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Appels à contributions

Techniques & Culture, « Ce que fabrique le genre »

21 novembre 2020

Pour un numéro de la revue Techniques & Culture coordonné par Pascale Bonnemère, Franck Cochoy et Chloé Clovis Maillet, à paraître en 2022, un appel à contributions est lancé sur le thème : « Ce que fabrique le genre ».

Date limite de soumission des propositions : 21 novembre 2020

Thématique
Il y a 90 ans, Marcel Mauss parlait de la division par sexes comme « une division fondamentale qui a grevé de son poids toutes les sociétés. Notre sociologie, sur ce point, est très inférieure à ce qu’elle devrait être. On peut dire à nos étudiants, surtout à ceux et à celles qui pourraient un jour faire des observations sur le terrain, que nous n’avons fait que la sociologie des hommes et non pas la sociologie des femmes, ou des deux sexes » (1969 [1931] : 15). Mauss soulignait quelques années plus tard que « deux choses étaient immédiatement apparentes à partir de [la] notion de techniques du corps : elles se divisent et varient par sexes et par âges ». Il ajoutait que cette division des techniques du corps entre les sexes n’était pas simplement la division du travail entre les sexes (1950 [1936] : 373).

Tout est là, ou presque, pour commencer à se saisir de la question des rapports entre le genre et les techniques. Mauss évoque déjà l’androcentrisme qui marque les sciences sociales ; il présente le genre – même si son vocabulaire n’est pas celui d’aujourd’hui – comme une dimension qui traverse la vie sociale, un opérateur de portée générale ; il alerte enfin sur le fait que la division des techniques du corps entre les sexes va au-delà des formes sexuées du travail.

Ce numéro de Techniques & Culture aimerait s’appuyer sur ce programme – qui reste encore largement à bâtir – à partir d’études de cas provenant de différentes époques et aires géographiques.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions sont ouvertes jusqu’au 21 novembre 2020 et sont à envoyer par mail.

Voir l’appel en ligne.

Appels à contributions

Gérontologie et société, « Personnes âgées et COVID 19 »

Pas de date de clôture

La revue Gérontologie et société ouvre un appel à articles sur le thème : « Personnes âgées et COVID 19 ».

Thématique
Dès les premières semaines où il a été question du Covid 19, les « personnes âgées » ont fait l’objet de nombreuses attentions. Présentées par certaines approches en épidémiologie ou en santé publique comme des « victimes potentielles » qu’il faut protéger, les personnes âgées ont également pu être désignées comme des « sacrificiées prioritaires » en cas de nécessité de tri dans les services de réanimation. La crise du Covid 19 a brutalement rappelé que l’âge demeure un critère déterminant de gestion des populations. Face à une politique de santé publique prônant des mesures de protection globale basées sur la létalité par âge du virus, de nombreuses controverses autour de notions de liberté et de sécurité se firent jour. La crise du Covid 19 soulève ainsi de nombreuses questions d’ordre sociale, éthique et juridique qu’il convient de traiter.
Au sein des Ehpad, lieux de vie transformés de fait en lieu de soins, un confinement souvent strict a été imposé aux résidents. Comment les résidents et leurs proches ont-ils vécu ces évènements ? Comment le travail des professionnels s’en est trouvé modifié ? Comment les équipes de ces établissements ont-elles fait face aux injonctions multiples et parfois contradictoires ? Que sait-on des situations au domicile des personnes âgées touchées par le virus et plus largement de celles isolées de leurs proches voire des professionnels assurant le care ?
Par ailleurs, toutes les régions du monde et de France n’ont pas eu à faire face à l’épidémie à la même période ni dans les mêmes circonstances et toutes n’y ont pas répondu de la même manière. Quel que soit l’angle choisi, les travaux venant questionner la dimension internationale du rapport entre âge et Covid 19 sont attendus. Enfin, les travaux interrogeant la dimension historique de cette crise seront bienvenus.
Les propositions attendues peuvent provenir de toute discipline et de toute approche théorique. Les contributions étrangères ou dans une logique comparatiste sont les bienvenues. Les débats, controverses, ainsi que des contributions visant à rendre compte d’expérimentations réalisées et/ou à venir sont également attendus et pourront alimenter les rubriques « Perspectives et retours d’expériences » de la revue et quelques « Libre propos ».
Les contributions peuvent être soumises en français ou en anglais.

Modalités de soumission des articles
Cet appel à articles est un appel permanent sans date de clôture.
Les contributions – en particulier pour les rubriques « Libres Propos » et « Perspectives et Retours d’Expériences » - pourront être publiées en ligne au fil de l’eau.
Les articles pourront être mis en ligne dès leur acceptation par les experts. La publication papier aura lieu dans un second temps.
Les articles abordant les questions relatives à la fin de vie pourront être réorientés vers le numéro à paraître en octobre 2020 sur la fin de vie.

Les propositions d’article complet, en français ou en anglais (40 000 signes, espaces compris) comportent également un titre et un résumé, et sont conformes aux consignes aux auteurs.
Les propositions sont à envoyer à cette adresse.

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Appels à contributions

Revue des sciences sociales, « Confiance et vérités »

30 novembre 2020

Pour son numéro 67 à paraître au premier semestre 2022, sous la direction de Christophe Pons et Benoît Fliche, la Revue des sciences sociales lance un appel à contributions sur la thématique « Confiance et vérités ».

