujourd’hui, la concentration des di­cultés et des vulnérabilités productrices de phénomènes de désorganisation et de réorganisation sociale.

L’étude des dynamiques de captivité territoriale ; des processus de stigmatisation et de contre-stigmatisation, de discrimination, de ségrégation et de séparatisme social ; des revendications culturelles et identitaires ; des expressions multiformes de la violence ; des pratiques d’intervention, de médiation et d’accompagnement social communautaires ; des rapports confrontationnels aux institutions ; des modalités de traitements politiques et médiatiques de quartiers (im)populaires et leurs habitants sont, notamment, autant de façons d’interroger les logiques d’action en cours au sein de territoires défavorisés et marginalisés que nous considérons dans ce livre, d’une part, comme des révélateurs ou des analyseurs des processus de fragmentation sociale et spatiale contemporains et, d’autre part, comme des lieux de conictualisation, d’expérimentation et de réinvention sociale, culturelle et politique.

Hervé Marchal est membre de l’AISLF

Vient de paraître

Territoires au singulier, identités au pluriel

Jean-Marc Stébé, Hervé Marchal (dir.)

Jean-Marc Stébé, Hervé Marchal (dir.), Territoires au singulier, identités au pluriel, L’Harmattan, 17 avril 2019.

Cet ouvrage entend croiser de façon systématique deux questions très actuelles et au cœur de bien des enjeux de société contemporains : celle du territoire et celle des identités. L’ambition peut paraître déraisonnable tant les notions de territoire et d’identité font l’objet de multiples dénitions et sont sujettes à débats et controverses. Pourtant, à travers 13 contributions issues notamment des travaux du Comité de recherche 01 « Identité, espace et politique » de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), le dé entend être relevé en analysant, d’une part, comment les territoires sont le théâtre de jeux et d’enjeux identitaires, et d’autre part, combien les identités sont travaillées à partir de leur territorialisation. Identités ancrées spatialement et territoires travaillés identitairement, telles sont in ne les deux clefs de voûte de cette entreprise collective qui rappelle à quel point l’être humain est aussi bien un animal identitaire qu’un animal spatial : animal identitaire dans la mesure où la question du sens est au fondement de bien des questions humaines, tellement humaines ; animal spatial dans le sens où aucun être humain ne vit hors-sol.
C’est à l’aune de cette perspective d’ensemble que les auteurs réunis dans cet ouvrage nous emmèneront aussi bien au Cameroun qu’en Nouvelle-Calédonie, en passant par le Mozambique, Madagascar ou encore la France. Parallèlement, ce sont à la fois les bidonvilles, les zones périurbaines, les centres-villes gentriés et les campagnes reculées qui seront visitées, toujours en croisant les questions territoriales et identitaires. Celles-ci seront également analysées à partir de multiples acteurs : élus, simples habitants, artistes engagés, militants, hackeurs, architectes, urbanistes et autres acteurs institutionnels.

Jean-Marc Stébé et Hervé Marchal sont membres de l’AISLF

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Les sociétés de l’expérimentation. Enjeux épistémologiques, éthiques et politiques.

Baptiste Godrie , Pierre-Marie David , Tarik Benmarhnia

Baptiste Godrie , Pierre-Marie David, Tarik Benmarhnia, Les sociétés de l’expérimentation. Enjeux épistémologiques, éthiques et politiques., Presses de l’Université du Québec, 2019

Le présent ouvrage pose un regard pluridisciplinaire sur les enjeux épistémologiques, éthiques et politiques de la mise en forme des problèmes sociaux contemporains à travers l’expérimentation. À partir de réflexions et d’études de cas venant de disciplines comme l’éthique, la philosophie, la sociologie, l’épidémiologie, la criminologie et l’histoire, ce livre définit l’expérimentation comme une modalité de production des savoirs transformant les sujets et les objets qu’elle met en relation. Plus particulièrement, il propose une réflexion sur le concept de « sociétés de l’expérimentation » envisagé à partir d’une série de tensions entre les preuves et les valeurs, l’émancipation et l’assujettissement, l’objectivation scientifique et la participation sociale.

Le livre est constitué de trois parties : 1) une mise en perspective historique et épistémologique de l’expérimentation ; 2) un questionnement issu d’études de cas ; 3) une réflexion sur la force politique de l’expérimentation ainsi que des points de vue philosophiques et sociologiques sur l’inclusion et la participation sociales.

L’ouvrage s’adresse particulièrement aux étudiants et étudiantes en sciences sociales et en sciences de la santé. La perspective proposée est aussi susceptible d’intéresser un public plus large cherchant à mieux comprendre les fondements historiques et épistémologiques de l’expérimentation, ainsi que ses dynamiques au sein des sociétés d’aujourd’hui.

Baptiste Godrie est membre de l’AISLF

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Enquêter dans les organisations. Comprendre pour agir.

Florence Osty, Anne-Claude Hinault, Laurence Servel

Florence Osty, Anne-Claude Hinault, Laurence Servel, Enquêter dans les organisations. Comprendre pour agir., Presses Universitaires de Rennes, 2019.

Ce manuel propose une démarche et des repères sur la manière dont l’enquête sociologique peut être mobilisée en situation d’intervention dans les organisations (privées, publiques ou associatives). Il envisage l’enquête comme une expérience à vivre et il invite à développer une posture réflexive d’analyse de la pratique et de la relation au terrain. De très nombreux exemples empiriques, issus de terrains variés, permettent d’illustrer le propos. Il s’adresse ainsi tant aux étudiants en sciences sociales qu’à tous les praticiens qui recourent à l’enquête dans leur fonction : chargés d’études, consultants, intervenants en sciences humaines et sociales, responsables RH, partenaires sociaux…

Florence Osty est membre de l’AISLF


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