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Dimanche 20 octobre 2019, 10h26

Source : https://www.aislf.org/spip.php?article3819


La Peaulogie, « Tatouage éthique et inclusif : la peau comme marqueuse politique »

30 novembre 2019

Pour le numéro quatre de la revue LA PEAULOGIE, l’équipe éditoriale lance un appel à contribution sur le thème « Tatouage éthique et inclusif : la peau comme marqueuse politique », dossier thématique du numéro sous la direction de Claire Lahuerta.

Date limite de soumission : 30 novembre 2019

Thématique
La peau est la part visible de l’être humain. Son interface avec le monde extérieur, l’objet du premier regard, du jugement, de la contemplation. Au-delà, la peau - prolongement palpable et sensible de l’individu - devient un objet cultuel, politique, religieux, social.
A travers la thématique de ce second numéro, « Les peaux : entre trophées et reliques », nous souhaitons attirer l’attention sur ces divers sens donnés à la peau (humaine, mais pas exclusivement), à ses « traductions » en terme ethnologique. Comment ses transformations, ses présentations, ses dissimulations revêtent un sens et une volonté qui dépassent la volonté individuelle, et peuvent s’étendre à un groupe tout entier (stigmatisation, adoration, hiérarchie, etc.). On s’intéressera notamment aux reliques corporelles (du latin reliquiae, « restes »), à la peau-relique, aux cheveux. Soit, à la perpétuation de la mémoire et du message de l’individu à travers la peau (qu’elle soit marquée ou pas). Quelle est la variété de ces dermato-reliques à travers le monde ? Cheveux de telle sainte, peau de Marie-Madeleine touchée par le Christ dans un reliquaire de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume (le « Noli me tingere » de la Pâques), scalp nord-américain, poils humains incorporés dans une poupée vaudou (ouanga) haïtienne, téguments de Saint-Louis bouillis à Tunis en 1270 et révérés comme reliques insignes, et même l’ensemble du volume cadavérique préservé grâce aux techniques de la taxidermie ou d’embaumement pour ce qui est du corps des nantis (rois, reines, aristocrates, grands ecclésiastiques… dirigeants communistes !), etc. Dans certaines aires culturelles, un jour au moins est consacré à ces saintes reliques (le dimanche d’après la Toussaint par exemple dans les sociétés sous influence catholique), mais qu’en est-il des rituels entourant d’autres fragments - superficiels - du corps sanctifié ? Les reliques, qu’elles concernent directement la peau et ses phanères, sont considérées comme porteuses de vertus, de pouvoirs. Ce qui redouble leur importance sociale au fil des générations, leur place dans les rituels. Quel est ce sens donné à cette interface homme/société, homme/divinité, homme/éternité ?
Nous souhaitons croiser les approches dans une perspective interdisciplinaire (sciences fondamentales et humaines) : anthropologie, médecine (dermatologie surtout, mais pas exclusivement), ethnologie, archéologie, histoire, théologie, etc. Avec ces visions multiples, ce numéro spécial vise à comprendre pourquoi la peau n’est pas un organe comme les autres, et peut-être même l’organe le plus social qui soit...

Modalités de soumission
Soumission avant le 30 novembre 2019 uniquement en ligne via le formulaire

Appel complet à consulter en ligne


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