Date limite de soumission des propositions : 30 novembre 2020

Thématique
La confiance est un thème ancien des sciences sociales et a d’abord été abordé comme le ciment vertueux du lien social (Durkheim 1893 ; Weber 1920 ; Simmel 1950), puis comme stratégie dans les analyses de psycho-anthropologie (Cook 2001) ou les théories culturelles de l’esprit (Robbins 2008). Comme le souligne M. Carey (2017), l’analyse de la méfiance fut plus tardive et longtemps perçue comme son pendant non-vertueux ; depuis peu cependant des développements en renouvellent et complexifient l’approche (Boltanski 2012 ; Allard, Carey, Renault 2016). De son côté, la vérité fut beaucoup questionnée par les analyses juridiques et scientifiques de l’administration de la preuve (Dupret 2011 ; Allard 2014 ; Ben Hounet, Puccio 2016) mais est confrontée, par la philosophie, au problème de la contingence en sciences (Meillassoux 2006 ; Badiou 2017), à l’historicisme subjectif des discours de vérité (Foucault 1969 ; Cassin 2012) et aux certitudes morales des régimes de vérité (Latour 2012 ; Fassin, Eideliman 2012). C’est à ce croisement que confiance et vérité forment une boucle, dont ce numéro thématique veut faire un couplage particulièrement heuristique pour comprendre de nombreux faits sociaux contemporains. Parmi les thématiques que les coordinateurs de l’appel souhaiteraient voir développées dans ce numéro, on notera les formes politiques et sociales d’articulation des liens de confiance dans le vivre ensemble ; le pluralisme et l’universalisme religieux ; les processus d’identification et d’affirmation subjectives de soi ; enfin la vérité scientifique. Cet ensemble ne constitue pas un patchwork échafaudé au hasard, dont l’enjeu serait de dire où est le vrai, ou pire de dresser une liste des épinglés au pilori du faux et du pseudo. Il s’agit au contraire d’une quadrature articulée et interdépendante (le politique, le spirituel, le subjectif et le savant) vis-à-vis de laquelle on tiendra une réflexion distanciée sur les processus de construction du vrai et la manière dont ils se nourrissent de rapports d’altérité.

À partir d’études de cas concrets, basés sur des recherches empiriques solides, les propositions pourront aborder les variations de l’articulation entre confiance et vérité. Les articles attendus peuvent s’insérer dans un des quatre champs :
- le politique et les modèles sociaux d’organisation ;
- le religieux, les concurrences et universalismes ;
- la production des subjectivités ;
- la science et la légitimité du savoir.
Tous les domaines et terrains d’investigations sont appréhendables, sans exclusion.
On pourra observer comment l’articulation confiance-vérités est au travail dans les situations de crises (économiques, sanitaires, migratoires, écologiques...) ; comment ces situations conjoncturelles, pourtant prévisibles, surprennent toujours dans leurs déclinaisons médiatico-politiques (fakenews, multiplication des savoirs experts...), religieuses (dissidences, hérésies...), scientifiques (positivismes, recherches du pseudo-...) et leur capacité à redéfinir les périmètres de la légitimité. On pourra interroger les zones grises entre « complotismes », « collapsologismes », utopismes, scepticismes, loyalismes. Les crises globales encore (écologiques, sanitaires...), impliquent une chute de confiance en l’humanité et l’occasion d’en blâmer l’irresponsabilité. S’ensuit le souhait de la déresponsabiliser totalement avec l’octroi de la légitimité à une autre instance (trans-humaniste, animaliste, gaïaiste...). Le post-humanisme peut dès lors devenir une coalition dressée contre l’homme, au profit d’une survie de la vie.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions de 4000 signes, blancs compris, doivent être envoyées avant le 30 novembre 2020 à l’adresse de la revue. Elles devront mentionner le titre de la proposition, le cadre théorique, les matériaux empiriques, terrains et méthodologie. Elles doivent également comporter une bibliographie (en dehors des 4000 signes) et une brève notice bio-bibliographique de l’/des auteur·es.
Si la proposition est acceptée, l’article sera remis avant le 15 mai 2021 pour une parution au premier semestre 2022.

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Appels à contributions

Journal des anthropologues, « Médiateurs et médiatrices globalisé·es : enjeux économiques, politiques, identitaires »

30 novembre 2020

Le Journal des anthropologues lance à un appel à contributions sur le thème : « Médiateurs et médiatrices globalisé·es : enjeux économiques, politiques, identitaires ».

Date limite de soumission des propositions : 30 novembre 2020

Thématique
Ce dossier s’attache aux circulations et transactions d’acteurs de changements sociaux au cœur des enjeux contemporains de la globalisation. Évoluant entre les marges et les centres, ces personnalités d’influence gravitent dans une pluralité de champs sociaux où elles se font l’écho d’injonctions morales ou normatives plus ou moins impératives, générant des tensions politiques et idéologiques parfois vives. Influenceurs sur Internet, icônes de la mode ou de la chanson, porte-paroles des luttes sociales, personnages religieux, artistiques, politiques ou encore scientifiques de renom : dotés de certaines formes de charisme ou d’autorité, ils bousculent les schémas établis, imposent de nouveaux langages, tissent des liens entre des acteurs économiques et moraux divers, et participent à des processus de coconstruction d’identités collectives, sociales, culturelles, professionnelles ou cognitives. Certains scientifiques se muent en passeurs promouvant leurs manières de faire de la recherche au sein de la communauté internationale ; dans le domaine religieux, des figures marquantes émergent, prédicateurs vedettes ou chefs spirituels, pour qui la ressource de pouvoir se réfère prioritairement à la foi comme étalon de légitimité. Par ailleurs, le champ artistique (musique, cinéma, théâtre, littérature, etc.) regorge de figures dont les influences, en contexte globalisé, induisent des crispations normatives, tout en motivant des dynamiques transformationnelles. Ces acteurs, nouveaux médiateurs et médiatrices dans un monde globalisé, sont en mesure, lorsque les conditions sont réunies, d’investir de nouvelles fonctions protestataires et tribuniciennes.

Au niveau méthodologique, nous accordons une importance aux articles qui rendent compte d’une démarche réflexive et reposent sur des matériaux de terrain. Sur ces bases, nous proposons trois angles d’analyse :
- 1/ Questionner les trajectoires, raisons d’agir et subjectivités des acteurs pour identifier les chemins qui mènent à leur engagement, et saisir la manière dont les ruptures biographiques et les compétences qu’ils ont acquises façonnent leurs pratiques, leurs représentations et leurs discours. En centrant l’analyse autour de ces individus, nous nous proposons de nous interroger sur l’esprit entrepreneurial qu’ils développent dans leurs stratégies de négociation, pour participer aux sphères du pouvoir et provoquer le changement social. En tirant un certain profit des circulations du capital à des fins individuelles et/ou collectives, comment contribuent-ils à déconstruire, consolider, contester ou à détourner certaines normes globalisées, à travers des dynamiques sociales plurielles et contradictoires ?
- 2/ Questionner les changements sociaux que donnent à penser ces figures d’influence : quelle part jouent la performance et la mise en scène dans les modes de réception du politique que portent ces individus ? Dans quelle mesure donnent-ils accès à une réappropriation sensible et incarnée du politique ? Comment cette personnification concoure-t-elle à réduire ces changements sociaux à des phénomènes identitaires, au risque d’occulter les enjeux de domination politique ? Et comment ces figures d’influence génèrent-elles des espoirs qui s’imposent à travers certains consensus moraux ou à travers des passions empêchant le débat critique sur les dynamiques sociales dont elles se font les représentantes ? A contrario, dans quels cas contribuent‐elles à rendre visible l’intolérable ?
- 3/ Questionner les allégeances partisanes et les rapports aux institutions politiques. Il s’agit de mettre au jour les liens de ces nouveaux médiateurs et médiatrices avec l’univers politique et la nature de leurs engagements dans des actions concrètes capables de peser sur lui. Cela nécessitera d’éclairer les relations entre les différents réseaux en compétition et les liens de loyauté à l’œuvre. Cet axe intègre l’analyse des formes de lobbying voire de diplomatie qui se jouent aux plans local, national et transnational ainsi que le capital symbolique dont disposent ces médiateurs grâce à leur insertion dans un vaste réseau interconnecté.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’articles comprendront un titre, un résumé entre 2 500 et 4 000 signes, et 5 mots-clefs. Elles mentionneront les noms et prénoms des auteur·es, leur statut et organisme de rattachement, ainsi que leur adresse électronique.
Elles seront adressées aux deux coordinatrices du dossier
Fatiha Kaoues et Kassia Aleksic, et à l’adresse mail de la revue, pour le 30 novembre 2020.

Calendrier
Réponse aux propositions d’article : 31 décembre 2020
Rendu des articles : février 2021
Rendu des articles retravaillés : juin 2021
Parution : novembre 2021

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Appels à contributions

Sociologies et Sociétés, « Une sociologie herméneutique ? »

11 décembre 2020

Pour un numéro thématique sous la direction de Jean-François Côté et de Johann Michel, la revue Sociologies et Sociétés lance un appel à contributions sur le thème « Une sociologie herméneutique ? ».

Date limite de proposition : 11 décembre 2020

Thématique
Les grandes orientations de la sociologie, sinon les fondements mêmes de la discipline, ont fait appel à un moment donné ou à un autre, et de manière explicite ou non, à l’interprétation de textes, philosophiques, religieux, juridiques. Marx n’a-t-il pas fondé son matérialisme dialectique sur l’interprétation du matérialisme antique, revu à la lumière des exigences scientifiques, et particulièrement du positivisme de son temps, renvoyant du même coup la religion à ses dérives opiacées ? Weber n’a-t-il pas, au contraire, orienté sa sociologie de la religion sur l’étude des textes théologiques, appliqués à une saisie de leur résonance économique, en forgeant son projet scientifique à l’écart de celui des sciences de la nature, en vue d’analyser la signification que les acteurs attribuent à leurs pratiques ? Durkheim n’a-t-il pas envisagé, à la fin de son œuvre et au- delà de ses avancées positivistes, la filiation du totémisme et de l’entreprise scientifique dans les catégorisations du monde que ces deux expressions permettaient ?

Ce numéro de Sociologie et sociétés voudrait non seulement interroger la place de l’herméneutique en sociologie, mais s’interroger ainsi plus radicalement encore sur la possibilité de définir une sociologie herméneutique : quelles sont les possibilités de développement de la discipline sociologique selon une orientation véritablement herméneutique ? S’agit-il ici d’ajouter une démarche herméneutique, pour ainsi dire concurrente, aux autres démarches (structuralisme, pragmatisme...) déjà en place dans la discipline, ou alors de considérer la complémentarité que l’herméneutique peut apporter à d’autres démarches sociologiques ? Que signifie une application systématique de l’herméneutique en sociologie ? Que peut-on attendre de l’emploi des principes herméneutiques appliqués à la sociologie ? Comment la place prise par l’herméneutique dans la philosophie contemporaine, du point de vue épistémologique et théorique en particulier, peut-elle rencontrer les exigences disciplinaires de la sociologie, principalement du point de vue analytique ? Ce sont là quelques-unes des questions que nous voulons poser dans le cadre de ce numéro de Sociologie et sociétés.

Modalités de soumission des propositions
La date limite pour l’envoi des propositions d’articles est le vendredi 11 décembre 2020.
La proposition de contribution doit comporter un titre, un résumé et une courte biographie (3,000 signes max., espace compris, soit approximativement 500 mots) et est à envoyer aux coordinateurs du numéro : Jean-François Côté et Johann Michel.

L’acceptation (ou le refus) des propositions sera renvoyée aux auteur·es avant le vendredi 15 janvier 2021. L’envoi des articles pour évaluation par les pairs doit se faire pour le vendredi 21 mai 2021.

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Appels à contributions

Gérontologie et société, « Société inclusive : discours, pratiques et controverses »

14 décembre 2020

Pour son numéro 167 à paraître en mars 2022, la revue Gérontologie et société lance un appel à contributions sur le thème : « Société inclusive : discours, pratiques et controverses ».

Date limite de soumission des articles : 14 décembre 2020

Thématique
Le récent rapport de Dominique Libault sur le Grand âge annonce qu’« un nouveau regard sur le grand âge est indispensable : inclusion et autonomie doivent être les maîtres mots ».
Tant au niveau français qu’international, nombreux sont les débats politiques et publics sur une société capable d’intégrer, de prendre en compte, d’inclure, l’ensemble de ses membres et notamment les publics plus âgés.
Ce numéro entend questionner les discours, les pratiques et les méthodes qui modèlent la quête d’une « société inclusive » ou l’injonction à une « société (plus ?) inclusive » pour le champ gérontologique. Il sera structuré autour de plusieurs axes :
- Axe 1. Construction(s) et déconstruction(s)
Ce premier axe invite à questionner le concept même de société inclusive et ses multiples déclinaisons : société bienveillante, accueillante, solidaire, amie des aînés… Existe-t-il un socle commun qui se décline dans l’ensemble des définitions ? Quels sont les enjeux et les acteurs qui portent ces définitions ? Quelles sont les tensions entre les grandes dimensions qui structurent l’inclusion (participation, solidarité, citoyenneté, déstigmatisation, sensibilisation, intergénérationnel…) ? Quelles sont les normes et la dimension prescriptive induites par la façon d’envisager ou au contraire de laisser de côté certains aspects ? Peut-on mettre en évidence des formes de défiance ou de résistance à la promotion de cette démarche ?
- Axe 2 : Au cœur de la société inclusive, des enjeux de citoyenneté et de participation sociale
L’objectif de cet axe est d’explorer l’une des spécificités de cette « société inclusive » contemporaine, à savoir la manière dont elle favoriserait, dans le discours et/ou dans les pratiques, la prise en compte réelle de « la parole des vieux ». Comment s’organise cette mobilisation et cette participation des personnes âgées au sein de la cité, quelle que soit leur condition sociale ou de santé ? Comment s’organisent les logiques de « co-construction » ? Que ce soit à domicile ou en établissement, comment, au-delà de la simple consultation, favoriser « l’autodétermination » réelle des personnes ?
- Axe 3 : Société inclusive : des réalités plurielles
Le dernier axe propose de saisir et d’analyser les expériences et les initiatives mises en œuvre, à des échelles et dans des domaines d’application variés (habitat, transports et lieux de tourisme, environnement social et physique, lieux de travail, activités culturelles ou sportives ou lutte contre les stéréotypes discriminants…). Quelles leçons peut-on tirer des variations transnationales d’une même notion ou d’un même référentiel d’action publique ? Quels acteurs se saisissent et soutiennent ces pratiques sur un territoire donné ? Comment ces pratiques redéfinissent-elles les rapports entre acteurs, que ce soit les représentations de l’État, la société civile ou encore, les personnes parlant en leur nom propre ? Comment évalue-t-on des pratiques inclusives ? Existe-t-il un risque qu’au nom de l’inclusion du plus grand nombre, les besoins spécifiques de certaines populations minoritaires soient négligés ? Que des dispositifs visant l’inclusion des uns entraineraient l’exclusion d’autres ?

Modalités de soumission des articles
Les propositions d’articles complets (en français ou en anglais) de 40 000 signes maximum, sont attendues au plus tard le 14 décembre 2020.
Elles sont à envoyer par mail à cette adresse et devront respecter les consignes aux auteurs.

L’appel à articles et toutes les informations sur Gérontologie et société sont également disponibles sur le site de la revue.

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Appels à contributions

Revue d’histoire des sciences humaines, « Les sciences humaines et sociales en Amérique latine, 1950-2020 »

15 décembre 2020

Pour un numéro thématique à paraître en 2022, la Revue d’histoire des sciences humaines lance un appel à contributions sur le thème : « Les sciences humaines et sociales en Amérique latine, 1950-2020 »

Date limite de soumission des propositions : 15 décembre 2020

Thématique
L’histoire des sciences humaines et sociales en Amérique Latine a donné lieu, notamment à partir des années 1990, à une littérature abondante, très majoritairement en langue espagnole. Cette historiographie constitue le contexte des acquis et des lacunes au regard duquel des questionnaires et des objets d’enquête peuvent être redéfinis, prolongés ou revisités. C’est l’objectif de ce prochain dossier de la Revue d’histoire des sciences humaines qui souhaite contribuer à explorer, dans une démarche résolument historienne, des voies d’un continent intellectuel dont il ne s’agit pas de poser le périmètre a priori.

Inscrites dans ce cadre général, que l’on veut spécialement attentif aux pratiques, aux lieux et aux acteurs, les contributions proposées pourront porter sur des thématiques comme celles esquissées dans ce qui précède, auxquelles on ajoutera, à titre indicatif :
- Le rôle des institutions et les processus d’institutionnalisation disciplinaire
- L’édition et les circuits de publication et de diffusion de la production scientifique
- La question des langues
- Les politiques de la recherche
- Les échanges.

Modalités de soumission des propositions
Des propositions d’article (3 000 signes maximum), en anglais, en français, en espagnol ou en portugais, sont à envoyer avant le 15 décembre 2020 à cette adresse.
Les articles seront ensuite à envoyer, à la même adresse électronique, avant le 15 juin 2021.
Le dossier paraîtra courant 2022. La revue publie des articles en anglais et en français, de 40 000 à 60 000 signes (espaces comprises).
Les consignes éditoriales sont disponibles sur le site de la revue.

Voir l’appel complet en ligne

Appels à contributions

¿Interrogations ?, « Suivre l’image et ses multiples états dans les collaborations arts/sciences »

31 décembre 2020

La revue pluridisciplinaire ¿Interrogations ? propose un appel à contributions, pour la rubrique thématique de son 34e numéro coordonnée par Mireille Diestchy et Maylis Sposito-Tourier, sur le thème : « Suivre l’image et ses multiples états dans les collaborations arts/sciences ».

Date limite de soumission des articles : 31 décembre 2020

Thématique
Les recherches dites “arts/science” sont aujourd’hui à l’honneur. Institutions et fondations invitent artistes et chercheurs à s’associer, articulant leurs objets et leurs démarches. Les collaborations se multiplient et, avec elles, les travaux les prenant pour objet d’étude. Ceux-ci s’intéressent à ce que produisent ces rencontres tout autant qu’aux écueils qu’elles ne parviennent pas à éviter.
Ce numéro souhaiterait poursuivre ces interrogations des démarches de collaboration par le biais des images. En effet, au centre de ces projets et rencontres, se trouvent bien souvent des images (photographies, dessins, vidéos) dont nous souhaiterions interroger le rôle. Si l’image se situe au croisement de la science, de l’art et de la politique (Bredekamp, 1996), elle nous semble aussi être l’endroit où s’articulent des regards disciplinaires différents. Il nous apparaît fructueux d’étudier comment chacun à sa manière les produit, s’en saisit et, peut-être, les transforme. En d’autres termes, nous invitons à suivre l’image et ses multiples états dans des démarches collaboratives de recherche et création. Nous faisons ainsi l’hypothèse qu’étudier le statut de ces images et leur possible traitement différencié est une manière d’interroger les collaborations transdisciplinaires, leurs objets et leurs ambitions, les variations de postures et brouillage de frontières qu’elles induisent. L’image est ainsi envisagée comme le lieu où se redessinent des compétences et des champs disciplinaires.
Nous esquissons ici quelques pistes de réflexion et d’analyse :
- Quelle place pour les images au sein des collaborations entre disciplines ? Qui les produit et comment ? Dans le cas d’une collaboration entre art et science, est-ce à l’artiste seul qu’il revient de produire des images ? Comment le chercheur s’en saisit-il et quel est son rôle dans cette production ? Ces démarches d’interdisciplinarité viennent remettre en question les rapports entre art et théorie et le statut de l’image s’en trouve déplacé. L’image n’est plus uniquement illustration ou application mais d’autres relations viennent s’y tisser.
- Quelle sont la nature et la fonction des images dans ces collaborations ? Ont-elles le statut d’œuvres, sont-elles considérées comme des données à traiter ou comme le traitement des données ? Ce statut fait-il l’objet de débats ? Les collaborations interdisciplinaires interrogent ainsi la place de l’esthétique dans la science. Ainsi Sylvaine Connord (2002) fait une différence entre une “belle” photographie, notamment pour ses informateurs, et une bonne photographie pour l’ethnologue, tout en soulignant que les caractéristiques de la “belle” photographie pour les informateurs informent le chercheur. Il s’agit ici de questionner la variété des supports et des fonctions de l’image. Sont-elles des matériaux bruts, une méthode de recueil, des preuves, le rendu d’une analyse ? Les différents acteurs s’entendent-ils sur le rôle des images, leurs disciplines pouvant induire divers usages ? Dans quelle mesure les collaborations interdisciplinaires contribuent-elles à produire des fictions “réalistes” ou des documentaires romancés, narrés ?
- Comment ces images contribuent-elles à questionner, subvertir ou renforcer des frontières disciplinaires ? Des tensions et conflits se nouent-ils sur le traitement de ces images ? Les acteurs sont-ils conduit à modifier leur appréhension, leur traitement des images, à rompre ainsi avec un cadre disciplinaire qui était le leur ? Ces éléments permettront de questionner par là-même l’écriture des images / par l’image dans les collaborations interdisciplinaires et de pointer des déplacements, des tensions. Ce numéro pourra nous permettre d’explorer l’hypothèse selon laquelle l’image travaille les frontières disciplinaires et peut obliger à œuvrer hors de sa discipline.

Modalités de soumission des articles
Les articles, rédigés aux normes de la revue, devront être envoyés avant le 31 décembre 2020 par email à Mireille Diestchy et Maylis Sposito-Tourier.
Ils ne doivent pas dépasser 50 000 signes (notes et espaces compris) et doivent être accompagnés d’un résumé et de cinq mots-clés en français et en anglais. Les droits de publication des images présentes dans les articles devront être garantis par les auteurs des articles (et ce, dès la soumission des articles). Les articles devront répondre aux normes de rédaction présentées en ligne.
Publication du numéro : juin 2022

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Appels à contributions

Simone de Beauvoir Studies, « Situer les masculinités »

1er mars 2021

Dans le cadre d’un numéro spécial avec pour rédacteurs invités Todd W. Reeser et Kaliane Ung, la revue Simone de Beauvoir Studies lance un appel à contributions sur le thème : « Situer les masculinités ».

Date limite de soumission des propositions : 1er mars 2021

Thématique
Nouvelle branche des études du genre, les Critical Studies on Men and Masculinities (CSMM) ou les études de la masculinité continuent d’être profondément nourries par la pensée féministe. Ce numéro spécial souhaite faire entrer le corpus et l’héritage de Beauvoir en conversation avec les études de la masculinité, en partant des axes de réflexion suivants :
- de quelle manière Beauvoir théorise-t-elle la masculinité des hommes ou des femmes ?
- Les hommes sont-ils « nés » hommes ou le deviennent-ils ?
- Qu’en est-il de la masculinité de Sartre ?
- Quelle est l’influence de Beauvoir sur les études de la masculinité ?
Nous accueillons également les travaux sur les études de la masculinité qui ne se penchent pas uniquement sur Beauvoir. Pour ce numéro spécial des Simone de Beauvoir Studies, à paraître en octobre 2021), nous acceptons des articles de 7000–8000 mots (en anglais ou en français) traitant de la question de la masculinité.

Modalités de soumission des articles
Les articles doivent être soumis à la revue sur la plateforme numérique en respectant les consignes aux auteur.trice.s. Tous les textes seront lus par des évaluateur.trice.s anonymes. Les articles non sélectionnés pour ce numéro pourront être considérés pour d’autres numéros à venir.

Plus d’informations sur la revue en ligne.

Appels à contributions

Criminologie, « Impacts de la COVID-19 sur les populations judiciarisées et vulnérables et sur les institutions de prise en charge »

15 avril 2021

Dans le cadre de la publication du numéro 55, qui paraîtra à l’automne 2022, la revue Criminologie lance un appel à contributions sur le thème des impacts de la COVID-19 sur les populations judiciarisées et vulnérables, ainsi que sur les institutions et les politiques de prise en charge de ces populations.

Date limite de soumission des propositions : 15 avril 2021

Thématique
La pandémie de la COVID-19 qui frappe la planète au printemps 2020 est un événement sans précédent, tant par l’étendue de personnes et des populations touchées, que par l’ampleur des mesures mobilisées afin d’en ralentir la progression. Cette crise se manifeste d’ailleurs sur plusieurs plans, témoignant dès lors de son caractère éminemment « total ».
Au-delà de ces enjeux plus généraux qui sont associés à la pandémie, on identifie aussi des enjeux plus spécifiques en ce qui concerne le domaine de la criminologie. Ces défis plus « criminologiques » peuvent être regroupés en trois principales rubriques :
- 1. les défis liés aux individus et populations vulnérables : le grand confinement instauré afin de limiter la propagation du virus se traduit trop souvent par une vulnérabilisation accrue des individus et des populations qui étaient déjà considérés à risque en matière de sécurité personnelle.
- 2. les défis liés à la prise en charge institutionnelle de ces individus : la pandémie représente aussi des défis importants pour les institutions du système pénal et du système de soins. La situation s’avère particulièrement critique dans les institutions carcérales, mais également dans d’autres établissements dans lesquels sont confinés de larges groupes d’individus (foyers de protection de l’enfance ou de placement de mineurs délinquants, centres de rétention des étrangers, hôpitaux psychiatriques, etc.).
- 3. les défis liés au maintien de la démocratie et de la justice sociale : la crise de la COVID-19 représente aussi des enjeux importants au niveau de la démocratie et de la justice sociale. Confrontés à la menace pandémique, certains gouvernements sont tentés de mettre en place des mesures d’urgence ayant un lourd potentiel liberticide. Au nom de la protection du plus grand nombre, on n’hésite plus à évoquer la légitimité de restreindre la liberté d’action des individus et à instaurer des mesures hautement intrusives en matière de vie privée (fichiers, applications visant à tracer les individus, usages de drones aux fins de surveillance de l’espace public, etc.).

L’objectif de ce numéro thématique de la revue Criminologie est de regrouper des contributions qui explorent les enjeux et les défis qui ont été soulevés par la crise de la COVID-19 dans le domaine de la criminologie, que ce soit au niveau des individus et des populations vulnérables, des mesures et des institutions appelées è répondre à ces situations de vulnérabilité, et des actions politiques mises en place dans ce contexte d’urgence pandémique.

Modalités de soumission des propositions
Pour proposer une contribution à ce numéro thématique, veuillez transmettre les noms, affiliations et coordonnées des auteur·es à Virginie Gautron ou à Bastien Quirion. La proposition doit également inclure un titre et un résumé en français de 250 à 500 mots. Afin de permettre aux auteur·es potentiels d’accumuler des données empiriques sur les impacts de la crise, nous octroyons aux auteurs jusqu’au 15 avril 2021 pour soumettre un résumé de leur proposition. Les auteur·es dont les propositions seront retenues auront ensuite jusqu’à l’automne 2021 pour soumettre une version complète de leur article.

Voir l’appel complet.

Appels à contributions

Nouvelles perspectives en sciences sociales, « Catégories socioprofessionnelles, mobilité sociale et professionnelle »

Pour un numéro à paraître en novembre 2021, la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales lance un appel à contributions sur le thème « Catégories socioprofessionnelles, mobilité sociale et professionnelle ».

Date limite de soumission des articles : mai 2021

Thématique
En sciences sociales, très souvent et parfois de façon quasiment naturelle, les travaux et publications prennent appui sur un ensemble de catégories, en particulier (mais pas uniquement) lorsqu’il s’agit d’enquêtes quantitatives. Parmi ces catégories, on retrouve la catégorie socioprofessionnelle.
La construction, l’évolution et l’usage de cette « variable » ont déjà fait l’objet de nombreuses publications et critiques. Dans le contexte plus récent, on peut dégager plusieurs tendances avec, d’un côté, un usage moins fréquent des catégories socioprofessionnelles, notamment par les instances qui ont participé activement à leur existence, et, de l’autre côté, des projets de construction d’une nomenclature européenne, voire mondiale, qui permettraient des comparaisons à des échelles beaucoup plus vastes et variées.

Cet appel à articles souhaite faire émerger des propositions originales et novatrices autour de la variable catégorie socioprofessionnelle, de son (més)usage, de ses intérêts et limites, notamment dans les travaux sur la mobilité professionnelle ou sociale.
Il est ouvert à des réflexions aussi bien théoriques que méthodologiques prenant appui sur des enquêtes contextualisées quantitatives ou qualitatives.
On pourra se questionner autour des thèmes les plus divers comme les suivants :
- Construction, déconstruction, reconstruction de catégories socioprofessionnelles
- La catégorie socioprofessionnelle dans les analyses longitudinales
- La catégorie socioprofessionnelle dans les travaux qualitatifs
- La catégorie socioprofessionnelle dans les comparaisons internationales ou européennes
- L’aspect hiérarchique ou non hiérarchique des catégories socioprofessionnelles
- La catégorie socioprofessionnelle dans l’étude de la mobilité sociale inter- générationnelle et/ou intra-générationnelle
- La catégorie socioprofessionnelle dans la comparaison entre mobilité sociale objective et mobilité sociale subjective
- La catégorie socioprofessionnelle comme variable explicative
- Catégorie socioprofessionnelle individuelle ou du ménage.
- Les catégories socioprofessionnelles selon le sexe, l’âge, la génération
- Catégories socioprofessionnelles et classes sociales.

Modalités de soumission des articles
Les auteur·es intéressé·es par cette problématique annonceront leur projet à Monique Dalud-Vincent et à Josette Debroux en mettant en copie Denis Martouzet. Les articles seront expédiés aux mêmes adresses au plus tard au mois de mai 2021. Ceux qui traverseront avec succès le processus d’évaluation par les pairs seront publiés dans le volume 17, numéro 1, de la revue, en novembre 2021.

Pour les consignes aux auteur·es, merci de se référer au guide de NPSS. La revue accepte les articles allant de 6 000 à 15 000 mots environ incluant la bibliographie, le résumé, les annexes et les notes de bas de page.

Voir l’appel complet.

Appels à contributions

Gérontologie et société, « La maltraitance envers les aînés : Définitions, action publique et expériences des acteurs »

1er juin 2021

Pour le numéro 168, coordonné par Marie Beaulieu et Françoise Le Borgne-Uguen, à paraître en juin 2022, la revue Gérontologie et société lance un appel à contribution sur le thème : « La maltraitance envers les aînés : Définitions, action publique et expériences des acteurs »

Date limite de soumission des propositions : 1er juin 2021

Thématique
Cet appel à textes, ouvert à des auteurs de divers pays et États du monde, s’appuie sur trois constats :
- a) la double absence de définition consensuelle et de mesure étalon (Yon et al., 2017) de la maltraitance qui découle en partie de la multitude des disciplines et des champs de pratiques concernés (droit, éthique, gérontologie, médecine, sciences infirmières, sciences politiques, sociologie, travail social, sciences de gestion et du management,...) ;
- b) la latitude des pays et États dans l’élaboration des politiques publiques et des dispositifs pour contrer la maltraitance, ce qui conduit à des approches ancrées historiquement et culturellement, donc difficilement comparables ;
- c) l’importance pour définir et comprendre le phénomène de tenir compte de la pluralité des acteurs sociaux, en mettant en avant l’expérience des aînés ayant vécu de la maltraitance, les associations d’aînés et de défense de droits qui portent cette cause, des proches ayant observé ou contribué à de la maltraitance, des bénévoles ou des intervenants contribuant à la maltraitance ou au développement, à l’implantation ou ayant eu recours aux dispositifs existants.

Trois axes composent cet appel à articles
- Axe 1 : Construction et déconstruction du concept de maltraitance envers les personnes aînées
Un premier ensemble d’articles traitera des définitions de la maltraitance envers les personnes aînées. De nombreux débats conceptuels sont encore à éclaircir puisque le concept de maltraitance n’a pas fait l’objet d’une critique rigoureuse (Harbison, 2016). Georgia Anetzberger (2018) identifie plusieurs approches pouvant être conjuguées pour poser le problème de la maltraitance envers les personnes aînées : problème social, santé publique, syndrome gériatrique, crime, violation des droits, violence familiale ou intraconjugale, lobby aîné. En somme, la maltraitance constitue à la fois un problème qui présente des dimensions interpersonnelles, sociales, juridiques, de santé, de relations institutionnelles et politiques et de citoyenneté. Chacune de ces approches va mener à une définition singulière de la maltraitance.
- Axe 2 : Politiques publiques et dispositifs nationaux de lutte contre la maltraitance
Près de deux décennies après l’adoption du Plan de Madrid par l’ONU, divers acteurs, dont l’Experte indépendante de l’ONU, constatent une diversité d’approches et de dispositifs mis en place qui reposent sur des degrés hétérogènes d’engagements publics. Chaque pays ou État élabore une réponse singulière face à la maltraitance envers les personnes aînées, ce qui suscite des interrogations sur l’émergence, le développement, l’implantation et l’évaluation de ces politiques et de ces dispositifs publics de lutte. Faut-il légiférer ou, autrement dit, quelle est la place des lois et règlements dans la lutte contre la maltraitance ? Y a-t-il eu des événements qui ont été des moments décisifs et ont accéléré la mise en place de politiques ou de dispositifs de lutte ? Quels sont les contenus des politiques publiques en vigueur (orientations, financement, lois ou règlements, médiations) et en quoi ces politiques façonnent-elles l’organisation des services ? Quels sont les publics auxquels elles sont destinées ? Désignent-elles des personnes aînées particulières à protéger : l’ensemble d’entre elles ou seules celles dites vulnérables ? Les politiques publiques permettent-elles de rendre compte aussi bien de la maltraitance à domicile et de la maltraitance dans les divers milieux de vie collectifs, notamment les établissements d’hébergement et de soins de longue durée ? Comment les orientations des politiques publiques et les pratiques qui en découlent sont-elles évaluées ?
- Axe 3 : Un retour sur les expériences et les interventions en situation de maltraitance
Une troisième dimension de la question de la maltraitance envers les personnes aînées porte sur les expériences de la maltraitance envisagées comme un moyen de croiser les savoirs, voire de saisir les controverses présentes. À la suite de dispositions légales, réglementaires, un certain nombre d’initiatives ont été mises en place dans différents contextes organisationnels. Si elles auront été décrites par les textes contribuant à l’axe 2, les contributions réunies dans l’axe 3 mettront en évidence les analyses de ces expériences, leurs effets sur les acteurs impliqués et les organisations concernées par la maltraitance (aînés, proches, représentants des aînés, professionnels du droit, de la santé, de l’action sociale, élus, militants, bénévoles, comités des usagers, etc.). Chercheurs et acteurs sont invités à s’exprimer, à partager leur expérience, à proposer des pistes pour enrichir les pratiques et politiques tant de prévention, de repérage que d’intervention directe dans les situations de maltraitance.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions attendues pourront provenir de toute discipline et de toute approche théorique. Les contributions étrangères ou dans une logique comparatiste sont les bienvenues. Les débats, controverses, ainsi que des contributions visant à rendre compte d’expérimentations réalisées et/ou à venir sont également attendus et pourront alimenter les rubriques « Perspectives et retours d’expériences » de la revue et quelques « Libre propos ».
Les contributions peuvent être soumises en français ou en anglais. Seuls les articles en français seront inclus dans la revue papier. Les articles en anglais figureront dans le sommaire et leurs résumés seront intégrés dans la version papier ; ils seront en accès en version électronique sur Cairn.

Les propositions d’article complet, en français ou en anglais (40 000 signes, espaces compris) accompagnées d’un titre et d’un résumé (250 mots maximum) sont attendues pour le 1er juin 2021 et doivent être envoyées à cette adresse.
Le comité de rédaction informe les auteurs de l’acceptation ou du refus de la proposition pour entrer dans le processus éditorial dans l’une des trois rubriques de la revue (« Articles originaux », « Perspectives et retours d’expériences », « Libres propos »). Les soumissions dans les rubriques « Articles originaux » et « Perspectives et retours d’expériences » sont ensuite expertisés en double aveugle par des relecteurs externes ; les articles proposés en « Libre propos » sont évalués par le comité de rédaction.
Les soumissions d’articles doivent impérativement s’inscrire dans l’une des trois rubriques de la revue et mentionner ce choix en première page.
Pour plus d’informations sur les rubriques, le processus éditorial et les grilles d’évaluation, merci de se référer au site de la revue.

Voir les consignes aux auteurs
Voir l’appel complet.

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